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DE FOE (Daniel). Aventures de Robinson Crusoé .

DE FOE (Daniel). Aventures de Robinson Crusoé .

SKU : 9501351
350,00 €Prix
Paris, Firmin-Didot et Cie, [1883], gr. in-8 (27,5 x 20,5 cm), percaline rouge. Au premier plat, noir et or, Robinson Crusoé abrité sous son parasol (d'après la p. 101) dans un décor végétal noir, filets noir formant encadrement avec motifs floraux aux angles. Au second plat, même encadrement avec rosace centrale noire, au dos titre doré et motifs décoratifs floraux, tr. dorées, X-(2)-393-(3) pp. (H9) ¦Précédé d'une notice sur la vie et les ouvrages de l'auteur.La couverture porte comme titre Aventures de Robinson Crusoé.Illustré de cent gravures, dorigine anglaise, certaines signées par P. Justyne, W. J. Linton (graveur), M. M., Morgan (graveur), W. L. Thomas (graveur), R. P. Leitch (gravées par Linton), G. H. T., (F. Wentworth ou T. Bolton graveurs), T. Macquoid (gravées par Butterworth & Heath), R. S. Marriott (graveur), A. P., Pearson (graveur), J. Cooper (graveur), T. Cobb (graveur). Texte encadré de deux frises (végétale page de gauche : feuilles de palmes, bambou, fougères, deux perroquets, serpent, caméléon ; armes et instruments page de droite : flèches, arcs, hache, lances, tambour, carquois, harpon, mandoline, masque, etc.). Les encadrements dillustrations sont tous personnalisés et font partie intégrante de la composition.Première édition anglaise, Cassell, 1863-64. Première édition française en 1869.Lillustration de lédition anglaise a été étudiée par David Blewett (The Illustration of Robinson Crusoe, 1719-1920, 1995) qui identifie les principaux artistes et graveurs anglais ayant participé : Percy William Justyne (1812-1883), Richard Principal Leitch (actif en 1848-1875), Thomas Robert Macquoid (1820-1912), Matt Somerville Morgan (1836-1890), J. Abbott Pasquier (actif en 1851-1872), George Housman Thomas (1824-1868), peut-être Harrison William Weir (1824-1906), gravés par Thomas Bolton (actif en 1851-1893), Butterworth and Heath, [la firme de gravures sur bois londonienne, active vers 1856-1900], Thomas Cobb (actif en 1863-1878), James Davis Cooper (1823-1904), William James Linton (1812-1898), Richard Samuel Marriott (actif en 1863-1875) William Jenks Morgan (1847-1924), George Pearson (actif en 1850-1910), William Luson Thomas (1830-1900), Frederick Wentworth (actif en 1865-1894).Donc M. M. est Matt Morgan, G. H. T. est George Housman Thomas et A. P. est J. Abbott Pasquier.Notons que lartiste-voyageur Justyne connaissait les Antilles où il sétait rendu en 1848 et était parfaitement qualifié pour représenter la végétation exotique dune île perdue (Pierre E. Bocquet, 1492-1992, un nouveau regard sur les caraïbes, 1992).David Blewett sattarde sur les compositions de deux des artistes : « Le lecteur est tour à tour submergé par la grandeur des naufrages ou des vallées tropicales, ou témoin intime des efforts de Crusoé pour recréer son existence dans la solitude. (…) Vendredi joue un petit rôle dans cette iconographie, probablement en raison de la prépondérance des illustrations de scènes communes, ou même de scènes pas très clairement liées au texte, qui rééquilibrent la représentation de lhistoire de Crusoé qui connaît de nouveaux épisodes après sa longue période de solitude et ses seules années sur l'île avec Vendredi. Dans lillustration pleine page de Crusoé découvrant les boucs (p. 45), lartiste offre un aperçu sur une végétation tropicale luxuriante et une vallée romantique propre à ravir l'imagination du lecteur par une scène sans action ni introspection. Crusoé est caché parmi les arbres et les boucs sont presque anecdotiques. Ici et dans nombre dautres dessins du même genre du même artiste, Thomas Robert Macquoid, lintérêt réside dabord hors du texte, dans ce cas dans la scène tropicale. Limage est conçue pour être contemplée dun point de vue esthétique davantage que comme une illustration précise du roman. Il nest pas étonnant que Macquoid est connu pour ses livres de voyage, pour la précision de ses dessins et leur délicatesse (en particulier ses dessins darchitecture pour les premiers numéros de lIllustrated London News), et pour ses lettrines et ses encadrements, dont on peut voir ici des échantillons, et qui sont une des caractéristique de cette édition, ornant chaque page, y compris celles de texte, lui offrant une unité esthétique sinon stylistique (cette édition étant illustrée par plusieurs artistes aux styles différents). De même, P. W. Justyne, qui compose plusieurs scènes magnifiques de cette édition, était un spécialiste de lillustration darchitecture, en particulier dEspagne et dExtrême Orient. Son dessin « Crusoé est introduit chez un marchand Chinois » (p. 352) représente un moment du récit rarement illustré, mais, mis à part la légende, il ny a presque rien dans limage pour la rattacher à lhistoire de Crusoé. Une fois de plus, lillustration est surtout décorative plutôt quexplicative. »En effet, cette édition présente un texte beaucoup plus complet avec plusieurs épisodes en Extrême Orient et en Sibérie (Chine, Tartarie, Russie), itinéraire du voyage de retour du naufragé, qui terminent le roman et sont généralement omis des éditions pour la jeunesse.Très bel exemplaire de ce grand classique.
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