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ASSOLLANT (Alfred) . François Bûchamor .

ASSOLLANT (Alfred) . François Bûchamor .

SKU : 9500993
450,00 €Prix
Paris, Librairie Charles Delagrave, 1897, gr. in-8 (28 x 213,5 cm), percaline grise, bords biseautés. Au premier plat, polychrome, au coin gauche, équipement militaire appendu à une branche de laurier (bicorne avec cocarde et plumet tricolore, épées, poignard, ceinture, etc. Au second plat, écusson de l'éditeur, en noir, au dos, noir et or, un grenadier saluant de son chapeau, tr. dorées, (8)-381-(3) pp. ¦Édition illustrée et premier tirage des 82 illustrations par Job, dont 4 hors-texte en couleur, 9 à pleine page, et 3 à double page. "Récits de la Vieille France". Première publication en 1874. Le livre sera réédité par Delagrave en 1910 dans une nouvelle présentation en 300 pp., format plus étroit (30,5 x 21 cm) et sans les quatre hors-texte en couleurs. Ce roman a charmé l'enfance de Jean Guitton, selon son témoignage (Journal 1952-1955, 1959, p. 118), en raison de sa thématique napoléonienne. Mais il n'est pas le récit le plus célèbre de son auteur, Alfred Assollant (ou Assolant, 1827-1886), comme l'explique Joseph Nou aillac : "Si les héros d'Erckmann-Chatrian ont fait oublier François Buchamor, soldat et paysan de la Creuse, la gloire du Capitaine Corcoran (1867) n'est pas encore ternie" (Histoire du Limousin et de la Marche, 1931). Avec ce dernier personnage, Assolant se pose en rival de Jules Verne dans le domaine du roman d'aventures, mais il est éclipsé par le cycle révolutionnaire d'Erckmann-Chatrian dans le domaine du roman historique. "Tandis que les mondes connus et inconnus sont explorés par des imaginations fécondes, Alfred Assolant choisit une voie nettement différente et donne avec Le Capitaine Corcoran un petit chef-d'oeuvre d'allant, de vie et d'action", dit Jean de Trigon (Histoire de la littérature enfantine, 1950). "Né à Aubusson en 1827, Assolant était un disciple d'Edmond About dont il hérita la foi républicaine et le culte des idées de 1848. Voltairien dans une partie de son oeuvre, il s'est efforcé de garder la neutralité dans ses romans destinés à la jeunesse", dont Montluc le rouge (1878) et François Buchamor, "attachante histoire de deux jeunes soldats qu'on suit depuis les campagnes de 1792 jusqu'à la prison de Zurich". "Normalien, professeur, journaliste, il est aussi romancier" dit Raymonde Bonnefous (Guide littéraire de la France, 1964), "d'une brillante imagination et d'une grande indépendance d'esprit" (R. Chatreix). Son roman Les Aventures du capitaine Corcoran est "toujours lu à l'école primaire" ajoute Maurice Robert (Mémoire et identité, 1991). Il fait partie, avec François Buchamor des deux livres à lire de son auteur (Aimé Souché, Quels livres faut-il avoir lu ? 1950), ce que des rééditions régulières permettent. "François Buchamor est un livre de lecture des plus intéressants, écrit avec le charme et l'humour qui distinguent toutes les productions de l'auteur, dit l'éditeur en 1874. M. Assollant avait eu principalement en vue dans cette remarquable composition les bibliothèques militaires ; mais son oeuvre a une portée plus étendue, et nous croyons que François Bu chamor est digne de figurer dans toutes les bibliothèques. Nous ne croyons pas que, comme livre de prix, on puisse trouver rien de plus attachant pour les jeunes gens. Ce livre se fait remarquer par les sentiments les plus élevés et les plus patriotiques" . Cette présentation nous rappelle que le roman a été écrit après la défaite de 1870, et qu'il était alors nécessaire de "remonter le moral" des lecteurs français, en particulier de la jeunesse, avec des histoires pleines d'entrain, situées dans des périodes glorieuses de l'histoire nationale. Il souligne aussi l'horizon d'attente de son lectorat : le livre de prix. Sur ce double plan, c'est une réussite complète, et l'édition illustrée par Job est accueillie avec un enthousiasme communicatif : Avec ce roman, "nous revivons les temps glorieux de Valmy et d'Iéna, et le coeur nous bat en suivant le glorieux et aventureux Va-Nu-Pied, à travers les épisodes divers de sa vie de soudard, aussi lorsque nous arrivons à la campagne de 1814, ce n'est pas seulement l' ancienne France que nous avons visitée, mais l'Europe entière : et l'Europe nous semble belle, car nous la voyons en vainqueurs." (La Nouvelle revue, 1897). "Sous forme de souvenirs bien personnels, simplement et rustiquement, François Buchamor nous rac onte les grandes batailles dont le hasard, ou plutôt l'imagination de M. Alfred Assollant, l'ont fait témoin. L'histoire ignore souvent le nom même de ces obscurs soldats qui, par leur sang-froid ou leur bravoure, sauvèrent toute une armée ; et eux-mêmes, s'ils lisaient plus tard dans un beau roman comme celui-ci, le simple récit de leurs exploits, seraient les premiers à s'étonner qu'on ait pu songer à en faire un livre. Mais ils admireraient certainement les magnifiques dessins de Job, surpris de revoir si pittoresques et si vrais, les uniformes, les scènes, les paysages, dont ils se souviennent vaguement." (La Revue de Paris, 1897). "Apprendre l'histoire en s'amusant et sans s'en apercevoir, écrit Le Correspondant (1905), courir entre deux paysans français à Valmy derrière Dumouriez, à Jemmapes, à Fleurus, à Wattignies... suivre l'armée de Sambre-et-Meuse, entrer à Zurich, défendre l'empire avec Napoléon après avoir sauvé la république avec Bonaparte, voilà de quoi tenter de jeunes esprits français e t de quoi assurer de nombreux lecteurs à ce livre, plein de gloire et plein de joie". Ces deux mots éclatent à chaque page du texte et à chacune des magnifiques compositions dont Job a orné le volume, qui semble avoir été écrit tout exprès pour lui permet tre de l'illustrer ! Exemplaire superbe.
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