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CLERMONT (Paul de) . Au pas de charge : d'Arcole aux Pyramides, 1796-1800 .

CLERMONT (Paul de) . Au pas de charge : d'Arcole aux Pyramides, 1796-1800 .

SKU : 9501477
350,00 €Prix
Paris, Librairie Paul Paclot, [1902], in-4 (31,5 x 23,5 cm), percaline rouge. Au premier plat, polychrome signé Conrad, fantassins des armées révolutionnaires avec leur porte-drapeau au premier plan et lempereur au second plan, à cheval, haranguant se troupes enthousiastes. Au second plat, motif végétal ovale à froid, au dos, fusil et bicorne polychrome, feuilles de laurier et de chêne, tr. dorées (Léon Léroux, rel.), (4)-III-(1)-309-(3) pp. ¦Édition originale illustrée de 75 reproductions en similigravure daprès les plus célèbres tableaux du musée de Versailles. Ouvrage sur les guerres révolutionnaires.« Au pas de charge. Nulle expression, ou plus pittoresque ou plus vraie, ne saurait mieux caractériser la merveilleuse campagne dItalie dont la rapidité et le succès tiennent du prodige. Puis vient la campagne dEgypte. Le volume nouveau que nous annonçons fait suite à La Guerre en sabots (1792-1796). Il contient soixante-quinze similigravures reproduisant les tableaux les plus célèbres de Gros, Bagetti, Leconte, Bouchot, Bouget, Taunay, etc., qui figurent au musée de Versailles. Ces illustrations forment à elles seules une véritable galerie que tout le monde désirera posséder. » (Le Temps, 23 déc. 1902)Dans ce deuxième volume, évoquant les campagnes dItalie et dOrient, les chapitres sont plus longs et moins nombreux, douze en tout : De Nice à Cherasco. Lodi. Castiglione. De quelques traits héroïques. Les armées de Sambre-et-Meuse et du Rhin. Arcole. Rivoli. La Bayonnaise et LEmbuscade. En Égypte. Sur le Nil. Campagne de Syrie. Autour de Zurich. Aboukir.Conduits par Bonaparte, les armées françaises se couvrent de gloire et étonnent le monde. Cest lascension fulgurante du jeune général, qui vient se briser sur un destin contraire, en Syrie, devant Saint-Jean dAcre. Lauteur rappelle les causes singulières de léchec de ce siège, qui tiennent à un concours de circonstances invraisemblable et à la volonté de deux individus qui mirent à eux seuls en déroute larmée du futur empereur : « Cette ville naurait pu tenir longtemps, si la fortune navait envoyé à son secours deux hommes échappés de la prison du Temple, le commodore Sidney-Smith, commandant de la division navale anglaise, et le Français Phélippeaux, ancien officier dartillerie, déjà célèbre par linsurrection quil avait excitée dans le Centre de la France. » (p. 260). Phélippeaux, ennemi intime de Bonaparte, mourut pendant le siège mais la ville résista et le général vit seffondrer son rêve dOrient (voir G. de Diesbach et R. Grouvel, Echec à Bonaparte, Louis-Edmond de Phélippeaux (1767-1799), Perrin, 1980). Le cours de lHistoire était changé par laction déterminante de ces deux étonnants personnages.Cet ouvrage est le deuxième dune trilogie consacrée aux guerres révolutionnaires et de lEmpire, à travers les tableaux du musée de Versailles, et il est précédé de La Guerre en sabots 1792-1796 (Ch. Tallandier, 1900) et suivi de : Le Soleil dAusterlitz, 1800-1805 (id., 1905). Sur le même sujet, voir Georges dEsparbès, LEpopée française (Delagrave, 1910, ill. René Giffey). Le même Georges dEsparbès a repris le titre La Guerre en sabots pour un choix de contes (Flammarion, 1914, 136 p., Collection illustrée à 95 centimes n°48).Paul de Clermont a pu terminer sa trilogie révolutionnaire et napoléonienne, contrairement à Paul Eric (Paul dIvoi), auteur de la série Les Romans de lHistoire (1901, La Mort de lAigle, 1814 suivi de 1904, Les Cinquante, 1815), dont le troisième volet annoncé (Le Capitaine Loup) nest jamais paru. On note que la couverture du troisième Clermont, qui nest plus demandée à Conrad, est dun style complètement différent des deux premières. Elle paraît sinspirer quelque peu des motifs et de lesthétique des couvertures de la série de Paul Eric, avec une dominante de laigle napoléonien.Les deux premiers volumes forment une belle paire magnifiquement illustrée dans le même esprit par Georges Conrad. Le second est le plus rare.Sur Georges Conrad, voir la revue Le Rocambole n°5 (1998). Bon exemplaire, peu commun.
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