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AMERO (Constant). Miliza .

AMERO (Constant). Miliza .

SKU : 9500299
350,00 €Prix
Histoire d'hier. Paris, Flammarion, [1894], gr. in-8 (28 x 19 cm), percaline rouge, plats biseautés, premier plat orné d'un décor noir et or représentant l'héroïne saisissant un berceau portant un nourrisson qui dérive sur une rivière (scène du chap. I), le titre surmonté des armoiries de la Serbie et du Monténégro, encadré d'un listel noir et de filets dorés, second plat orné de motifs géométriques en noir, le dos décoré de caissons dorés séparés par des filets noir et or, tr. dorées (C. Blancheland, graveur ; Engel, relieur), 358-(2 ) pp. (H3*)¦Édition originale et premier tirage des illustrations de GERLIER. "Miliza est certainement un des plus beaux livres d'étrennes de cette année. C'est un récit très mouvementé où la légende se mêle à l'histoire et la poésie au roman. L'action se passe sur cette rive de l'Adriatique qui est déjà l'Orient. Constant Améro, un conteur aimé de la jeunesse, évoque en Miliza une radieuse figure, appartenant à cette grande famille slave que la Russie rallie autour d'elle ; une adorable enfant à qui l'a mour de la terre natale fait accomplir des prodiges de tendresse et de dévouement. Ce livre est des plus attrayants, plein de saveur et d'accent, et tel qu'on devrait l'attendre de l'écrivain distingué à qui l'Académie française attribuait récemment un pri x pour l'ensemble de ses oeuvres" (argumentaire de l'éditeur, décembre 1894). "Dans ce roman, plein de péripéties de toutes sortes, le personnage principal est, bien entendu, la petite Miliza, la fille cadette de Damian Savo, mort pendant l'insurrection, et la petite fille du joueur de guzla Stoïan Doïko, tribun populaire (...). C'est à elle que l'auteur a rattaché le vieux motif biblique, celui de l'enfant trouvé, d'origine inconnue et à qui il incombe de jouer un grand rôle. Dans le cas présent c'est Jan i dans lequel la petite patriote Miliza voit celui qui sauvera son peuple de la domination turque. Ce qu'on remarque en lisant ce roman qui rappelle les "contes roses pour la jeunesse", où la naïveté de la petite Miliza correspond à la naïveté du contenu e t de la narration, c'est que les pages qui contiennent des informations d'ordre ethno-géographiques, et surtout celles concernant les événements historiques, se détachent du reste. Ceci est valable aussi dans une certaine mesure, pour les pages consacrées à la poésie populaire. On sent dans tout cela la présence de quelqu'un d'autre et c'est avant tout celle de Charles Yriarte (en particulier le livre Bosnie et Herzégovine. Souvenirs de l'insurrection, dont le texte avait paru d'abord en revue [dans La R evue de famille]). Il faut noter qu'Améro est redevable aussi, notamment en ce qui concerne la poésie populaire serbe en général et les vers cités en particulier, à Élise Voïart et à Adolphe Avril, traducteurs renommés de cette poésie en français." (Mihai lo B. Pavlovic, Du regard au texte : anthologie de textes français sur les pays et les peuples yougoslaves, Belgrade, 1983, p. 247). Très tôt concerné par la question slave, Constant Améro, publiciste et romancier, né à Toulon (1832-1908), fut le fondat eur de la Revue franco-slave en 1857. La plupart de ses "ouvrages, destinés à la jeunesse, honnêtes en dépit de quelques passages un peu effrayants, instructifs et amusants, s'inspirent de la vie des peuples étrangers, de la géographie et des choses de l a mer, d'un sentiment un peu fataliste parfois" (Dict. de biogr. fr. [DBF], II, 630). Il commença par collaborer avec le littérateur suisse Victor Tissot pour une série de romans situés dans divers pays, Allemagne, Russie, Afrique, Amérique du Nord et du Sud, etc. Il publia seul Le Coq rouge : aventures de deux petites Parisiennes en Russie (1884), Le Tour de France d'un petit Parisien (1885), Un Robinson de dix ans (1892), etc. Sa femme Marie, était également romancière. Plat historié en parfait é tat. Exemplaire superbe.
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