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BAZIN (René) . Stéphanette .

BAZIN (René) . Stéphanette .

SKU : 9500172
350,00 €Prix
Tours, Alfred Mame et fils, éditeurs, 1897, gr. in-8 (28 x 22 cm), percaline rouge, bords biseautés. Premier plat portant le titre doré, avec une vignette grise représentant l'héroïne pénétrant dans le jardin de soeur Doctovée, un livre à la main (d'après l'ill. p. 77). Second plat orné du logo de l'éditeur (une tour à ses initiales AM), dos orné du titre en long, doré, tr. dorée, 156 pp. ¦Nouvelle édition illustrée de 24 compositions par Ernest VULLIEMIN, gravées par Victor DUTERTRE. D'origine suisse, VULLIEMIN (1862-1902) est un des artistes attitrés de Mame, pour qui il illustre Le Bateau-des-Sorcières de Gustave Toudouze (1899, cf. PH 79) et un second livre de René Bazin, Contes de Bonne Perrette (1900). Il travaille aussi pour la Revue Mame, qui accueille certains romans avant leur publication en volume. Il illustre ici le premier livre de René Bazin (1853-1932), que celui-ci signa Bernard Seigny en 1884. Le jeune romancier était alors professeur de droit à l'Université catholique d'Angers, ville où il situe le cadre de s on roman, à l'époque révolutionnaire. Bazin raconte : "Cette nouvelle est la première que j'ai écrite. Cela me reporte à quelque douze ans en arrière, à un certain déjeuner chez un ami, où M. de Mayol de Luppé, alors directeur de l'Union, me proposa, à m oi intimidé, balbutiant et heureux, de "m'ouvrir ses colonnes". J'écrivis - avec quel amour et quel soin, mon vieux manuscrit, vous êtes là pour le dire ! - l'histoire de Stéphanette, qui n'était pas tout inventée par moi, loin de là." (Avertissement de l' auteur, 1897). Le livre eut du succès et détermina la carrière d'écrivain de son auteur, dont l'oeuvre lui ouvrit les portes de l'Académie française, en 1903. L'ouvrage fut réédité à de nombreuses reprises par Mame, jusqu'en 1934, sous une couverture réno vée de HALLO. Après Stéphanette, Bazin était devenu, en quelques années, un maître du roman réaliste, qui trouva en Mame un de ses éditeurs de prédilection, avec Calmann-Lévy. En effet, à partir de 1897 et de l'édition de cet ouvrage, Mame édita et réédi ta sans relâche plusieurs oeuvres de Bazin dans différentes collections et présentations, lesquelles évoluaient au fil des années, donnant une centaine d'éditions différentes au total. Dès la parution de Stéphanette, les compliments plurent sur le jeune auteur : "Il était visible assurément", dit Monseigneur Vincent, "qu'un grand romancier et un maître écrivain s'annonçait là" (cité par Martine Dufossé, Les Bazin et la province de l'Anjou, 1977). "Mais comment une oeuvre, où la province était partout d es plus aimables, aurait-elle pu déplaire à celle-ci ? La suite se devine d'ailleurs aisément : René Bazin allait devenir le grand écrivain de toutes les familles traditionnelles et catholiques, qui retrouvaient dans son oeuvre leurs idées, sous la plume d 'un romancier valeureux." (id.). Ainsi, dans Stéphanette, Bazin "trouvait l'occasion d'affirmer son amour pour le Roi et de condamner les crimes de la Révolution", dit Louis Antoine (Un témoin de l'Église, René Bazin, 1959). En 1953, Henry Bordeaux sa lue le centenaire de la naissance de René Bazin, dans un article publié dans la Revue des Deux Mondes, recueilli ensuite dans son ouvrage Reconstructeurs et mainteneurs (Plon, 1954), aux côtés d'essais sur Balzac, Bourget, Lemaître, Barrès, etc. René Bazin a fait l'objet de nombreux ouvrages, comme René Bazin et son oeuvre romanesque par Abel Moreau (1934), René Bazin, l'homme et l'écrivain par Francis Vincent (1940), René Bazin et le problème social par Joffre Galarmeau (1968), etc. En 2000, un numéro de la revue Impacts, de l'Université catholique d'Angers, pose la question : Lire aujourd'hui René Bazin ? Les textes de ce numéro, étudiant les romans célèbres de Bazin comme La Terre qui meurt, Le Blé qui lève, Les Oberlé, ont été réunis sous la direction de Georges Cesbron et Christine Fontenau. Une partie est consacrée à la réception critique Outre-Atlantique, par Joseph Garreau, Bazin ayant notamment été très lu au Québec. A l'état de neuf.
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