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ENGELHARD (Maurice). La Chasse et la pêche. Souvenirs d'Alsace .

ENGELHARD (Maurice). La Chasse et la pêche. Souvenirs d'Alsace .

SKU : 9501262
450,00 €Prix
Paris, Berger-Levrault & Cie, éditeurs, 1888 (1er octobre 1887), gr. in-8 (29 x 19 cm), percaline bleu pétrole, bords biseautés. Au premier plat, noir et argent, scène de chasse dans la campagne (le miroir aux alouettes, p. 143), deux personnages, assis au milieu d'un champ au soleil levant, l'un armé d'un fusil, l'autre tenant une ligne qui se prolonge à travers le titre en lettres de fantaisie jusqu'à un piquet où elle s'enroule, ce qui permet d'actionner la planchette où sont fixés des morceaux de miroir , avec au pied de ce dispositif deux alouettes abattues. Second plat muet, dos orné du titre en long en lettres du même style, tr. dorées (Paul Souze, graveur), VI-(2)-316-(4) pp. ¦Première édition illustrée de 132 compositions par Henry Ganier. De 1864 à 1888, lauteur a écrit quatre livres sur la chasse et deux articles dans la Revue alsacienne. Nous avons déjà présenté ce livre (le dernier de lauteur) dans une autre couleur de toile, vert clair (PH 17/328). Cette version se distingue de celle en bleu pétrole par un détail intéressant : la première est estampée à lor, la seconde au palladium. Sur chacun, leffet de contraste est une réussite esthétiquement remarquable. L'argent est tout autant approprié au sujet que lor, le miroir qui scintille dans la verdure du paysage, attirant fatalement par ses éclats les alouettes trompées. L'auteur explique cette technique de chasse : « L'alouette est un oiseau chanteur. Elle plane à de grandes hauteurs : on ne la voit pas, mais on l'entend. Ses ailes sont infatigables comme sa voix. On dirait qu'elle se repose en volant et elle chante toujours. « Ce qu'elle aime surtout, c'est le soleil. Dès qu'il se lève, l'alouette chante ses louanges. C'est l'oiseau matinal par excellence. « Mais l'homme a spéculé sur cet amour de l'alouette pour le soleil et il a inventé la chasse au miroir. « Au mois de septembre et d'octobre, le chasseur part avant l'aurore, accompagné d'un gamin qui porte un instrument singulier. « C'est une planchette taillée en prisme, et ses faces sont garnies de petits morceaux de miroir. Au-dessous est pratiqué un trou où s'agence une cheville. De plus il faut un piquet et une ficelle. « Quand on arrive à l'endroit voulu, le piquet est planté en terre, la cheville fixée sur le piquet, et le miroir tourne selon les mouvements imprimés à la ficelle. Le chasseur et le gamin vont se cacher derrière quelque buisson et là ils attendent que le soleil se lève. « Quand s'allument les rayons dorés du ciel, le gamin tire la ficelle et le miroir tourne. Il reflète la lumière et projette des éclairs. « Les alouettes s'approchent en grand nombre, non pas pour se mirer, mais pour voir l'image de l'astre dont elles sont amoureuses. Et c'est à ce moment que le fusil du chasseur les frappe d'un plomb mortel !« A quoi donc servent les évolutions gracieuses, la richesse du chant, et l'amour du soleil, s'il faut périr d'une si cruelle façon ? C'est que les mauviettes à la brochette sont excellentes et que rien n'égale les pâtés de Chartres et de Pithiviers. »Un de nos lecteurs, Gilles Avot, nous signale lexistence de variantes de couleurs de toiles : bleu gitane frappée au palladium, marron, et peut-être lie-de-vin.Ces quatre ou cinq variantes sont toutes rares et recherchées.Exemplaire superbe.
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