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DEMAISON (André) . Le Livre des bêtes qu'on appelle sauvages .

DEMAISON (André) . Le Livre des bêtes qu'on appelle sauvages .

SKU : 9501089
250,00 €Prix
Paris, Librairie Delagrave, 1951, in-8, percaline crème. Au premier plat, noir et or, tête d'éléphant (p. 173) noire sur fond doré, titre doré. Second plat muet, au dos, tête d'antilope dorée (p. 107, 136), (2)-183-(7) pp. ¦Édition illustrée de 59 dessins par Henri Deluermoz, dont 4 h.-t. en couleurs, 6 ill. à pleine page et 49 in-texte, lettrines, bandeaux et culs-de-lampe.Première édition illustrée en 1933 avec le même plat historié. Réédité en 1935, 1949...Table : Ouarâ, la lionne. Kho-Kho, le marabout. Nontap [histoire dun enfant et de cinq animaux]. Poupah, l'éléphant. Tân, l'antilope. Trois pauvres diables [histoire dun taureau, dun cheval et dune panthère atteints de la maladie du sommeil]. Un tout petit accident [histoire dun éléphant].L'auteur (Bordeaux, 1883-Maule, 1956), surnommé le "Kipling français", a connu une brusque célébrité à la parution de ce livre chez Grasset en 1929 (prépublié partiellement dans la Revue des Deux Mondes en juin et oct.-nov. 1928), et qui obtint le Grand Prix du Roman de l'Académie Française. Il relança en France la mode des histoires animalières, venue du fond de notre littérature (Le Roman de Renart et les fabulistes tel La Fontaine) et qui avait été illustrée par Louis Pergaud avant la guerre, puis par Maurice Genevoix. Il donna d'autres séries de contes animaliers : La Comédie animale (1930) et D'autres bêtes qu'on appelle sauvages (1934).La Revue des Deux Mondes écrit, en juillet 1929 : « Nul ici n'a oublié la fin douloureuse de Ouarâ la lionne, ni l'ironique mésaventure de Poupah l'éléphant. C'est bien à tort qu'on a évoqué à ce sujet le nom de Kipling. La manière d'André Demaison lui est particulière, et il ne relève que des émotions qu'il a lui-même éprouvées dans la compagnie de ses humbles héros, au cours de longs séjours dans celte nature africaine dont il se fait le prestigieux évocateur. Mais, la remarque est de M. Paul Bourget, il importe que, chez nous aussi, la littérature reflète la vie des contrées lointaines et des « pays estranges ».A la mort de Kipling, André Demaison écrit un bel hommage à l'écrivain disparu dans Les Nouvelles littéraires (n°693, 25 janvier 1936), sous le titre La lumière qui ne s'éteint pas, Rudyard Kipling, Homère de l'Empire : « C'est au cours des années qui précédèrent la guerre que je découvris l'œuvre de Kipling. Je venais de faire mon service militaire à Dakar et à Thiès ; je fondais de nouveaux comptoirs (…) dans les terres de l'Afrique occidentale (…) C'est dans cette situation qu'un camarade rapporta, un jour, de son congé en France, tout un lot de volumes de Kipling. Personnellement, j'étais en état de réceptivité, mieux que cela : en état de grâce pour accueillir ces récits et cette poésie. Mon émotion fut magnifique. Ainsi, un homme qui avait vécu notre vie dans les Indes prestigieuses, s'occupait de nous, les exilés, les aventuriers. Il dégageait de cette rude mais magnifique vie que nous menions toute une poésie tumultueuse que nous sentions, que nous subissions et qu'il rendait concrète, qu'il rendait humaine. Toutes les nouvelles publiées à cette époque y passèrent, ainsi que les deux Livres de la Jungle et Kim (...) Les Livres de la Jungle furent pour nous, hommes de la brousse africaine, la visite d'une grande dame mystérieuse. C'était l'Asie qui venait à nous, chargée de ses splendeurs et du secret de nos origines. Nous avions bien appris que les bêtes se mêlaient aux dieux de l'Inde éternelle et qu'elles tenaient leur rang dans ces épopées hindoues qui avaient pour théâtre le ciel le plus divers et la terre la plus élevée du monde. »Dans ses livres, Demaison a su transcrire et transposer cette poésie et cette splendeur de lunivers animalier de lAfrique. Il influence à son tour les récits animaliers de René Guillot (1900-1969).Nic Diament, Dictionnaire des écrivains français pour la jeunesse, pp. 203-204.Très bel exemplaire.
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