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ESPARBES (Georges d') . L'Epopée française .

ESPARBES (Georges d') . L'Epopée française .

SKU : 9500029
350,00 €Prix
Paris, Delagrave, 1910, in-4 (30 x 21,5 cm), percaline grise, bords biseautés. Au premier plat, noir et or, soulignés au palladium, avec un léger relief, un grenadier de l'Empire sur un champ de bataille, tenant un drapeau en lambeaux dans un encadrement de feuilles de chêne dorées, avec aux angles les symboles des quatre périodes politiques successives (fleur de lys royale, bonnet phrygien révolutionnaire, aigle impériale, coq républicain). Second plat orné d'un paon faisant la roue, à froid, au dos, médaillon portant un canon fumant vu de face, avec au loin la silhouette de l'empereur, d'un officier et d'un soldat sur fond de ciel rougeoyant, en bas un baudrier noir, doré et au palladium, tr. dorées, 295-(5) pp. ¦Édition originale illustrée de 64 dessins en noir (dont 24 lettrines, 24 cul-de-lampe et 6 hors texte) et de 12 aquarelles hors texte en couleurs, dont un frontispice, par René Giffey.Réédité en 1916 (3e édition), avec une teinte orange et non plus rouge pour les reflets sur les nuages, le soldat et le sol.Ces 24 récits militaires, regroupés par périodes (La royauté Henri IV, Louis XIV, Louis XV, La Révolution, l'Empire, La Restauration) sont d'abord parus dans la presse, puis certains ont été réunis dans divers recueils, dont La Légende de l'Aigle (1893), La Guerre en dentelle (1896), etc. Le volume se clôt sur la conquête de l'Algérie. Poète et romancier, Georges d'Esparbès (1863-1944) devint conservateur du Château de Fontainebleau. « D'abord dessinateur, il se fit connaître comme écrivain en publiant dans Le Journal, alors à ses débuts, des récits héroïques, sortes de poèmes en prose du genre épique d'une facture toute nouvelle. G. d'Esparbès devint ainsi l'historiographe des guerres de l'ancien régime et de l'époque impériale, essayant de placer l'épopée française à la portée du peuple et de mettre en relief les humbles héros de notre gloire militaire (...). Pour la période napoléonienne surtout, G. d'Esparbès a excellé à rendre émouvante, par la poésie de l'action et le pittoresque des détails, la figure si française du grognard légendaire. C'est la légende, en effet, que cet écrivain a substituée à l'histoire, mais il ne s'est pas tant écarté de celle-ci qu'il pourrait sembler grâce à une documentation scrupuleuse et à un art réel dans la reconstitution du cadre des événements et de la physionomie des acteurs » (Talvart et Place). En 1893, dans Le Journal, François Coppée avait salué le nouveau conteur en ces termes : « Deux ou trois scènes militaires, signées Georges d'Esparbès, me firent tout de suite dresser l'oreille. Attention ! Voilà du talent ! Et puis, cela sentait la poudre et flattait mes passions de vieux cocardier. Je le déclarai, de bon cœur, dans un de mes articles (...) » « Je l'ai surnommé "d'Esparbès des Batailles", et ce serait une fierté pour moi que le public lui maintînt ce sobriquet martial, après avoir lu la Légende de l'Aigle (...) » Coppée poursuit : « Georges d'Esparbès adore le soldat français et le connaît à fond. Il le dessine d'un seul trait, avec un étonnant relief ; il reproduit, avec une vérité parfaite, son langage héroïquement enfantin. Mais, surtout, il fait sentir la persistance, l'éternité du type. Tel il fut, ce soldat, dans les bataillons de Diomèdes et dans les escadrons d'Idoménées du Premier Empire, tel il était, hier encore, certainement, sous les ordres de Dodds, au Dahomey. Et dans les grognards de La Légende de l'Aigle je retrouve les joyeux sauvages aux cheveux longs qui suivaient Brennus et Vercingétorix, et qui, dans leur ivresse guerrière, se mettaient nus pour combattre. » (Mon franc-parler, 1re série, Lemerre, 1894). Dessinateur qui s'illustra plus tard dans la bande dessinée, René Giffey (1884-1965) a débuté dans la presse et chez l'éditeur Delagrave, illustrant Don Quichotte de la Manche de Cervantès (1907), Le Trésor de la montagne d'azur (1908) et La Perle de sang de Salgari (1909), Les Sondeurs d'abîmes (1911), L'Ile du solitaire (1913), La Vallée mystérieuse de Maurice Champagne (1915), etc. Sur le même sujet, voir la trilogie de Paul de Clermont débutant par La Guerre en sabots 1792-1796 (Ch. Tallandier, 1900, plat historié signé Georges Conrad, PH 48/850 et 851). Talvart et Place, V, 233-37.
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