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BURNETT (Frances Hodgson) . Le Petit Lord .

BURNETT (Frances Hodgson) . Le Petit Lord .

SKU : 9500201
250,00 €Prix
Paris, Librairie Delagrave, 1935, 14e édition, gr. in-8 (28 x 19 cm), percaline verte. Premier plat noir et or d'après la p. 141 (reprise en p. de titre), "L'enfant s'installa devant la table", le dogue Dougal à ses pieds. Second plat muet, vignette au dos illustrant la course entre le petit lord et Billy (p. 45), tête orange (Paul Souze, graveur), 299-(1) pp. ¦Édition illustrée de 26 dessins in et hors-texte par A. Birch.Adapté de l'anglais par Eudoxie Dupuis (première publication française dans Saint-Nicolas en 1887, puis en volume en 1888). « Parmi les nouveautés de cette année », dit la Revue Bleue (1887), « Le Petit lord, [...] est un des livres les mieux conçus et les plus intéressants qui puissent être mis entre les mains de la jeunesse. Le héros du récit est un aimable et spirituel enfant de dix ans, né à New-York où il vit avec sa mère et qui se trouve être l'unique héritier d'une pairie d'Angleterre. Son grand-père, le terrible comte Dorincourt, s'est décidé à le mander auprès de lui, malgré son aversion pour tout ce qui vient d'Amérique et à l'accepter sans enthousiasme, d'ailleurs, comme le successeur de son nom et de sa fortune. Mais le petit garçon qui sait par sa gentillesse, sa bonté et son ingénuité se faire adorer de tous ceux qui l'entourent, force presque inconsciemment le vieillard à l'aimer ; il le captive à la fois par sa naïveté enfantine et par son aplomb de jeune Yankee, et il le fait chérir de ses tenanciers auxquels il avait inspiré jusqu'alors beaucoup plus de terreur que de respect et d'affection. L'enfance du petit lord à New-York, ses relations avec l'épicier Hobbes et avec Dick le décrotteur, sa traversée, son installation au milieu de grandeurs inattendues, et l'influence qu'il prend graduellement sur son aïeul donnent au récit un attrait sans cesse renouvelé. La sympathie qui s'attache aux principaux personnages, l'imprévu et la variété des détails, la gaieté qui se mêle à la plupart des incidents tiendront le lecteur en haleine d'un bout à l'autre du roman. » C'est une des lectures d'enfance favorite de Mauriac : « Je lisais, je relisais indéfiniment les histoires du Saint-Nicolas qui me paraissaient les plus merveilleuses, ainsi Le Petit Lord Fauntleroy et Sans famille d'Hector Malot" (Souvenirs retrouvés). « Nous avions prêté l'année 87 du Saint-Nicolas à un camarade qui avait la scarlatine, et notre mère, par prudence, garda longtemps le recueil dans son armoire. Je me souviens des descriptions que mes frères me faisaient de cette année 87 encore ignorée de moi : ils m'en parlaient comme d'un pays fabuleux dont je ne pouvais imaginer les merveilles. Lorsqu'il ne fut donné enfin d'y pénétrer, je ne fus pas déçu : elle contenait, entre beaucoup d'autres, l'histoire du petit lord Fauntleroy, avec cette image que je vois encore du petit lord dans les bras de sa mère, et la légende que je ne pouvais lire sans pleurer : « Oui, elle avait toujours été sa meilleure, sa plus tendre amie » [ill. p. 113] (Mauriac, D'autres et moi, 1967).Mauriac avait utilisé ce souvenir dans son roman Plongées (1938) où son héros Frontenac relate la persécution d'un camarade, Jean de Blaye, traité de fille : « Les longues boucles du petit Jean de Blaye le vouaient à cette persécution. Ses boucles étaient odieuses à nos crânes tondus. Moi seul je les admirais, mais en secret, beaucoup parce qu'elles me rappelaient celles du petit lord Fauntleroy dont j'adorais l'histoire telle qu'elle avait paru dans le Saint-Nicolas de 1887 » (Mauriac cite à plusieurs reprises cette revue enfantine dans ses œuvres, par exemple dans Le Mal, 1935, Pléiade, tome I, p. 720). Le Petit Lord est l'un des classiques de l'enfance, « cousin américain du Petit Trott d'André Lichtenberger », dit François Rivière : « Un enfant idéalisé jusqu'à l'idolâtrie, tel apparaît Cedric Errol, le Petit Lord Fauntleroy imaginé en 1886 par la romancière anglaise Frances Hodgson Burnett, également auteur de La Petite Princesse et du Jardin secret. Son roman, bientôt promu au rang de best-seller international, confirmait une tendance de la littérature enfantine apparue dans la seconde partie du XIXe siècle à exagérer l'innocence des jeunes créatures. Le héros de Mrs Burnett, pour invraisemblable qu'il soit, n'en est pas moins très attachant et lorsque, au début des années 1930, la MGM engagea l'acteur-enfant Freddy Bartholomew, fils d'un couple de petits-bourgeois anglais, pour l'incarner, la fascination fut à son comble. Le jeune comédien avait déjà été à l'écran David Copperfield et la mascotte de Capitaines Courageux d'après Kipling. Les petits Américains adorèrent ses boucles brunes et son petit nez pointu, et ne lui tinrent pas rigueur de ses exaspérantes mignardises. Mais ce serait faire injure au Petit Lord du roman que d'oublier l'un des traits éminents de son caractère : l'indéfectible amitié qui le lie, par-delà les exigences de sa nouvelle vie, à l'épicier Hobbs et à Dick le décrotteur. C'est d'ailleurs ce qui finit par rendre inoubliable cette figure improbable de héros victorien, souvent revisitée et soumise à l'inspiration d'innombrables dessinateurs. » (Le Livre des livres pour enfants, 2008). A. Birch est en fait Reginald Bathurst Birch (1856-1943), le premier d'entre eux, américain, qui illustra la publication originale du roman dans le Saint-Nicholas à New York, qu'Eudoxie Dupuis a adapté pour l'édition française (sur E. Dupuis, voir la notice PH 15/284). Birch « n'utilisait de modèles que pour ses croquis, reprenant toute liberté dans la phase d'exécution à l'encre : d'où la spontanéité de son style" (Osterwalder).Bel exemplaire de ce grand classique.
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