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COUPIN (Henri) . A travers l'histoire naturelle .

COUPIN (Henri) . A travers l'histoire naturelle .

SKU : 9500835
500,00 €Prix
Bêtes curieuses et plantes étranges. Tours, Alfred Mame et fils, 1901, gr. in-8 (30 x 21,5 cm), percaline rouge. Au premier plat, polychrome et or, composition végétale d'un style Art nouveau (signée LT = L. Trumeau) : bouquet de plantes aquatiques et aériennes, où se mêlent poissons et insectes. Au second plat, encadrement noir, fers noir et or au dos, tr. dorées (Paul Souze, graveur), 400 pp. ¦Édition originale illustrée de gravures reprises des publications Mame, signées des artistes naturalistes Yan Dargent, V. Foulquier, W. F. Freeman, Gerlier, Jules Noël, A. Vimar, etc. 52 chapitres dont Le vol sans ailes, Les plantes parasites, Les plantes carnivores, Les animaux qui simulent la mort, Le mouvement des plantes, Les associations de secours mutuel ch ez les plantes, Un insecte fabricant de poteries, La musique du parfum des fleurs, Un perceur de pierres, Le poulpe et le mimétisme, Les animaux électriques, Le langage sifflé, Rôle des vers de terre dans la nature, Les tortues étranges, L'esclavage chez les fourmis, La vérité sur la cigale et la fourmi, Les animaux au théâtre, Les mangeurs de télégraphes, L'histoire naturelle de Madagascar, etc. "Sous cette jolie couverture vert olive, le Dr Henri Coupin vous fera faire une excu rsion A travers l'histoire naturelle, où toutes sortes de bêtes curieuses et de plantes étranges vous procureront de charmantes surprises" (Études religieuses, histoires et littéraires, 1900). Collaborateur de nombreuses revues scientifiques, dont La Nature, Henri Coupin (1868-1937) est un vulgarisateur spécialisé dans l'histoire naturelle. A sa mort, cette revue écrit : "La Nature vient de perdre un de ses plus anciens et plus fidèles collaborateurs, Henri Coupin, décédé le 21 janvier dernier. Dep uis 1892, il avait publié, dans nos colonnes, plusieurs centaines d'articles toujours très exactement documentés et que son alerte plume ne manquait pas d'égayer parfois d'une réflexion humoristique ou d'une amusante image. Voici peu de mois encore, il don nait une suite de piquantes chroniques sur la "jeunesse des vieux savants". "Né à Paris le 19 octobre 1868, Henri Coupin fit ses premières études à Bordeaux où son père dirigeait une école commerciale et les termina dans la capitale. Docteur ès sciences n aturelles, il devint successivement préparateur au P. C. N. [à la Faculté des sciences], chef de travaux attaché à la chaire de botanique de la Sorbonne et finalement maître de conférences (...). Travailleur infatigable, auteur de plusieurs manuels scienti fiques estimés, mais surtout vulgarisateur de talent, Henri Coupin laisse de nombreux ouvrages : d'abord les cinq gros volumes de ses Champignons du globe, où, pour la première fois, se trouvent méthodiquement étudiés, en particulier, les Urédinées et le s Fungi imperfecti, si nuisibles aux plantes ou aux animaux. L'auteur a dessiné lui-même les innombrables planches représentant les cryptogames, qu'il décrit soit d'après nature, soit d'après les mémoires originaux des mycologues français et étrangers. Q uant à ses livres de vulgarisation, ils connurent de légitimes succès. Signalons entre autres, Les Arts et métiers chez les animaux (1902), Ce qu'on peut voir avec un petit microscope, Les Plantes originales (1902), Les Bizarreries des races humaine s (1905), Les Animaux excentriques (1906), Les Petites idées des grosses bêtes (1922), Les Récréations botaniques (1923), La Fécondation chez les animaux et chez les végétaux (1934)." A travers l'histoire naturelle, anthologie sur les sujets le s plus variés, a bénéficié de nombreux échos dans la presse : La Revue des Deux Mondes, Le Correspondant, le Polybiblion, la Quinzaine, la Revue universelle, la Revue d'hygiène, La Nouvelle Revue, la Chronique médicale, la Revue scientifiq ue, etc. "En lisant le beau livre de M. Henri Coupin, dit la Quinzaine (1900), on se croirait littéralement transporté dans le monde du merveilleux, tant les descriptions qu'il nous donne paraissent fantastiques. Et l'admiration augmente encore, lorsqu 'on sait que, dans ce gros ouvrage, il n'existe pas une ligne qui ne soit d'une exactitude scrupuleuse. L'auteur, qui a en quelque sorte la spécialité de la vulgarisation de l'histoire naturelle et dont les articles sont répandus à profusion dans d'innom brables revues, nous fait connaître les principales merveilles du monde vivant ; il fait défiler devant le lecteur, - qui s'instruit en s'amusant, - les bêtes les plus curieuses et les plantes les plus étranges. C'est ainsi qu'il nous fait faire connaissan ce avec les bêtes qui se déguisent, les animaux qui vont en villégiature, les oiseaux qui dansent, les fourmis champignonnistes, les graines en voyage, les animaux qui se coupent eux-mêmes, les animaux à projectiles, les mangeurs de télégraphe, les oiseaux collectionneurs, etc.", "toutes les bêtes dont les habitudes et les goûts diffèrent si peu de ceux des humains", ajoute la Revue des Deux Mondes (1900). "C'est de la haute science mise à la portée de tout le monde" (Le Correspondant, 1900). L'auteur a l'art de présenter les merveilles de la nature, de transposer ses descriptions en anecdotes plaisantes et attractives. L'ouvrage se lit toujours avec agrément. Il a été remarqué pour une autre raison par les surréalistes belges de la revue Phantomas (1 970) : "Ainsi, l'observation même de la nature se confond-elle dans celle de l'Art. La Nature imite l'Art, a-t-on souvent dit. Nous en trouvons la preuve dans l'admirable ouvrage d'Henri Coupin : A travers l'Histoire Naturelle - Bêtes Curieuses - Plantes Étranges (Ed. Alfred Mame et Fils, Tours, 1901), où l'auteur préfigure le lettrisme en reproduisant (d'après Lentz il est vrai) les chants du pinson et du moineau". En voici un exemple : "Le redoublé de Schmalkade : tzitzitzitzitzitzitzitzitzitzirrrrentzé piah, tololololololotzissscoutziah. Ce chant est, on le voit, interrompu par une pause et se termine d'une façon éclatante : c'est le plus joli du pinson." (cité par Yvan Alechine, "La calcination des oiseaux" ; Coupin, pp. 71-72, reproduit une dizaine de transcriptions de trilles du même genre, pour le plus grand bonheur des lecteurs de Phantomas). Jusqu'où va se nicher l'avant-garde ! Existe en rouge. Étonnant premier plat de style Art Nouveau.
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