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CHASSANG (Maurice) . Le Merle au blanc plumage .

CHASSANG (Maurice) . Le Merle au blanc plumage .

SKU : 9501558
450,00 €Prix
Paris, Félix Juven, éditeur, [1902], gr. in-8 (30 x 23 cm), percaline crème, bords biseautés. Au premier plat, polychrome, signé Lucien Métivet, la princesse Rainette (p. 82), au-dessus le Merle blanc sur un soleil irradiant. Au second plat, motif décoratif central à froid, au dos tige de jonc dorée, tr. dorées, 126-(2) pp. ¦Édition originale illustrée de 82 dessins en noir et en couleurs par Lucien Métivet, dont 9 hors texte en couleurs, 3 lettrines en couleurs, 25 ill. in-texte en couleurs, 12 ill. en bichromie et 33 ill. en noir.Conte fantastique et merveilleux en trois chapitres : L'Auberge du Capricorne, Le Castel enchanté, La ville de printemps.Réédité sous le titre L'Oiseau enchanté (Société d'édition et de publications, Boivin, 1911), avec les mêmes illustrations. Ce livre illustré par Métivet figure parmi les livres détrennes de lannée 1903, annoncés par les revues : « La librairie Juven, qui édite ces jolis ouvrages, nous présente aussi les Contes d'Andersen, splendidement illustrés, et ses albums à six francs en couleurs : Cadet-Paquet, Tintin-Lupin, les Petites Katapans, chefs-d'œuvre du crayon de Rabier, et ceux de Delaw : Til l'Espiègle, Les Mille et un Tours de Placide Serpolet et Le Merle au Blanc Plumage, de Métivet, qui, tous empreints du meilleur goût, forment les jeunes esprits et commencent l'éducation esthétique. » (Les Annales politiques et littéraires, 1903).« Quand on a commencé de rêver, on ne veut plus sortir du domaine du rêve. L'excellent éditeur Juven, qui est bon psychologue, a bien compris cette loi de notre nature et il publie, pour le ravissement des petits et des grands, un conte bleu, délicieux comme tous les contes bleus, Le Merle au blanc plumage, de Maurice Chassang, féeriquement illustré par Lucien Métivet, à qui sont familiers les contes de toutes les couleurs. » (Revue bleue, politique et littéraire, 1902).Louvrage a marqué ses lecteurs. Lise Deharme écrit : « Ce matin, au réveil, je pensais déjà à ce petit pain qui dansait devant moi sur un air de flûte, très doux, comme dans le conte Le Merle au Blanc Plumage, de Métivet, que j'aime toujours autant, et cela depuis ma plus tendre enfance » (Le Téléphone est mort, 1973).Le livre est mentionné par un personnage de Gérard de Cortanze, dans sa biographie romancée de Violette Morris. Le résumé qui en est donné sécarte un peu de lhistoire dorigine, mais les larmes devenues solides et qui sont ramassées par une sorcière ont frappé limagination de la lectrice : « C'est un livre pour enfant. Mon préféré. Ma mère me le lisait quand j'étais petite. Une princesse, Reinette, très belle, a un amant, Roland, très beau. Ils s'aiment. Ce qui déplaît à une horrible sorcière à carapace de tortue qui se venge et fait couler des larmes des grands yeux verts de la princesse. La sorcière les recueille dans un grand bol couleur bleu nuit, pensant pouvoir ainsi voler la beauté de la princesse. Mais les larmes se métamorphosent en perles qui brûlent la sorcière et la tuent quand, s'en étant fait un collier, elle le passe autour de son cou. Roland trouve le collier. Le ramasse. L'offre à la princesse qui pleure de joie des larmes encore plus belles que celles du collier, nées de la tristesse, et les donne aux villageois qui ne connaissent plus jamais la pauvreté ni la faim. » (Femme qui court, Albin Michel, 2019). Dans le récit de Chassang, la sorcière est une geôlière, qui a effectivement une carapace de tortue sur le dos, et ramasse les larmes devenues perles pour les vendre ! De plus, le chevalier servant de Rainette (avec un a) nest pas Roland mais Elyot. Quand la mémoire enfantine enjolive et modifie les histoires jadis lues et entendues !Poète et auteur de chansons, Maurice Chassang (1859-1940) est aussi lauteur de Sur le sable (Lemerre, 1894), Les Musiques du rêve et de l'espoir (Lemerre, 1900), Lucien Métivet (1863-1932) est un merveilleux illustrateur, qui a illustré les quatre premiers Voyages extraordinaires de Paul dIvoi (1894-1897, PH 12/237), Crackville de Pierre Legendre (1898, PH 33/632) et La Bête à bon Dieu de Guy de Montgailhard (Paclot, 1903, PH 41/758).Existe aussi en rouge.Bel exemplaire.
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