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FABRE (Jean-Henri) . La Science de l'oncle Paul .

FABRE (Jean-Henri) . La Science de l'oncle Paul .

SKU : 9500912
350,00 €Prix
Paris, Librairie Delagrave, 1926, in-8 (29,5 x 20 cm), percaline vert olive. Au premier plat, décor nuageux bleu, noir et or, une ruche au milieu de fleurs, fruits et légumes (melon, raisin, pommes), l'oncle Paul et ses trois neveux sous un arbre, dans un médaillon à fond nuageux blanc. Second plat muet, titre doré et filets noirs au dos, 239-(1) pp. ¦Édition illustrée de 160 figures : 128 dessins et gravures de L. Dumont ou Millot, tirées d'éditions antérieures, 15 dessins inédits d'Antoine Raynolt (dont le frontispice) et 17 photographies dont 9 hors-texte. 80 entretiens familiers de l'oncle Paul avec ses neveux Émile, Jules et Claire sur les animaux, les plantes, les minéraux, le ciel, la terre et l'industrie (de la fourmi aux métaux, du coton au papier, de l'imprimerie aux papillons, araignées, vipères, orties, orages, de l'électricité aux nuages, pluie, volcans, locomotives, fleurs, fruits, champignons, escargots, mer, abeilles, etc.). Intervient aussi le couple Jacques et Ambrosine, qui aident aux champs et à la maison. Célèbre pour ses Souvenirs entomologiques (dix volumes de 1879 à 1907), Jean-Henri Fabre (1823-1915) a fait paraître, de 1861 à 1901 « une centaine de petits ouvrages scolaires ou didactiques, beaucoup moins connus, presque tous édités à Paris par Charles Delagrave et par son prédécesseur Fernand Tandou », explique Yves Cambefort dans son étude Les Débuts d'un grand vulgarisateur et de son éditeur: Jean-Henri Fabre et Charles Delagrave (1863-1867) (in Revue française d'histoire du livre, n°116-117, 2002). « Les années 1850-1890 étaient celles de la "vulgarisation" de la science : l'époque avait à cœur de rendre accessible à tous, essentiellement par le livre, un ensemble de découvertes qui renouvelaient profondément les connaissances scientifiques ». Fabre mène d'abord une carrière d'enseignant dans divers postes à Carpentras, en Corse et à Avignon, en marge de laquelle il commence ses recherches. Ses premiers livres (sur la chimie) attirent l'attention du ministre de l'instruction, Victor Duruy, qui lui rend visite en 1867. Lorsqu'il s'installe à Orange, en 1871, il devient écrivain à plein temps. En 1879, il emménage à Sérignan-de-Comtat et y établit son fameux laboratoire d'observation de la nature. En 1866, sur le modèle de l'Histoire d'une bouchée de pain de Jean Macé qui rencontrait un grand succès chez Hetzel, Fabre publie l'Histoire de la bûche (Garnier), « sous la forme d'un "livre d'étrennes" typique » (ibid.). Contrairement aux rêves de l'auteur, il n'y en eut pas d'autres de son vivant, Delagrave ne le souhaitant pas pour des raisons éditoriales. Fabre propose d'autres projets à son éditeur (lettre du 21 juin 1865) : « Que penseriez-vous alors d'un véritable livre de lecture courante, bien simple, à la portée des moindres écoles [...] ? Je voudrais mettre dans ce livre de modestes notions sur les sciences physiques et naturelles, sur l'industrie, l'agriculture, les grandes inventions ; je voudrais vivifier ces aperçus scientifiques par quelques échappées sur la morale, et les dramatiser par le dialogue, par le récit [...] Si nous pouvions nous entendre, je m'en occuperai ces vacances [...] Il ne tiendra qu'à vous d'avoir la préférence pour ce livre, pour l'Oncle Paul, comme je me propose de le nommer ». « C'est ainsi, commente Yves Cambefort, que nous voyons apparaître, pour la première fois, le fameux "oncle Paul", qui deviendra l'un des personnages les plus célèbres de Fabre, l'interprète le plus fidèle de sa pensée. Fabre l'avait créé sur le modèle des adultes érudits et moralisateurs qui instruisent les enfants dans toute une série d'ouvrages, comme Maître Pierre, ou le Savant de village, édité par Levrault, ou encore Petit-Jean de Charles Jeannel. En fait, le premier livre imprimé où figure l'oncle Paul ne paraîtra qu'en 1869 (Le Livre d'histoires), mais [il] reprendra du service à plusieurs reprises pendant une vingtaine d'années. Son dernier avatar, le Maître Paul de 1889 semble une référence directe au Maître Paul de Levrault ». « Demeuré à Sérignan dans l'oubli du monde et dédaigneux de la gloire, Fabre s'est vu récemment combler de tardifs honneurs », dit le Larousse mensuel en 1915. « De toutes parts lui parvenaient les marques les plus sympathiques d'admiration. Il semblait que ses admirateurs voulussent tous à la fois couronner de lauriers la tête chenue du vénérable poète des insectes et éclairer d'un brillant rayon de joie le crépuscule d'une vie si noblement remplie ». Parmi les admirateurs participant à son jubilé en 1910, citons Henri Poincaré, Edmond Rostand (père de Jean Rostand, biologiste et vulgarisateur), Romain Rolland et Maurice Maeterlinck. Bien plus tard, dans les années 1950, un autre personnage appelé l'oncle Paul fit les beaux jours du journal Spirou avec la série pédagogique Les Belles Histoires de l'Oncle Paul, sans doute nommée ainsi en référence à J.-H. Fabre !Bel exemplaire sans rousseurs.
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