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ALLERS (Christian Wilhelm) et HOCHE (Jules) . Notre tour du monde .

ALLERS (Christian Wilhelm) et HOCHE (Jules) . Notre tour du monde .

SKU : 9500169
950,00 €Prix
Paris, F. Juven, éditeur, [1899], gr. in-4 (41 x 31 cm), percaline aubergine. Premier plat vert et doré, orné d'un globe terrestre gaufré entouré d'une irradiation dorée circulaire et de six portraits en médaillon en creux (type de bédouin bischarin, p. 42 ; jeune fille tamile à Kandy, p. 72 ; un bengali de Singapore, p. 103 ; un mandarin chinois, p. 193 ; un enfant javanais, p. 113 ; Mlle Otane Midsuici de Kobé, p. 205), dans un encadrement végétal de style Art Nouveau, une frise de navires en tête, lettrines aux mots du titre. Second plat muet avec encadrement à froid, dos orné de motifs végétaux repris du plat et du titre en long avec ses lettrines, tr. dorées (Engel, relieur), (2)-231-(3) pp. ¦Édition originale française, traduite par Jules Hoche, enrichie de 226 illustrations, croquis, dessins et 16 planches h.-t. monochromes sous serpentes d'après nature, par Christian Wilhelm ALLERS. En Égypte. De Suez à Ceylan. Ceylan. Pondichéry-Madras. Singapore. Java. Le Siam et les Siamois. Hong-Kong et Canton. Shang-Haï et le Yang-Tsé-Kiang. Pékin et ses environs. Le Japon. A travers l'Amérique. L'édition allemande (1898) présente les mêmes motifs décoratifs sur le plat (globe, irradiations, frise, motifs végétaux) mais le contenu des médaillons n'est pas identique pour deux d'entre eux, et un troisième est déplacé. La présentation de l'édition française peut laisser croire que le journaliste et romancier Jules Hoche (1859-1926) est le co-auteur du texte, et qu'il aurait même fait le tour du monde avec l'illustrateur allemand. Il n'en est rien. Ce dernier est entièrement l'auteur du texte que Hoche, germaniste, ne fait que traduire. Auteur de Causes célèbres en Allemagnes (1888), d'un Bismarck intime (1898), de L'Empereur Guillaume II intime (1906), Hoche connaissait bien la civilisation allemande, dont il suivait également l'actualité d'Alsace-Lorraine. Il a traduit les mémoires de la princesse Louise de Saxe-Cobourg en 1906 et ceux de la princesse Racowitza en 1910. Le peintre et dessinateur allemand Christian Wilhelm Allers (1857-1915) fut également un grand voyageur. Il se fit connaître en 1888 en publiant un album de gravures, Club Eintracht, des scènes de la vie estivale en Allemagne. Il publie un ou deux albums de grand format par an durant une quinzaine d'années, tous avec une couverture à plat historié : albums sur Berlin, Capri, Naples, la Suisse, sur la vie théâtrale, sur les marins allemands, sur Bismarck, etc. En 1902, sa production d'albums s'interrompt car il est obligé de fuir Capri après une affaire de moeurs impliquant le fils de l'industriel Krupp (qui se suicide peu après) et où lui-même est poursuivi pour homosexualité. Il se réfugie à l'autre bout du monde, en Australie et dans le Pacifique, où il vit en dessinant des portraits, qu'il signe W. Andresen. Il revient à la déclaration de guerre dans sa patrie natale et meurt quelques mois après. C. W. Allers fait partie de ces globe-trotters de la fin du XIXe siècle, qui font le traditionnel voyage autour du monde (cf. Voyage d'une Suissesse autour du monde, par Cécilia von Rodt, Neuchâtel, 1904), ce périple étant facilité par l'organisation de lignes de paquebots régulières. Les choses ont bien changé en un quart de siècle, depuis que le baron de Hubner faisait sa Promenade autour du monde, en 1871 (cf. PH 11/222). Nous sommes maintenant à l'aube du tourisme de masse. Mais Allers n'est pas un touriste ordinaire. Son ouvrage est un témoignage illustré exceptionnel sur les escales et les pays visités. Allers s'attarde longuement à dessiner la vie qui anime les villes, et les habitants dans leurs activités quotidiennes. Il est un maître du croquis pris sur le vif et du portrait de rue. Très bon état général.
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