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DUPUIS (Eudoxie). [WELLS (Carolyn)]. La Fortune de Betty .

DUPUIS (Eudoxie). [WELLS (Carolyn)]. La Fortune de Betty .

SKU : 9500451
350,00 €Prix
Paris, Librairie Ch. Delagrave, [1904], gr. in-8 (30 x 20 cm), percaline ocre, bords biseautés. Au premier plat noir et or, composition Art Nouveau, Betty en larmes (p. 29), sous le regard mauvais de Mme Tucker, au-dessus une jeune femme élégante s'évente (Miss Van Court, p. 57), le tout parmi des volutes de dentelle. Paon noir au second plat, au dos motifs décoratifs reliés par des rayures en long, tr. dorées, pages de garde orange ornées d'arabesques et de volutes (formant un D), 238-(2) pp. ¦Édition originale française i llustrée de 31 dessins par A. BIRCH, de ce roman adapté de l'anglais. L'argument du livre, qui se situe à New York, est résumé par la revue Études (1904) : "Une fillette de douze ans, Betty Mac Guire, que l'on croit orpheline, est malmenée par la désagr éable Mistress Tucker, tenancière d'une maison meublée, qui l'a prise à son service. A la suite d'une mésaventure qui lui vaut un dur châtiment, notre héroïne fait la connaissance de Miss Van Court, qui la met sur les traces de sa famille. Nous voyons, peu après, Miss Betty en possession d'une grande fortune et maîtresse d'en disposer. La fillette, qui est très intelligente, envisage avec son caractère primesautier, un peu entêté, mais affectueux et délicat, les devoirs de sa nouvelle situation. Elle s'achè te une maison... et une famille. De plus, elle s'instruit vaillamment. Pourtant, on s'amuse bien chez Betty et tous les épisodes du "jour anniversaire", de la promenade en yacht, etc., sont des pages délicieuses de gaieté. Mais un bonheur inespéré attendai t Betty pour la consoler de ses épreuves passées. Elle croyait sa mère morte, elle la retrouve." Comme cela arrive à cette époque, notamment dans les romans pour la jeunesse, l'éditeur de ce livre, traduit de l'anglais (États-Unis), n'indique pas le nom d e l'auteur, mais y substitue celui de la traductrice Eudoxie Dupuis (1835-vers 1906), une des plus importantes contributrices du magazine Saint-Nicolas où le roman parut d'abord en feuilleton. Il convient donc de se tourner vers l'édition américaine, S aint-Nicholas, dirigée par la romancière Mary Mapes Dodge (auteur des Patins d'argent, adapté par Hetzel qui le publie en français sous le nom de P.-J. Stahl), pour identifier le roman original et son auteur, Carolyn Wells (1862-1942). Il s'agit de son premier grand succès, paru en 1899-1900. Poète, romancière, anthologiste, elle a écrit 170 livres, d'abord des romans pour la jeunesse formant des séries avec différentes héroïnes (Betty, Patty ou Marjorie). A partir de 1902, elle réunit des anthologies d' humour, de "nonsense" et de poésie. Découvrant les romans policiers d'Anna Katherine Greene vers 1907, elle décide de se lancer dans ce genre nouveau, créant le personnage du détective Fleming Stone, héros d'une soixantaine de romans. L'un d'entre eux (La Maison de l'horreur) a même été traduit en français dans la collection Le Masque, en 1934 ! L'illustrateur A. Birch est en fait Reginald Bathurst Birch (1856-1943), connu pour avoir été le premier illustrateur du Petit Lord de Frances Hodgson Burnet t (1886, traduit en français en 1887 dans le Saint-Nicolas par Eudoxie Dupuis, puis en volume en 1888). Le plat historié est un magnifique exemple d'Art Nouveau, mariant formes et couleurs dans un style onirique parfaitement adapté au sujet du livre. L 'ouvrage a eu au moins quatre éditions, il existe aussi en percaline lie-de-vin (3e éd., 1914) et en percaline mandarine tramée (4e éd., s.d.). Très bel exemplaire.
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