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DILLAYE (Frédéric) . Les Etapes du cirque Zoulof .

DILLAYE (Frédéric) . Les Etapes du cirque Zoulof .

SKU : 9501120
500,00 €Prix
Paris, A la Librairie illustrée, [1892], in-8 (22 x 14,5 cm), percaline émeraude. Au premier plat polychrome, un bandit assailli par un aigle de Mongolie (un "bearcoote", ill. p. 233). Au second plat, fer noir et fer doré superposé, au dos, tête de clown dorée, tr. dorées (A. Souze fils, graveur, Engel, relieur), (8)-421-(3) pp. (H.19) ¦Édition originale illustrée d'un frontispice et 26 gravures hors-texte par Charles Clérice, et de 4 cartes. D'abord publié en feuilleton dans Le Journal des voyages n° 746-775 (25 oc t. 1891 au 15 mai 1892). Deuxième titre de la série La Vie aux quatre coins du globe, après Les Millions du Marsouin (1891). Frédéric Dillaye, né à Villedieu-les-Poêles (1848-1905), est un écrivain de la Manche, auteur de Lignes et filets, petits tableaux de la pêche dans les rivières, sur les côtes et en pleine mer (Hachette, 1881, "Bibliothèque des écoles et des familles"), fonctionnaire au ministère des finances. Il collabore à diverses revues littéraires et scientifiques. Son premier éditeur est Lemerre, pour qui il écrit un livre inspiré par l'actualité des années 1870, Lettres sur l'affaire Bazaine (1874) et il dirige l'édition et l'annotation d'une collection de classiques (Voltaire, Lesage, Marguerite de Navarre, Scarron, Boccace, Perrault, 1877-1882). Il met à jour divers manuels de Thénot ou Goupil pour la "Bibliothèque artistique" dont un Manuel général de la peinture à l'huile (1884). Polygraphe, il rédige également Les Jeux de la jeunesse, leur origine, leur histoire et l'indication des règles qui les régissent (Hachette, 1885), avant d'écrire des romans historiques pour le Musée des familles (Les Héritiers de Jeanne d'Arc, 1887), puis des romans d'aventures pour le Journal des voyages (série La Vie aux quatre coins du globe , 4 vol.). Également dramaturge, il est aujourd'hui surtout connu comme auteur de manuels de photographie, dont le premier, La Théorie, la pratique et l'art en photographie, avec le procédé au gélatino-bromure d'argent (1891), a souvent été réédité. Le cirque est un thème éminemment romanesque, se prêtant à toutes sortes de variations, qui a inspiré un grand nombre d'auteurs. Sophie Basch a pu réunir des Romans du cirque (coll. Bouquins, Laffont, 2002) d'auteurs du XIXe siècle comme Jules Claretie (Le Train 17, suivi de Boum Boum), Edmond de Goncourt (Les Frères Zemganno), Rodolphe Darzens (Ukko Till, 1891), Gustave Kahn (Le Cirque solaire), Félicien Champsaur (Lulu), Gustave Coquiot (Histoire de deux clowns et d'une petite écuyère). Les romanciers populaires et juvéniles ne sont pas en reste : dans Circus and Allied Arts, R. Toole-Stott (qui mentionne Dillaye au n° 11793) cite Louis Boussenard (Tom le dompteur), Louis Desnoyers (Les Mésaventures de Jean-Paul Choppart), Armand Dubarry (Les Aventures d'un dompteur, d'un éléphant blanc et de deux pifferari, 1882), Georges Fath (Le Paris des enfants, 1869), Judith Gautier (Les Mémoires d'un éléphant blanc), Georges Le Faure (La Princesse Bengali, 1896), Hector Malot (Sans famille ), Albert Robida (Le Roi des jongleurs, 1897) ou Jules Verne (César Cascabel), qui font partie des classiques. Le roman de Dillaye est une "fantaisie piquante racontée avec beaucoup de verve et de bonne humeur" dit Camille Doucet dans un rapport à l'Académie française, qui couronne le livre, conduisant "le lecteur à travers la Russie jusque dans l'Asie centrale" (L'Art et l'idée, 1892). Il est longuement analysé par Janine Neboit-Mombet dans L'Image de la Russie dans le roman français (2005). Comme Louis Jacolliot ou Henry Leturque, il connaît son métier et sait accommoder les règles du roman d'aventures aux exigences des éditeurs et des magazines. "Alors que la lecture d'un volume doit ménager au lecteur des temps de pause, sans quoi l'intérêt s'é mousse, la publication en feuilleton permet une action quasi continue, le repos étant assuré par l'intervalle obligé entre deux épisodes" "Recherche du père et liberté se retrouvent dans Le Cirque Zoulof, dont les premières aventures ont lieu en Chine. Grâce à Michael Zoulof, Olga Michaëlovna, l'écuyère du cirque, retrouvera en Sibérie son père, injustement condamné et réhabilité." "Le Cirque Zoulof est la narration sincère d'un voyage, plein d'imprévu et de pittoresque, entrepris à travers l'Asie centrale par une troupe nomade dont les principaux personnages sont des Russes et des Français". L'auteur "nous peint avec une vérité saisissante la nature et l'aspect, la flore et la faune des pays où il nous promène, les moeurs, les coutumes et les caractères des indigènes qui les habitent. C'est une véritable exploration au cours de laquelle s'enlace, se noue et se dénoue un drame émouvant, dans laquelle sont mises en jeu les plus poignantes émotions de la vie humaine." (Le Journal des voyages, 1891, cité par J. Neboit-Mombet). Nous sommes bien ici dans le cadre du roman d'aventures, composé par un rival ou un émule de Jules Verne pour les lecteurs de ce magazine de géographie populaire, dont la vocation est d'éduquer en récréant. Le livre fait partie d'une petite collection, "Bibliothèque du Journal des voyages" d'abord parue dans le format in-12 (7 titres) qui se poursuit en in-8 (romans de Dillaye et d'Alphonse Brown, dont nous avons déjà présenté La Station aérienne, 1894, PH 18/345). Il existe un autre cartonnage pour cette série, signé A. Souze, au plat doré de scènes maritimes et d'un Indien en tête, marqué "combats, abordages, Surcouf, Lapérouse", et dans un cartouche central le titre de la collection. Bel exemplaire.
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