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CHANCEL (Jules) . Le Tour du monde involontaire .

CHANCEL (Jules) . Le Tour du monde involontaire .

SKU : 9500741
450,00 €Prix
Paris, Librairie Delagrave, 1929, gr. in-8 (30 x 21 cm), percaline saumon. Au premier plat polychrome et or, sur fond de minarets, le cheik Agha Ismaïl tirant son poignard en regardant sournoisement derrière lui vers la blanche Yléna (p. 89), que Roger enserre dun bras protecteur, arrêtant le geste menaçant dun index inflexible. Second plat muet. Au dos, silhouette de voilier (p. 261), 300-(4) pp. ¦Édition originale illustrée de 126 dessins par Joë Hamman, dont 16 à pleine page.Ce trépidant roman daventures se déroule dans une ambiance que naurait pas désapprouvé Hergé, le créateur de Tintin. Nous retrouvons les mêmes décors, les mêmes pays (Moyen-Orient, Inde, Extrême-Orient, etc.), un héroïsme et un entrain identiques pour ce « tour du monde involontaire », amusante variante que lauteur emprunte à Lucien Biart (Les Voyages involontaires), Paul Célières (Les Mémorables aventures du docteur J.-B. Quiès, 1886, PH 12/233), Arnould Galopin (Le Tour du monde de deux gosses, 1907), qui tous font voyager des héros malgré eux. Avec ses compagnons et à l'aide de puissants pistolets à rayon électrique, linventeur Roger dAlbigny recherche et poursuit en avion (piloté par un as, Géo Trompe-la-Mort) sa riche fiancée devenue son épouse, enlevée en Syrie et prisonnière sur son propre navire par un rival éconduit, le cheik Ismaïl, allié à de perfides Allemands, qui déjouent leurs poursuivants à Ceylan, Canton, Yokohama, jusquau dénouement à San Francisco.Le modèle commun est Jules Verne : « Il était intéressant de montrer comment l'exploit de Philéas Fogg pouvait être renouvelé avec le secours des plus récentes découvertes de la science, lavion, la T. S. F., les projecteurs d'électricité, et le reste. M. Jules Chancel a fort habilement modernisé le vieux célèbre récit de Jules Verne. » (LIllustration, 1928, p. 770).« Il fallait un réel talent pour renouveler lancien tour du monde de Jules Verne, déjà vieux et toujours neuf. Beaucoup l'ont essayé, peu ont réussi. M. Chancel apporte à ce récit l'intérêt des plus récentes découvertes de la science (…) ; ses héros, sans le vouloir, sont amenés à courir le monde et nous apprennent mille choses intéressantes sur les pays qu'ils visitent. » (Le Correspondant, 1928, volume 313, p. 793).Le roman est répertorié dans la longue bibliographie « Tour du monde et littérature populaire », établie par Yves Olivier-Martin dans La Revue des lettres modernes (Série Jules Verne n°1) n°456, 1976, p. 151.Avec ce livre, Jules Chancel (1867-1944) parachève son œuvre de romancier vulgarisateur, entamée trente ans plus tôt chez le même éditeur, pour qui il a publié, à partir de 1901, une longue série de romans historiques puis géographiques, organisée en collections : « Les Enfants à travers lHistoire » (sept volume dont Tiarko le chevrier de Napoléon, 1909, PH 21/400), puis « Les Enfants aux colonies » (Le Prince Mokoko, 1912, PH 23/435, Lulu au Maroc, 1913, PH 11/214, Le Secret de lémir, 1920, PH 30/567), « Les Enfants à létranger » (Un petit émigrant en Argentine, 1914 ; Un petit comédien au Brésil, 1915, PH 22/415), série qui sera fusionnée avec la précédente. Pendant la Grande guerre, il prolonge sa série historique de trois volumes (Du lycée aux tranchées. Guerre franco-allemande, 1914-1916, 1916, PH 25/475, Sous le masque allemand. Guerre franco-allemande, 1914-1917, puis Un match franco-américain, la Grande guerre, 1914-1919).Après ces quinze volumes, illustrés par Edmond Gros, Pinchon, Fontanez, Raymond de La Nézière et Louis Bombled, il en donne encore deux, LÉtreinte de la main de fer (1925, ill. Bombled) et Le Tour du monde involontaire, illustré par un nouveau dessinateur, Joë Hamman (1883-1974), étonnant homme-orchestre connu pour être « le Français qui inventa le western », tour à tour acteur, réalisateur, producteur, dessinateur, illustrateur, journaliste et mémorialiste. En 1904, voyageant avec son père aux États-Unis pour affaires, il découvre le Wild West Show de Buffalo Bill, dont il devient lami. De retour en France, il tourne des westerns (en tant qu'acteur et réalisateur) dans la région parisienne à partir de 1906, puis en Camargue jusquaux années 30. Il se lance ensuite dans la bande dessinée et lillustration pour les magazines Pierrot, Coq hardi, Cœurs vaillants, Tintin. Mais dès les années 20, il illustre Balzac, Henri Béraud, Albéric Cahuet, Pétrone, Poe. Il est lauteur de deux livres de souvenirs, Sur les Pistes du Far West (1961) et Du Far West à Montmartre : un demi-siècle d'aventures (1962, préface par Jean Cocteau).Un film documentaire lui a été consacré en 2014, Joë Hamman, le Français qui inventa le western, réalisé par Vincent Froehly.Très bel exemplaire.
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