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BELLOY (Auguste de) . Christophe Colomb et la découverte du Nouveau Monde .

BELLOY (Auguste de) . Christophe Colomb et la découverte du Nouveau Monde .

SKU : 9501646
450,00 €Prix
Paris, Librairie Ducrocq, [1889], in-8 carré (25,5 x 21 cm), percaline rouge, bords biseautés. Au premier plat, noir, or et argent, portrait en pied de Christophe Colomb (ill. p. 217). Au second plat, encadrements de filets noirs avec écoinçons floraux et fer central, au dos, motif au papyrus, tr. dorées (A. Souze, graveur), 254-(2) pp. ¦Édition illustrée de 53 compositions et gravures par Léopold Flameng, dont un frontispice et 5 hors texte sous serpentes, 29 à pleine page et 18 in-texte.Première édition, E. Ducrocq, 1864, illustrée par Flameng (1831-1911). Christophe Colomb (1451-1506), le « révélateur du globe » comme le nomme Léon Bloy, est le sujet de plusieurs plats historiés superbes : Christophe Colomb par Roselly de Lorgues (Victor Palmé, 1879, PH 15-297), Christophe Colomb par Antoine Ricard (Mame, 1891, PH 23-451), ainsi que Les Grandes infortunes par Pierre Anselme Changeur et Alfred Spont (A. Hatier, 1890, PH 34-642) dont la couverture illustre le tragique revers de fortune qui atteignit le grand navigateur, représenté enchaîné sur le pont de son navire qui le ramène en Espagne, au cours de son troisième voyage (1500).Louvrage du marquis de Belloy (1815-1871) écrivain, poète et traducteur du latin, a fait lobjet de comptes rendus détaillés :« Le récit de la découverte du Nouveau Monde, entrepris par M. Auguste de Belloy sous ce titre : Christophe Colomb, est un de ces sujets qui tentent les historiens et les poëtes. Ce récit, il a déjà été fait et bien souvent ; mais il reste toujours à faire, parce qu'il en est peu qui parlent autant que celui-là à l'imagination. Des aventuriers, conduits par un homme de génie, et partant d'un port de la vieille Europe pour aller à la découverte et à la conquête d'un continent ! On les suit à travers l'Océan, on partage leurs périls, leur enthousiasme, leur désespoir. On prend part à toutes ces scènes préliminaires, à toutes ces aventures qui doivent aboutir à l'événement le plus immense des temps modernes. M. Auguste de Belloy ne s'est pas contenté de suivre ses devanciers. De sa nature, il n'aime guère les chemins frayés. Pour peu qu'à côté, ou même un peu loin de la grande route, il y ait un petit sentier, non encore foulé, on peut être certain qu'il s'y jettera sans trop s'embarrasser des cailloux ni des broussailles. Il a donc laissé de côté tous les récits antérieurs, et il a été tout droit aux sources, compulsant, cherchant et trouvant, si bien que, dans son livre, il redresse bien des inexactitudes et des erreurs. M. de Belloy joint à l'érudition une qualité qui n'est point à dédaigner : il sait le grand art d'écrire, il en possède toutes les finesses et toutes les grâces, et c'est pourquoi son Christophe Colomb survivra aux jours éphémères du 1er janvier. Quand le temps des étrennes sera passé, il restera toujours un beau et bon livre. » (LIllustration n°1136, 3 décembre 1864, p. 359-360).Le livre a fait lobjet dun long article dans la Revue britannique (1864, p. 473-485) où Antoine de Latour écrit : « M. de Belloy a pris Colomb au sérieux. Seulement son livre est moins une histoire proprement dite qu'un généreux discours où le grand Génois nous est montré ébauchant dans l'ombre, murissant dans la prière et dans l'étude son vaste dessein, le portant avec lui de mer en mer, de cour en cour, de royaume en royaume, amené par la Providence, qui se sert pour cela d'un simple moine, aux pieds d'Isabelle la Catholique, trouvant dans cette grande reine un génie digne du sien, une âme à la hauteur de la sienne, soulevé par cette main puissante au-dessus des obstacles que lui suscitent la médiocrité ou l'envie, passant serein et confiant à travers les ténèbres et les orages d'un océan inconnu, mettant le pied sur ce monde qu'il rend à Dieu et donne à Isabelle et à l'Espagne, portant avec aisance au retour ce titre de grand amiral des Indes sous lequel il semblait fléchir au départ ; puis méconnu, persécuté, chargé de fers, répondant par de nouvelles découvertes à ses calomniateurs, accablant d'empires et de royaumes des souverains qui, pour les défendre, ont besoin du prestige de sa présence, mourant enfin dans une auberge, sans que cette nouvelle émeuve ce monde dont il a reculé les limites. Les obscurs et difficiles commencements, la lutte ardente, la victoire éclatante, l'ingratitude navrante, une mort ignorée comme le berceau et le définitif triomphe dans, l'histoire, ce sont ces phases nécessaires de la vie de tout bienfaiteur de l'humanité que M. de Belloy a pris à tâche de mettre en lumière, à quoi il a noblement réussi (…) Le dessinateur est digne de l'écrivain. Ses compositions ont de la largeur, de la vérité, de l'éclat. Plusieurs sont de petits tableaux achevés, et le mélange des bois et des eaux-fortes n'a rien de discordant. C'est comme une seconde biographie qui va côte à côte avec la première, et chacune prête à l'autre une part de sa lumière et de son intérêt. »Le graveur et dessinateur Léopold Flameng (1831-1911, père du peintre François Flameng) a illustré en collaboration de nombreux plats historiés (Mame, Plon, Ducrocq). Pour ce dernier éditeur, il illustre seul ceux dAimé Giron, Le Sabot de Noël (Ducrocq, 1889, PH 24-461) et de M. de Lescure (Jeanne Darc, lhéroïne de la France, Ducrocq, 1894, PH 47-837).Très bel exemplaire.
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