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CHERVILLE (Gaspard de) . Les Chiens et les chats d'Eugène Lambert .

CHERVILLE (Gaspard de) . Les Chiens et les chats d'Eugène Lambert .

SKU : 9500303
900,00 €Prix
Paris, Librairie de l'art, 1888, in-4 (33 x 26 cm), bradel percaline marron glacé, plats biseautés, premier plat décoré d'une composition noir et or représentant un groupe de chats sur un fauteuil et deux chiens dont un couché au sol (inspiré du dessin de la p. 193, mais vu sous un angle différent, avec d'autres chiens, les chats ayant changé de posture), un autre chat perché dans la lettrine du C du mot "chien". Second plat orné d'un motif décoratif central, dos lisse avec le titre en lettres dorées en lo ng, tête dorée (Engel, relieur), XXVII-(I)-292 pp. ¦Édition originale illustrée de 145 dessins in-texte et de 6 eaux-fortes originales hors-texte d'Eugène LAMBERT, ces dernières consacrées aux chats. Lettre-préface d'Alexandre Dumas fils et notes biographiques par Paul Leroi. Depuis la plus haute antiquité, les chiens et les chats sont les meilleurs compagnons de l'homme. Si le chien est généralement associé à la chasse, le caractère énigmatique du chat a toujours fasciné les littérateurs et les artistes. Au 18ème siècle l'Histoire des chats de Paradis de Moncrif (1727) est restée célèbre, ainsi que, au 19ème siècle, Les Chats de Champfleury (Rothschild, 1868). De nombreux écrivains les ont célébrés, Baudelaire, Huysmans, Gautier, Colette, An atole France, etc., et, du côté des artistes, Grandville, Doré, Steinlen, Foujita, etc. Le marquis Gaspard de Pekow de Cherville (1821-1898), écrivain cynégétique et animalier, a réuni ces deux animaux dans un même livre, après avoir écrit Les Aventures d'un chien de chasse (Hetzel, 1862), Histoire d'un trop bon chien (id., 1867), Contes de chasse et de pêche (Didot, 1878), Contes d'un coureur des bois (Marpon et Flammarion, 1885), Bêtes et gens (Didot, 1888), etc."Nul ne pouvait nous initier avec plus d'exactitude aux moeurs des chiens et des chats, retracer leur vie intime, faire ressortir leurs qualités, reprendre leurs travers" (Le Livre, 1888, p. 635). Son étude est abondamment illustrée par Louis Eugène Lambert (1825-1900), qu'on a surnommé le "peintre des chiens et des chats", de manière un peu réductrice, Lambert excellant dans la peinture de tous les petits animaux. En 1877, il avait déjà publié l'album Chiens et chats, 24 tableaux gravés par Méaulle (Hetzel, in-4 de 26 p.), dont le livre de G. de Cherville est une sorte de suite naturelle. De 1844 à 1852, Lambert est un intime de George Sand. Venu passer les vacances avec Maurice, il resta treize ans à Nohant ! C'est dans l'atelier de Maurice Sand qu'il croqua son premier chat. En 1854, de retour à Paris, il donne d'innombrables dessins d'animaux au Journal d'agriculture pratique et, en 1862, illustre les Fables de La Fontaine. "Entre les différents animaux, ses affinités particulières lui désignent les chiens et les chats - les chats surtout (...). Le public, qui aime à confiner les gens dans un domaine, n'a guère permis à Lambert d'excéder le genre qu'il lui avait assigné. Il lui a demandé des chats, et encore des chats" (p. XXVI). Trop de chats, peut-être ? La postérité a quelque peu oublié Lambert. Mais il figure tout de même dans la Bibliothèque illustrée du chat de J. Raabe (1977, II, p. 67). L'intérêt pour les chats et les chiens n'a pas diminué au 20ème siècle, au contraire (de Le Chat dans la littérature et dans l'art, 1926, jusqu'à Chiens et chats littéraires, 2001). Mais l'ouvrage de Cherville et Lambert paraît être le premier où les deux espèces sont réunies, pour la joie de leurs nombreux admirateurs. Sans rousseurs. Vicaire, II, 400. Thiébaud, 194. Talvart et Place, V, 79. Carteret, V, 49. Schurr, II, 66. Bel exemplaire dans sa reliure éditeur.
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