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DARGENE (Jean). Le Feu à Formose. Roman de l'escadre Courbet .

DARGENE (Jean). Le Feu à Formose. Roman de l'escadre Courbet .

SKU : 9500822
450,00 €Prix
Paris, G. Havard fils, éditeur, 1897, in-8 (28 x 20 cm), percaline rouge, bords biseautés. Premier plat orné d'un encadrement de motifs décoratifs noirs et dorés avec au centre une vignette dorée (d'après l'ill. p. 173, « L'amiral s'était fait hisser à la pomme du grand-mât »). Second plat orné d'encadrements noir avec une rosace centrale, dos orné de motifs décoratifs noirs et dorés dans le même esprit que ceux du plat, tr. dorées, (8)-III-(5)-296 pp. ¦Première édition illustrée de 24 compositions par Paul Jobert (1863-1942), peintre du Ministère de la Marine (nommé en 1891), gravées par Ruckert, de quatre cartes, d'un portrait photographique de l'amiral Courbet en frontispice et de trois photographies.Édition illustrée rééditée chez Delagrave en 1901.Préface de Pierre Loti. Paru en feuilleton dans La Nouvelle Revue en 1889 et en édition originale aux Éditions de la Nouvelle Revue la même année, au format in-18. Une nouvelle édition paraît en 1895 chez Chailley dans le même format. La campagne de Formose et la guerre du Tonkin, de 1882-1885, menées sous la conduite de l'amiral Courbet (1827-1885) est l'une des pages les plus glorieuses de la marine française. Nombre de livres en retracent les péripéties. Nous en avons rencontré plusieurs en plat historié : Au Tonkin de Dick de Lonlay (1886, PH 26/498), Jean-le-Conquérant d'Edgar Monteil (1888, PH 12/240), L'Escadre de l'Amiral Courbet de Maurice Loir (1894, PH 5/98), 35 mois de campagne en Chine, au Tonkin par Émile Duboc (1898, PH 8/155). Cette guerre eut pour conséquence d'apporter à la France une nouvelle colonie en Asie du Sud-Est. La plupart des auteurs de ces livres ont assisté aux diverses phases du conflit et en portent témoignage. Tel est le cas de Jean Dargène, officier de marine et romancier (né en 1856), compagnon de Pierre Loti dans la campagne de Chine, dont la première vocation n'était certes pas la littérature. « M. Jean Dargène a commencé son livre à la diable en nous contant les amours d'un capitaine anglais au long cours avec une musicienne hongroise de l'Eldorado de Port-Saïd. Peut-être ne se savait-il pas écrivain en traçant les premières pages, et peut-être voulait-il tout uniment griffonner quelques jolies arabesques sur les marges d'une page d'histoire. Peu à peu, il a été amené à écrire cette page elle-même, et il s'est trouvé à la hauteur de son sujet » dit Augustin Filon dans la Revue politique et littéraire.Car « dans le cadre d'une fiction romanesque, (...) l'auteur a très heureusement conté l'un des beaux épisodes de notre récente histoire militaire : les exploits de l'amiral Courbet et de ses marins, les grandeurs et les cruautés de cette guerre sans merci, les épouvantes et la poésie des mers de Chine. »Filon retient la valeur de témoignage, à travers cette fiction, sur l'état d'esprit qui a présidé à ces conquêtes coloniales et aux victoires subséquentes : « Les voilà, ces vertus militaires dont la disparition me navrait ! » s'exclame Augustin Filon, « La voilà, cette paternité spirituelle de l'officier qui devient au besoin le confesseur de ses hommes, cette bonhomie dans le commandement, cette naïveté dans l'obéissance, cette simplicité dans la mort ; l'amour du chef, l'enthousiasme du drapeau, ces bouffées d'héroïsme mêlées à un peu de blague, à beaucoup de blague, si vous voulez, mais qui sont, proprement, la bravoure française ! » Filon poursuit : « La prise du Nid d'Aigle, à Formose, et l'enterrement des braves zéphyrs qui sont tombés dans leur victoire ; l'agonie du petit fourrier, auquel la cupidité chinoise ne permet pas de reposer en paix dans son cercueil d'un jour ; la mort du brave Breton Paradis dans les bras de son commandant, qui lui relit les lettres de sa vieille mère, comme on lirait les prières des agonisants, et qui se fait croyant pour l'exhorter à passer en soldat le grand passage ; la terrible et saisissante disparition, en mer, du matelot Plouvara ; l'incendie de la ville de Makung, si puissamment décrit ; la fuite et la mort du mandarin Nilson, cet Anglais que la misère et l'amour ont fourvoyé au service de la Chine, et qui périt victime de l'édit féroce dont il a été l'inspirateur ; enfin, le deuil de l'escadre, quand elle perd son vaillant amiral ; autant de scènes qu'on n'oublie pas, autant de belles et bonnes pages que Pierre Loti ne désavouerait point. » (Revue politique et littéraire, 1890). Le roman eut du succès et incita son auteur à en écrire d'autres où il retrace les expériences des différents pays qu'il visita : Sous la croix du Sud : roman de la Calédonie (1891), Arc-en-ciel, roman du Néo-Japon (1895), enfin Pour un Baiser (1897), recueil de nouvelles et de souvenirs d'Extrême-Orient. À l'état de neuf.
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