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BOURASSE (Jean-Jacques). Les plus belles églises du monde .

BOURASSE (Jean-Jacques). Les plus belles églises du monde .

SKU : 9501359
350,00 €Prix
Tours, Alfred Mame et fils, éditeurs, 1885, 5e édition, in-8 (25 x 17 cm), percaline bleue. Au premier plat, noir et or, la Basilique Saint-Pierre de Rome (en haut, p. 54), Notre-Dame de Chartres (à gauche, p. 178), en partie masqués par un ange doré écrivant dans un livre posé sur le cartouche du titre, en bas, frise de colonnes soutenant le cartouche. Au second plat, encadrement de filets noirs, au dos, encadrement de style gothique avec en bas, un pignon entouré de flèches montées sur des colonnades, tr. dorées (A. Souze, graveur, double signature, en noir et en doré), 480 pp.¦Notices historiques et archéologiques sur les temples les plus célèbres de la chrétienté.Édition illustrée de 32 dessins d'après Karl Girardet et de 2 plans.1re éd. 1857 avec un premier plat décoré « à la cathédrale » (en plusieurs variantes) ; rééditions en 1861, 1867, 1875 au format gr. in-8.En 1861, lauteur publie Les Plus belles cathédrales de France, dans le même esprit, réédité de nombreuses fois jusquen 1912. Historien et archéologue, labbé Jean-Jacques Bourassé (1813-1872) est lauteur Mame par excellence, directeur de collection, éditeur et écrivain. Les Châteaux historiques de France (édité de 1864 à 1901) est lun de ses classiques. Dans sa préface, lauteur écrit : « Depuis Constantin le Grand jusqu'à Pie IX, dans tous les pays soumis à l'empire de la Croix, l'art, inspiré par la foi religieuse, a créé mille œuvres sublimes ou charmantes, dont les dimensions, non moins que l'élégance et l'originalité, exciteront à jamais la surprise et l'admiration. Dans les contrées sauvages où les aigles romaines, malgré la puissance de leur vol, n'ont pu parvenir, où le génie antique n'a exercé aucune influence, se dressent ces immenses cathédrales, merveilles des âges de foi, dont les voûtes légères s'élancent à des hauteurs prodigieuses, dont les flèches vont se perdre dans les nues, et porter le signe de la rédemption jusque dans la région où se forment les orages. Au sein des moindres villages, au fond des solitudes peuplées d'abord et défrichées par d'humbles moines, des églises superbes attestent la vigueur et la fécondité du génie chrétien. Sainte-Sophie de Constantinople ; Saint-Marc de Venise ; Saint-Pierre de Rome et de Cologne ; Notre-Dame de Florence, de Milan, de Chartres, d'Amiens, de Reims, de Paris, d'Anvers et de Burgos ; Saint-É tienne de Bourges ; les cathédrales de Cantorbéry, d'York, de Lincoln, de Salisbury ; les abbatiales de Saint-Ouen, de Saint-Denis, de Westminster ; les clochers de Saint-Étienne de Vienne, de Strasbourg et de Fribourg en Brisgau, quels monuments ! Et combien sommes-nous obligé d'en passer sous silence ! Pour avoir une juste idée du mouvement et du progrès imprimés par la religion à l'art de bâtir, qu'on se rappelle qu'en France, avant la révolution de 1793, il y avait trente mille églises, quinze cents abbayes, huit mille cinq cents chapelles, deux mille huit cents prieurés, un million sept cent mille clochers, sans compter les monastères, les palais épiscopaux et les Hôtels-Dieu. En Espagne, il y a plus de soixante-dix mille grandes églises : il n'y en eut pas moins de dix mille élevées sous le règne de don Jaime Ier, roi d'Aragon. »« Nous devons ajouter ici que tous les arts sont tributaires de l'architecture. Lorsque celle-ci est en progrès, ils suivent la même marche, sinon à pas égaux, du moins de près. Cette observation a été faite depuis longtemps. Elle n'a rien qui doive étonner, quand on se souvient que jadis les plus fameux architectes furent également peintres ou sculpteurs, quelquefois les deux ensemble. Lorsqu'un de ces artistes éminents, dont les vastes connaissances venaient en aide au génie, concevait le plan d'un édifice sacré, il en traçait la décoration en même temps que l'ordonnance et les proportions générales ; s'il n'exécutait pas les ornements de sa propre main, il en arrêtait le choix, et déterminait l'ensemble et les détails principaux. Ainsi s'explique l'harmonie qui brille dans les monuments religieux du moyen âge : une seule et même pensée règne dans toutes les parties de l'édifice. Tous nos architectes ne furent pas des Michel-Anges ou des Raphaëls; mais tous savaient manier avec adresse l'équerre de l'architecte, le pinceau du peintre ou le ciseau du sculpteur : c'étaient les maîtres des œuvres de pierre vive ; ils s'appelaient modestement tailleurs de pierre. « A une époque où le moyen âge était presque entièrement ignoré, on s'était persuadé que l'art était tombé dans un complet oubli : de là des déclamations contre l'Église, qui dominait alors. Il semblait qu'il y eût dans l'histoire de l'art une lacune de huit siècles au moins. Depuis la prise de Rome par les barbares jusqu'à Cimabue et Giotto, on se figurait que le champ des beaux-arts avait été frappé de stérilité faute de culture. C'était une erreur et une injustice. Il a suffi de mieux connaître ces temps réputés grossiers pour être convaincu qu'alors, comme aujourd'hui, l'amour des arts avait charmé de nobles cœurs. Les artistes italiens, français, allemands, entre le VIe et le XIIe siècle, ne se contentaient pas d'orner les manuscrits de fraîches et délicates miniatures ; ils couvraient d'images pieuses ou historiques, soit de peintures à l'encaustique, soit de fresques ou de mosaïques, les murs, les colonnes, les voûtes, les plafonds, le sol des églises, des palais, et même des dortoirs et des réfectoires. Quelques-unes de ces compositions naïves ont été épargnées par les siècles et sont arrivées jusqu'à nous. On y remarque une science assez avancée du coloris, le respect des traditions de l'iconographie, et une espèce de timidité qui n'est pas sans intérêt. »Lauteur conclut : « Nous aurons atteint notre but si la contemplation des merveilles de l'art chrétien, resplendissant dans nos églises, qui sont le vestibule du paradis, éveille en nous la pensée du ciel, et enflamme de plus en plus nos désirs et nos espérances pour notre véritable patrie. »Existe aussi en rouge.Bel exemplaire.
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