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AUDSLEY (George Ashdown) & BOWES (James Lord) . La Céramique japonaise .

AUDSLEY (George Ashdown) & BOWES (James Lord) . La Céramique japonaise .

SKU : 9500642
900,00 €Prix
Paris, Librairie de Firmin-Didot et Cie, 1881, gr. in-8 (29 x 20 cm), percaline grise, bords biseautés. Au premier plat, paysage noir et or japonisant : lac, nénuphars, grenouille, oiseau, branche de cerisier en fleurs, à laquelle sont suspendus un vase et une bannière portant le titre ; décor se prolongeant au second plat (branche, oiseau, insecte, cigogne, d'après les pl. IX et X), soleil levant. Au dos, motifs décoratifs noir et or, dont un vase (pl. XI), des frises et les idéogrammes du Daï Nip-pon (le Grand Japon. p. 110), tête dorée (A. Souze, graveur (signé aux deux plats), A. Lenègre, relieur), 320 pp.¦Édition française illustrée de 32 hors-texte dont 16 en chromolithographie et 27 gravures in-texte, publiée sous la direction d'A. Racinet. Traduction de P. Louisy. "L'ouvrage que nous présentons aujourd'hui au public est la réduction des deux volumes in-folio, publiés sous le même titre en sept livraisons, de 1877 à 1879", parus simultanément en Angleterre et en France. "Toutes les planches y sont vraiment d'une richesse de couleur, d'une finesse de ton et d'une vivacité de relief auxquelles il faut rendre justice. Il y a là des vases, des potiches, des plats, des assiettes, des bols, des soucoupes et des tasses, aux formes élégantes, presque toujours, dans leur bizarrerie voulue, d'une profondeur et d'une intensité de coloration merveilleuses, qui donneraient aux plus indifférents l'envie de se faire collectionneurs si nous vivions dans un siècle où la bonne volonté pût suffire à ce coûteux emploi." (Revue des Deux Mondes, 1881). "Les arts du Japon, malgré la grande vogue dont ils jouissent maintenant dans le monde entier, nous sont encore bien peu connus, ainsi que le Japon lui-même, du reste", dit Louis Gonse (Gazette des Beaux Arts, 1882), qui publier a, en 1883, L'Art japonais, chez Quantin, un des premiers livres de synthèse sur le sujet (in-4, réédité de nombreuses fois en in-8, 1886, 1900, 1926, 2004). "Quelques amateurs européens, comme M. Henderson, en Angleterre, MM. Burty, Duret et de Goncourt , en France, quelques voyageurs ou négociants, comme M. Bing, ont poussé cependant leurs recherches assez loin pour qu'un coin du voile qui couvre cet horizon mystérieux laisse filtrer un rayon de lumière. Avec l'ardeur qu'on met à étudier le Japon, beauco up de questions obscures seront bientôt éclaircies. (...) L'ouvrage de MM. Audsley et Bowes, sans être définitif, est un précieux jalon posé pour tout un côté très important et particulièrement original des industries d'art au Japon. Les formes, les décors , les matières de la céramique japonaise sont d'une variété et d'un intérêt extraordinaires". Les Japonais ont "une verve et une fantaisie inépuisables, un goût merveilleux dans le décor, une distinction suprême dans le coloris ; ils ont toutes les audaces ; l'imprévu, le chatoyant les attirent. Ils sont les rois de la poterie. La matière n'est rien pour eux ; le décor est leur but unique. Aussi que de jouissances les poteries japonaises ne donnent-elles pas aux raffinés ! Leur défaut principal est d'effray er les collectionneurs par leur variété même. C'est un monde où l'on se perd ; c'est plus que cela : c'est l'infini !" (L. Gonse). Parmi les amateurs cités, notons en particulier Siegfried (dit Samuel) Bing (1838-1905), introducteur du japonisme en France à partir de 1875 et importateur d'objets extrême-orientaux dans sa galerie du 19, rue Chauchat. "Son intérêt pour les produits céramiques et sa connaissance du marché des arts décoratifs vont l'amener à contribuer à la folie des "japonaiseries" qui s'empa re de la France dans les années 1870 (...). Le japonisme, qui n'a cessé de croître dans la deuxième moitié des années 1870, atteint son apogée à l'Exposition universelle de Paris de 1878, où le Japon est exceptionnellement bien représenté" (Les Origines d e l'Art Nouveau, la maison Bing, 2004, pp. 16 et 17). Plus tard, Bing développe ses entreprises, ouvre d'autres magasins, édite la revue Le Japon artistique (1888-1891) et crée la galerie l'Art Nouveau (1895). Une photographie de 1899 le montre en compa gnie de Louis Gonse et sa famille, tous en kimono (p. 63). Pour une histoire complète de ce courant artistique, voir Siegfried Wichmann, Japonisme (1982). Ex-libris de la Bibliothèque du Cercle artistique et littéraire, 7, rue Volney. Bel exemplaire .
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