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BAZIN (René). Ma tante Giron.

BAZIN (René). Ma tante Giron.

SKU : 9500963
350,00 €Prix
Paris, Maison Alfred Mame et fils, [1927], gr. in-8 (30 x 21 cm), percaline bleu-gris. Au premier plat, polychrome, la tante Giron, à cheval montée en amazone, galopant sur une route bordée darbres ("Ma tante Giron savançait sur la route dAngers, au trot roulant de sa jument", p. 241). Second plat muet, au dos titre doré, tête dorée, (4)-271-(5) pp. ¦Édition illustrée de 31 compositions par Georges Dutriac, dont un frontispice, 17 à pleine page et 13 in-texte.Série 12 n°1246.Première édition : Retaux-Bray, 1886 ; rééd. Calmann-Lévy, 1891 ; Mame, 1909. Réédité en 2013 aux Editions Marivole, coll. Terroir classique.« Vers la trentaine, [Bazin] évoqua des paysages de son enfance dans un petit roman charmant et doux, Ma tante Giron, qui parut au Correspondant » [en 1885], précise La Semaine littéraire (1903).De ce romancier, né à Angers (1853-1932), membre de lAcadémie française (1903), peintre de la vie angevine comme ici, journaliste, historien, voyageur, nous avons déjà évoqué plusieurs œuvres des différents genres quil a illustrés.En 1909, le Polybiblion commente la nouvelle édition Mame de ce roman : « Nous ne saurions être trop reconnaissants à la maison Mame de nous donner cette année une aussi belle édition de Ma Tante Giron, de M. René Bazin ! Les illustrations de Dutriac sont de tous points charmantes et la reliure artistique en toile pleine est semblable à celle qui, lan dernier, revêtait si agréablement la Sarcelle bleue, du même auteur. Ma Tante Giron ne date pas dhier, mais quimporte ! Le sujet nest-il pas émouvant, délicieux ? Nous pourrions sans doute renvoyer nos lecteurs au compte rendu quen a fait autrefois notre collaborateur Firmin Boissin (Polybiblion davril 1886, t. XLV l, p. 313-314) ; mais cela est ancien déjà et tous nos lecteurs actuels ne possèdent pas ce volume déjà lointain de la collection de la Revue. Or donc, il nous a paru plus simple demprunter à ce compte rendu ses passages les plus saillants, qui feront bien connaître louvrage à ceux qui lignorent : « Il sagit pour la brave tante, écrivait alors notre regretté confrère (et elle sy emploie de son mieux), de faire cesser, par un bon mariage, le dépit amoureux qui existe, sans oser se produire, entre Jacques de Lucé et Marthe de Seigny. Ce nest rien, comme vous voyez. Mais que le cadre est donc joli ! que les accessoires sont donc attrayants ! M. René Bazin nous initie aux mœurs et aux superstitions des habitants du pays de Craon. Cette région a un caractère très original et nettement marqué. A voir lajonc qui pousse sur ses talus, la bruyère assez commune dans ses bois, ses pommiers et ses sarrasins en fleur, on dirait : cest la Bretagne. À voir ses hommes grands, robustes, aux types songeurs, on pourrait croire : cest la Vendée. Ni lune ni lautre. Cest le Craonnais. La grande propriété y domine, les traditions sy maintiennent, la famille sy conserve. Indépendant et fier, lhabitant ne reconnaît que lautorité paternelle et lautorité sacerdotale. Sous la Révolution, il fut le premier levé, mais aussi le plus irrégulier des soldats de la chouannerie. Parmi les types dessinés par M. René Bazin, deux surtout, en dehors de la tante Giron, se détachent avec un singulier relief : cest le curé de Marans, labbé Courtois, et le taupier Sébastien Luneau. Héros daventures invraisemblables, que lon rencontrait dans les chemins sans rabat ni chapeau, labbé Courtois jouait de la guimbarde, après dîner, et fumait la pipe comme un sapeur : ce qui ne lempêchait pas dêtre un saint. Quant à Luneau, son métier de taupier en faisait un personnage redouté, sinon redoutable… Et pourtant Sébastien Luneau était lêtre le plus inoffensif du monde. Encore un que la Tante Giron et le curé Courtois ramenèrent dans le droit chemin. À mentionner enfin, dans le roman de M. Bazin, des exploits cynégétiques et des dîners pantagruéliques dune franche et piquante saveur. » Pourquoi ajouterions-nous quoi que ce soit à cette jolie esquisse de ce joli roman ? »Le peintre et illustrateur Georges Dutriac (1866-1958) est un habitué des plats historiés, et notamment des œuvres du capitaine Danrit, neuf romans en tout dont six chez Flammarion en plat historié (voir « Dans latelier de Georges Dutriac, illustrateur populaire de laction et de laventure », Le Rocambole n°74, 2016) et de René Bazin chez Mame (Le Guide de lempereur, PH 14-262, La Sarcelle bleue, PH 14-278), mais aussi de Louis Bertrand (PH 14-276, 22-414) ou Augusta Latouche chez Delagrave (PH 41-753).Louvrage vaut aussi pour son magnifique plat historié équin, représentant une monture en amazone.Bel exemplaire.
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