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ALEXANDRE (Arsène) . La Soeur de Pierrot .

ALEXANDRE (Arsène) . La Soeur de Pierrot .

SKU : 9500932
650,00 €Prix
Paris, Librairie Ch. Delagrave, 1893, in-8 (25 x 20 cm), percaline rouge, bords biseautés. Au premier plat, à l'or, en vignette, profil de Pierrot et de sa sœur Blanche (d'après la page de titre). Au second plat, écusson de l'éditeur à froid, au dos titre doré en long, tr. dorées (Paul Souze, graveur), 150-(2) pp. (H205) ¦Édition originale illustrée de 26 dessins par Adolphe Willette, dont 8 à pleine page, 9 têtes de chapitre (lune répétée deux fois), 8 culs-de-lampe (l'un répété trois fois), et une vignette page de titre.« Nous n'en sommes pas à faire ici l'éloge de M. Arsène Alexandre ; disons seulement que ce nouveau volume ne le cède en rien aux précédents. On suivra avec intérêt les péripéties de Pierrot, son entrée au lycée, plus tard ses débuts dans l'étude d'un huissier, la naissance de sa petite sœur Blanche qui devient peu à peu son ange gardien, pour ainsi dire, et dont la douceur et l'heureuse influence lui gagneront tous les cœurs. Au fond, et tout en étant un ouvrage destiné à la jeunesse, c'est une satire très spirituelle des travers et des ridicules de notre société, satire présentée avec tout le talent qui caractérise l'auteur. Les illustrations de Willette sont, comme toujours, aussi artistiques que spirituelles. »Arsène Alexandre (1859-1937), journaliste et littérateur, ancien inspecteur des beaux-arts, polygraphe, est lauteur dune Histoire de la peinture militaire en France (H. Laurens, 1889), dune Histoire de l'art décoratif du XVIe siècle à nos jours (1890), de L'Art du rire et de la caricature (Librairies-imprimeries réunies, 1892, couverture illustrée de Willette), et de nombreuses monographies consacrées à des artistes, des catalogues de vente, etc.Il écrit des livres pour enfants que Louis Morin illustre : Les Aventures de Piképikécomégram (Delagrave, 1891), Dansons la capucine (Delagrave, 1892), puis dautres pour Hachette, Librairies-imprimeries réunies (Catherine, Catherinette et Catarina, 1893, Ancienne Maison Quantin, May et Motteroz), la Société française d'éditions d'art (L.-Henry May), et, en plat historié, Les Fées en train de plaisir (Société d'édition et de librairie, ancienne librairie Furne, 1899).Nous avons déjà mentionné son livre, écrit avec Adolphe Tavernier, Le Guignol des Champs-Élysées (Delagrave, 1890, PH 30/580), publié dans la même collection et le même format que La Sœur de Pierrot. Ce format est celui dune collection similaire, publiée par la librairie Furne, Jouvet et Cie (voir Matthis, Les Deux Gaspards, 1887, PH 38/705, Morin, Le Cabaret du Puits-sans-vin, 1891, PH 37/693), toutes deux inspirées de la « collection Desbeaux », créée par la librairie Ducrocq en 1880, à la suite du succès du livre dÉmile Desbeaux, Le Jardin de Mademoiselle Jeanne, en 1880 (voir Miallier, Les Enfants de Louisette, Ducrocq, 1893, PH 39/719).Proche de Willette, Arsène Alexandre rédige en 1893 le catalogue de la Collection C. B., Catalogue de dessins et lithographies originales de cet artiste (vente du 28 avril 1893).Grand amateur de pierrots, Adolphe Willette (1857-1926) était lartiste idéal pour illustrer ce récit. Il a toujours été fasciné par ce personnage. En 1878, il fait partie de léphémère groupe des Hydropathes puis fréquente le cabaret La Grande Pinte (1878-1880) où il crée un spectacle où il soliloque déguisé en Pierrot. En 1882, il débute au journal Le Chat noir avec un dessin à plusieurs cases intitulé « Pierrot fumiste ». En 1883, il y publie « Pierrot samuse ». En 1885 Willette vient déguisé en Pierrot au premier « Bal Incohérent » dans la salle Vivienne, organisé par un ancien Hydropathe, Jules Lévy. « Cest dans un quadrilatère formé par la place Pigalle, LÉlysée Montmartre, la rue Véron et lAuberge du Clou que Willette va asseoir sa réputation montmartroise et son personnage de Pierrot. » (Laurent Bihl, « Adolphe Willette Chronobiographie », en ligne, 2014). En 1886, il expose au Salon La Veuve de Pierrot. Il réalise dinnombrables variations sur le thème : ses dessins ont pour thème Le duel des Pierrots (Le Courrier français, 17 avril 1887), LEnterrement de Pierrot (exposition de Willette, 1888), Pierrot assassin de sa femme (pantomime de Paul Margueritte, Théâtre Libre dAntoine, Revue illustrée, 1888).Dénommé le Pierrot de Montmartre, il dirige et illustre le journal littéraire satirique Le Pierrot de 1888 à 1889 (sa mise en faillite en 1891 ruine lartiste). Il publie Pauvre Pierrot, poèmes en images, recueil des planches du Chat noir et du Pierrot (Léon Vanier, 1888). Un « Banquet du Pierrot » a lieu à Noël 1888 à LAuberge du Clou pour les six mois du journal et en avril 1889 un « Bal costumé du Pierrot et de Pierrette » est organisé au Palais dhiver. En 1896, Willette est déguisé en pierrot noir, lors de la « vachalcade » quil organise à Montmartre, en tête de la Promenade de la Vache enragée, conduisant la troupe de pierrots et colombines (mai 1896). Le mythe de Pierrot est loccasion de conférences ou spectacles avec le mime Farina en 1904, 1911, 1912 (pantomime Pierrot jardinier), etc. Enfin, durant la guerre, il rédige Feu Pierrot, son livre de souvenirs (1919).Sur le thème de Pierrot, on consultera Jean de Palacio, Pierrot fin-de-siècle, ou Les métamorphoses d'un masque (1990).Exemplaire parfait.
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