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BELLET (Daniel). Les Dernières merveilles de la science.

BELLET (Daniel). Les Dernières merveilles de la science.

SKU : 9501429
950,00 €Prix
Paris, Garnier frères, libraires-éditeurs, [1899], in-4 (32 x 25 cm), percaline rouge. Au premier plat, polychrome, "L'examen du bras d'un enfant par la radiographie" (d'après le frontispice de Lasellaz), dans un encadrement de motifs végétaux polychromes. Au second plat, encadrement de motifs décoratifs noirs, rosace centrale, écoinçons végétaux, dos muet, tr. dorées (Paul Souze, graveur), 41-(3) pp. ¦Édition originale illustrée de 7 chromolithographies hors texte par G. Lasellaz, imprimées par R. Engelmann et de 21 illustrations en noir (gravures, dessins et photographies). Quinzième titre dune collection dalbums pour les enfants.Table : L'électricité et la lumière électrique (hors texte en couleurs : Un phare électrique dans la nuit). Les chemins de fer électriques (hors texte : Le chemin de fer électrique qui monte à la Jungfrau). Les rayons X (voir frontispice, L'examen du bras d'un enfant par la radiographie). Le téléphone (hors texte : Monsieur Graham Bell inaugurant la grande ligne téléphonique de Chicago). Le phonographe (hors texte : Une audition du phonographe Lioret). La photographie instantanée (hors texte : Comment tombe un chat, série de 9 vues). Kinétoscope et cinématographe (hors texte : Edison donnant une représentation de son grand Kinétoscope à projections).Les illustrations sont dues à Gustave François Lasellaz (1848-1910), connu comme peintre, élève de M. Lequien, qui expose aux salons de 1876 à 1907.A côté des savants traités de physique comme celui de Amédée Guillemin (1881-1885, 5 vols., PH 9/179) ou dÉmile Desbaux (Physique populaire, 1891, PH 12-236), il existe dautres livres de vulgarisation pédagogique ou dinitiation comme ceux de Gaston Bonnefont (Les Miettes de la science, 1893, PH 4/64), ou, pour les plus jeunes, la série de livres de découvertes du monde du même Émile Desbaux (la série des Pourquoi et des Parce que).A la fin du XIXe siècle, les découvertes techniques et scientifiques se succèdent à grande vitesse, rendant les ouvrages rapidement caducs ou incomplets. Lélectricité est lun des domaines où senchaînent les découvertes et où les progrès sont les plus spectaculaires. La comparaison des deux livres de Georges Dary, écrits à vingt ans dintervalle, est éloquente pour mesurer les étapes parcourues : Tout par lélectricité (1883, PH 30/568) laisse la place à A travers lélectricité (1903, 8/150), un des premiers titres de la collection scientifique Vuibert et Nony. Ces progrès se mesurent aussi à loccasion des expositions universelles : entre celle de 1889 (PH 9/173) et celle de 1900 (PH 9/174), lélectricité devient maîtresse du monde, comme le constate Gaston Bonnefont en intitulant son livre Le Règne de lélectricité (1895, PH 27/505 et 30/566).Le livre de Daniel Bellet paraît précisément pour les étrennes 1900, fin 1899. Lauteur a le souci de rendre compte des inventions techniques les plus récentes, électricité, rayons X, téléphone, phonographe, cinématographe, et de les présenter aux plus jeunes. Ces inventions et découvertes sensationnelles, passionnaient le public pour lesquelles elles avaient un caractère « merveilleux » : les commentateurs décrivaient la science moderne comme une succession de merveilles, destinées à remplacer le merveilleux ancien (contes et légendes, miracles, mythes, religions) par un merveilleux scientifique censé être lapanage de la modernité.Quoi de plus merveilleux que de voir à travers le corps grâce aux rayons X ? Lélectricité nest-elle pas une puissance merveilleuse et mystérieuse, fabuleuse par ses effets et dans ses applications, parmi lesquelles la force motrice appliquée aux transports par chemin de fer ? Le téléphone, ou la parole à distance, est un autre miracle moderne, tout comme lenregistrement des sons et leur restitution par le phonographe. La photographie permettant de conserver les images fugitives du passé ou de moments fugaces est également un miracle technique, de même que le cinématographe, qui capture et restitue le mouvement, en une succession dimages animées.Économiste et journaliste, Daniel Bellet (1864-1917) a publié de nombreux livres de vulgarisation technique et scientifique, dont le premier paraît en 1893 (Les Grands ports maritimes de commerce). Ce livre est le second quil publie et Garnier en réalise une version espagnole simultanée, Las Ultimas Maravillas de la ciencia (1899). Cest surtout à partir de 1902 que sa production se développe, notamment chez Hachette qui devient son éditeur principal (Promenades amusantes à travers la science, 1905 ; Les Merveilles de la nature et de l'industrie, 1909, Dans le royaume des machines, 1912, Dernières Inventions. Dernières Découvertes, 1912, etc.). Pour Hachette, il met à jour des dernières inventions des ouvrages classiques de Louis Figuier (Le savant du foyer : notions scientifiques sur les objets usuels de la vie) et Gaston Tissandier (Causeries d'un savant). En 1915-1917, il publie plusieurs livres sur la guerre en cours, dont La Guerre moderne et ses nouveaux procédés, avec Will Darvillé (1916, PH 25/472), très documenté.Le livre est publié dans une collection enfantine, dont il est lun des plus beaux fleurons. La collection dAlbums pour les enfants de Garnier a été inaugurée en 1879 avec Je saurai lire, suivi de Je sais lire (PH 42/768), devenus des classiques de la lecture enfantine jusquau milieu du XXe siècle. Le troisième volume est Petit voyage en France (1880, PH 28/536), tous trois signés « par un Papa ». Elle comprend 18 volumes en 1908.Fait surprenant, jusquà une date récente, aucun de ces titres ne se trouve conservé à la Bibliothèque nationale de France ! Celle-ci a acquis un exemplaire du livre de Bellet en 2016. Très bel album, rare et recherché pour son sujet et ses chromolithographies, dans un état resplendissant.Exemplaire somptueux.
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