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CHERVILLE (Marquis Gaspard de). Les Oiseaux de chasse. Le Gibier plume.

CHERVILLE (Marquis Gaspard de). Les Oiseaux de chasse. Le Gibier plume.

SKU : 9501139
600,00 €Prix
Paris, J. Rothschild, éditeur, [1885], 3e éd., pet. in-8 (19 x 14 cm), percaline azur, bords biseautés. Au premier plat polychrome (noir, vert, rouge) et or, scènes et attributs de chasse, paysages marécageux, roseaux, chasseurs à l'affût tirant des canards, avec en surimpression perchoir (avec couple de faisans), auquel sont pendus trompe, fusil, appeau, gourde, poignard, gibier, carnier, etc. Fer doré au second plat (trompe, poignard, canne, fouet, cul-de-lampe p. 21), au dos deux vignettes en noir (faisans , cul-de-lampe p. 85 ; tête de chien tenant une proie dans sa gueule, cul-de-lampe p. 35), tr. rouges (Magnier et ses fils, relieurs), XXII-194 pp., index ¦Édition illustrée de 34 chromotypographies et de 64 dessins par E. de Liphart, et d'un portrait de l'auteur en frontispice. Description, moeurs, acclimatation, chasse. "Tandis que la matière même de la chasse devient de moins en moins abondante, et que l'on peut presque calculer l'époque prochaine où le gibier aura disparu de France, dit le Polybi blion en 1868, par un contraste singulier, jamais les plaisirs cynégétiques n'ont été si recherchés et n'ont si vivement attiré les préoccupations générales. On veut parler chiens et chevaux ; on veut avoir à raconter quelque merveilleuse aventure ; ce qu 'on ne trouve pas dans la vie ordinaire, on le cherche dans les livres et les journaux. Aussi pour répondre à ces besoins très-factices, il s'est formé toute une littérature cynégétique (...). Sans rappeler le Journal des chasseurs, qui remonte déjà à 18 36 ; en dehors des organes spéciaux, le Sport et autres, qui sont comme le moniteur des courses et des ventes de chevaux et de chiens, deux recueils se sont fondés, il y a peu d'années, presque exclusivement consacrés à la chasse, à la pêche et à leurs n ombreux accessoires. Ce sont : La Vie à la campagne et La Chasse illustrée, l'un plus aristocratique, plus soigné de forme et de style ; l'autre paraissant plus souvent, plus abordable de prix et ayant pour rédacteurs ordinaires des voyageurs comme M. Bénédict Révoil, des amateurs comme le vicomte de Dax, ou des chasseurs à l'anecdote comme Alexandre Dumas." Les livres de chasse ne sont pas en reste, et ceux du marquis de Cherville (1821-1898) sont parmi les plus réputés. En 1868, il participe à l'Enc yclopédie illustrée du sportsman qui consacre un volume aux Chasses à courre et un autre à La Chasse à tir, en collaboration avec le baron de Lage de Chaillou et A. de La Rue. Nous avons déjà évoqué trois livres du marquis de Cherville (Les Chiens e t les chats d'Eugène Lambert, 1888, PH 7/130, Mes aventures de chasse, 1893, PH 26/493 et La Chasse en France, 1896, PH 27/511). Il est l'auteur de nombreux livres de chasse, soit récits anecdotiques (L'Histoire naturelle en action, Firmin-Didot, av ec plat historié), soit ouvrages techniques (voir leur liste dans la Bibliographie des ouvrages français sur la chasse de Thiébaud). En 1885, il publie deux volumes chez Rothschild, celui-ci et Le Gibier poil. Les Quadrupèdes de la chasse, d'un format inhabituellement petit pour des plats historiés. "Ces deux ouvrages se complètent ; ils nous décrivent les bêtes que l'on chasse, nous racontent leurs moeurs, nous apprennent comment ils s'acclimatent, et nous renseignent sur la façon de les chasser. En t ête du premier, l'auteur a écrit un petit traité sur les armes de chasse ; au second, il a ajouté, en manière d'introduction, une étude sur les chiens courants. M. de Cherville est le plus compétent de tous nos écrivains cynégétiques, et tous les chasseurs vont se précipiter chez le libraire pour acheter ces deux livres ; mais les retardataires risqueront de revenir bredouilles, car les éditions des ouvrages de cette valeur sont rapidement épuisées." (Revue britannique, 1885). Ernest de Liphart (1847-193 2), peintre d'histoire, dessinateur et graveur, né en Allemagne et mort en Russie, a travaillé à Paris dans les années 1880 : il est l'auteur de portraits de célébrités (Jacques Offenbach (1880), Jean Richepin (en frontispice de la Chanson des gueux, Dre yfous, 1881), Wagner, Barbey d'Aurevilly, etc.), d'actrices pour Les Actrices de Paris : publication artistique hebdomadaire (Launette et Decaux, 1882, 32 fascicules), d'un frontispice pour L'Illustration nouvelle par une société de peintres-graveurs à l'eau-forte (volume 13, 1881). Il travaille pour la presse illustrée (Le Drapeau, Le Bon Journal, Le Journal pour tous, Les Annales politiques et littéraires), participe à l'illustration des livres de sport du baron de Vaux (Les Hommes d'épée et Les Duels célèbres chez Rouveyre, 1882 et 1884 ; Les Tireurs au pistolet et Les Femmes de sport chez Marpon et Flammarion, 1883 et 1885). Il signe un Album-alphabet illustré pour enfants (Quantin, 1885) et les dessins d'un roman de Marthe Bertin ( Les Épreuves de Jean, Delagrave, 1882). Chez Rothschild, il donne des dessins au livre de Charles Yriartre, Autour du Concile (1887). Dans la même collection (même format et couleur de percaline), sont parus les livres du comte de Montigny, Comment i l faut choisir un cheval (PH 2/43) suivi de Comment il faut dresser un cheval (1885), ainsi que Le Cheval et son cavalier du comte de Lagondie, paru antérieurement mais réédité dans la même présentation, et Le Cheval de chasse en France par Paul Ger uzez, illustré par l'auteur sous son pseudonyme de Crafty (1898). Ces volumes ont le même décor de couverture à motif hippique, ce qui en fait un plat de série, noir et or, de facture plus simple. Celui des deux livres de Cherville est un véritable plat hi storié, non seulement spécial au livre qu'il illustre, mais chacun d'une belle composition polychrome.
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