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DARY (Georges). Tout par l'électricité .

DARY (Georges). Tout par l'électricité .

SKU : 9500970
350,00 €Prix
Tours, Alfred Mame et fils, 1883, in-8 (25 x 16 cm), percaline rouge. Au premier plat, noir et or, ensemble hétéroclite d'objets électriques, surmonté du titre inscrit dans un éclair électrique barrant le plat : phare électrique et son faisceau (p. 259), cerf-volant dans le ciel orageux, opérateur utilisant un récepteur téléphonique, bouteille de Leyde (fig. 9), dynamo, bobine, lampe à arc, pile Bunsen (p. 381), câble, lampes antiques, etc. Au second plat, encadrement noir et vignette nominative Mame, au dos, à l'or, trois m otifs électriques (une lampe rayonnante en haut, un cadran d'horloge au milieu, pile Bunsen entourée de deux lampes antiques, tr. dorées (A. Souze, graveur), 475-(1) pp., index. ¦Édition originale illustrée de 157 figures, et un frontispice (l'exposition d'électricité en 1881 au Palais de l'industrie). Cet ouvrage est le deuxième sur le sujet, écrit par Dary (né en 1857), un des auteurs les plus passionnés de science électrique, alors qu'il n'avait que 26 ans, après La Navigation électrique (1881, 65 pp.), mais d'une ampleur tout à fait différente. Pour le grand public, cette science venait de surgir dans l'actualité. Après les découvertes d'Edison (lampe à incandescence), celle du téléphone par Bell (1876) et les innombrables applications de cette fo rce dans la vie quotidienne, il était nécessaire de faire un point complet. L'auteur s'y emploie en développant successivement, après un rapide historique : la transmission (télégraphie, horloges électriques, téléphonie, microphone, phonographe), la lumièr e (éclairage électrique, machines à produire la lumière, lampes à arc voltaïque, bougies électriques, lampes à incandescence, éclairage public, des usines, ateliers, gares et théâtres, phares, mines, lampes sous-marines, pêches à l'électricité, projections , effets de théâtre, feux pour les chemins de fer et les navires, signaux nautiques et militaires, éclairage des wagons, influence sur les végétaux, l'éclairage électrique à domicile), la force (machines motrices, tramways et chemins de fer, bateaux et vél ocipèdes, aérostats, ascenseurs, labourage, transmission des forces à domicile), L'électricité appliqué à la médecine et à la chirurgie, galvanoplastie), Tout par l'électricité (chapitre récapitulatif). On le voit, c'est un traité complet des applications offertes par cette force nouvelle, et qui ne cessent de s'accroître de jour en jour, ce qui explique l'enthousiasme de l'auteur, qui suivra ses développements et les présentera dans d'autres ouvrages : L'Électricité dans la nature (1892) et L'Électrici té et la défense des côtes (1894) et surtout A travers l'électricité (1899, premier volume de la collection Vuibert et Nony, plusieurs rééditions mises à jour, PH 8/150). L'intérêt d'un sujet comme l'électricité est de pouvoir suivre son développement sur plusieurs dizaines d'années, et sa valorisation sous forme de superbes livres à plat historié. De fait, le développement de l'électricité et de ses applications sont contemporains, sinon parallèles. En témoigne la publication d'un beau numéro de la rev ue Jules Verne & Cie (n°2, 2012) sur L'Électricité, réunissant des spécialistes ayant travaillé sur l'imaginaire de l'électricité et sur la présence de l'électricité dans la fiction, à la fin du XIXe siècle :Anna Gourdet ("L'électricité, muse aux mille visages"), Patrice Carré ("Jules Verne et "l'âme de l'univers""), Dominique Lacaze ("Ignis, Jules Verne et l'électricité"), Jean-Luc Buard ("Babylone électrifiée. Albert Bleunard et les "cartonnages électriques""), Jean-Claude Viche ("Albert Robida, chr oniqueur de la "vie électrique""), Marie Palewska ("La fée de la modernité : l'électricité dans les Voyages excentriques de Paul d'Ivoi"), Daniel Compère ("De quelques usages romanesques de l'électricité"). Ces articles ne témoignent pas seulement de l'e ngouement, bien connu, de Jules Verne pour l'électricité et sa vulgarisation romanesque, mais traduisent un intérêt général, partagé par de nombreux romanciers, pour cette thématique nouvelle et pour les possibilités techniques, mais aussi fictionnelles (o u hypothétiques) qu'elle apporte. Les rêves, les hypothèses, les anticipations fonctionnent alors souvent à l'électricité, perçue comme l'énergie de l'avenir, et dont le développement est porteur du progrès futur. L'électricité est un des motifs romanesque s les plus importants présidant à la constitution de ce genre narratif moderne, la science-fiction. Aussi, il est légitime, pour nos plats historiés, de considérer comme un sous-genre parfaitement défini le "cartonnage électrique", réunissant l'ensemble d es cartonnages ayant un motif ou un thème électrique, ouvrages documentaires ou romans d'aventures et de science-fiction. Ce sous-ensemble passionnant n'est pas si considérable que cela, et mérite tout l'intérêt des collectionneurs de plat historié. Dans ce domaine, le rapprochement s'impose d'emblée avec le livre de Gaston Bonnefont, que nous présentons ici même, Le Règne de l'électricité, dont le plat gravé par Auguste Souze fils est une réponse au plat du livre de Dary gravé par Auguste Souze (père). L'évolution technique est ainsi immédiatement perceptible, à douze ans de distance, entre les deux ouvrages. Rousseurs éparses. Bel exemplaire, peu commun.
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