top of page
COLONNA (Mathilde). L'Epave .

COLONNA (Mathilde). L'Epave .

SKU : 9501235
450,00 €Prix
Paris, Librairie d'Education A. Hatier, 1893, gr. in-8 (28 x 19 cm), percaline bleue. Au premier plat, noir et or, scène de naufrage, un marin portant dans ses bras une jeune fille évanouie (celle-ci empruntée à l'ill. de la p. 27), sur le rivage, le canot de sauvetage au second plan dont on affale les voiles, le navire échoué à la côte, à l'arrière-plan. Au second plat, encadrement de motifs décoratifs noirs, au centre mention "Cours de Melle Bur, Neuilly-S/-Seine" en doré, caissons dorés au dos, tr; dorées (N. Lachtchiver, graveur), 318-(2) pp. ¦Édition originale illustrée de 26 compositions dont 15 à pleine page.Roman suivi de six contes et nouvelles : "Deux ans plus tard", "Une boucle d'or", "Le Mariage d'un Czar" (Mme Th. Midy), "Voyage dans l'île des Plaisirs" (Fénelon), "Les Suttis", "La Femme aux dents d'airain" (Alphonse Duchesne), publié dans la Bibliothèque anecdotique et littéraire, format grand in-8, première série. La Comtesse Mathilde Colonna Cesari de la Rocca est lauteur dune œuvre littéraire peu abondante, publiée entre 1893 et 1896, à destination de la jeunesse. En plus de LÉpave, elle a écrit Seuls dans la vie, histoire de deux orphelins (A. Hatier, 1893) et Le Journal de Julie (A. Mame et fils, 1896, rééd. 1900), avant de réunir des Contes de la Bosnie (P. Lamm, 1898) après une visite en Serbie et de devenir directrice de La Revue d'Europe (déc. 1898-déc. 1903, 10 vol. in-8). A ce poste, elle sinvestit en faveur des peuples opprimés, multipliant les œuvres sociales en faveur des réfugiés et des rescapés des conflits de son temps. Ainsi, en 1902, elle fonde un Orphelinat arménien, suite à ses séjours caritatifs dans le pays.« Non contente de consacrer tous ses efforts à un programme dont l'étendue ne le cède en rien à la haute valeur des questions traitées chaque mois par d'éminents collaborateurs, la Revue d'Europe a pensé qu'il était de son devoir de ne pas négliger les œuvres de charité qui pourraient apporter à notre influence, par delà les frontières, un regain de saveur et de popularité. Parmi ces œuvres, il en est une qui ne doit pas laisser indifférente la traditionnelle générosité française : nous voulons parler des Orphelinats arméniens. Il serait superflu de rappeler ici les odieux massacres qui ont présidé, il y a peu d'années et qui président encore au premier acte de la suppression brutale d'un peuple dont l'intelligence, la bravoure autant que l'histoire, font le peuple vraiment civilisé de l'Asie occidentale. En dehors même de la question purement humanitaire, il est pour nous d'un intérêt capital de ne pas laisser sombrer dans l'oubli les débris de la nation arménienne (…) N'est-ce pas, du reste, suivre ainsi, dans notre pays même, la voie tracée à l'étranger par nos missionnaires, nos sœurs de charité, et combler une lacune que jusqu'ici a négligée notre séculaire Protectorut des Chrétiens d'Orient ? N'est-ce pas, en outre, créer pour nos Colonies comme une pépinière de jeunes hommes habiles et entreprenants qui, après avoir suivi, en France, des cours spéciaux, sous la direction de maîtres aussi distingués que dévoués, iraient dans nos possessions d'outre-mer, instruire et coloniser à leur tour ? Pour mener à bien cette tache diflicile, mais non insurmontable, la Revue d'Europe s'adresse à la charité française. Déjà de précieux encouragements lui sont parvenus; l'asile où seront installés les petits orphelins est acquis ; en un mot, l'œuvre est « sur pied ». Il ne s'agit donc plus que d'aider à son heureux développement. La Revue a constitué un Comité d'honneur dont elle donne la composition dans un numéro, et elle ouvre une première liste de souscripteurs dont les noms et les dons seront chaque mois publiés sur une page spéciale, en tête des éditions mensuelles. Dans le cours de l'année, elle s'étendra davantage sur le but poursuivi et, à mesure que s'en manifesteront les progrès, elle en rendra un compte exact. »Tant dans les œuvres de sa revue que dans ses romans, M. Colonna est vivement concernée par la question éducative de lenfance orpheline. Cest aussi le statut de lhéroïne de LÉpave.Fait intéressant et peu fréquent en plat historié, lillustration de la couverture détourne une partie dune composition intérieure, qui prend la suite de la séquence, montrant le pêcheur portant la jeune naufragée, Ellen Longchester (orpheline de père anglais et de mère française), sur le perron du château des Noyers de la marquise de Saint-Falcon. Autrement dit, la couverture montre une séquence narrative antérieure à laction proprement dite du récit, qui commence précisément au seuil du château.Le graveur a jugé plus dramatique de représenter la scène daccostage du canot, après le naufrage du navire, plutôt que larrivée au château, et il a eu raison, car cela illustre parfaitement le titre de louvrage.Bel exemplaire.
bottom of page