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[FIGARO] . MASQUE DE FER (LE) . Echos illustrés du Figaro .

[FIGARO] . MASQUE DE FER (LE) . Echos illustrés du Figaro .

SKU : 9500980
500,00 €Prix
Paris, Au bureau du Figaro, 1878, in-folio (38,5 x 29 cm), percaline chagrinée bordeaux. Au premier plat (d'après la vignette de la page de titre), noir, or et palladium, un masque de fer hilare au palladium, emprisonnant une nombreuse assemblée de rédacteurs dorés, tenant plume, crayon, pique et flèches, fouet, tapette et fleurs de rose, titre et encadrement noir. Au second plat, même encadrement noir, avec au centre le F du titre doré, noué d'une plume, dos muet, tr. dorées (Engel, relieur), (4)-VI-262-(2) pp. ¦Édition originale de cette réunion collective d'échos du Figaro, illustrés de 295 dessins de Bertall (Albert d'Arnoux, 1820-1882).Préface par H. de Villemessant (publiée dans Le Figaro du 11 novembre 1878).Les échos (ou "nouvelles à la main") se répartissent en deux groupes : "Echos de Paris" et "Petit dictionnaire au crayon", publiés en alternance, pp. 1-224, signés dans le journal : « Le Masque de Fer » ou « Dr Grégoire » (alias Adrien Decourcelle, pour le dictionnaire).Suivent pp. 225-262 les "Principales industries parisiennes", pages d'annonces publicitaires illustrées (87 firmes, marques, industries, banques, compagnies, magasins, éditeurs, journaux, imprimeurs, etc.) et liste d'adresses de magasins, services, fabriques etc., classée par genres et sujets (p. 225).Il était annoncé une deuxième série qui ne vit pas le jour, le propriétaire du journal disparaissant lannée suivante.Ayant débuté comme directeur de journaux de mode en 1839, Hippolyte de Villemessant (1810-1879) relance en 1854 Le Figaro (créée en 1826) et lui donne une nouvelle impulsion : dabord hebdomadaire puis bihebdomadaire en 1856, il devient quotidien en 1866. Ce journal initialement satirique, mondain et parisien, diffusé dans les cafés, restaurants, hôtels, cercles, stations balnéaires, doit son succès à ses rubriques déchos, de brèves, de bons mots et de « nouvelles à la main », qui perdureront lorsque le titre deviendra un quotidien politique et littéraire de référence. Ses Mémoires dun journaliste sont publiés en six volumes de 1872 à 1884, après avoir été publiés dans les colonnes du journal.Villemessant explique dans sa préface limportance des échos du Figaro et comment ils sont fabriqués: « Qui, mieux que celui qui signe ces lignes, pourra défendre la Nouvelle à la main, quil na certes pas la prétention davoir inventé, mais quil a, de laveu même de ses confrères, rénové ? Cest, il faut bien le dire, de la Nouvelle à la main, de lEcho, que le Figaro est né ; cest à eux quil a dû ses premiers succès, quil doit encore une large part de ceux daujourdhui ; ce sont ses grelots (…). Quels sont les plus grands ennemis de la Nouvelle à la main ? Je vais vous le dire : ce sont les grands journaux dont elle nest pas la spécialité. »Les ancêtres du genre se nomment les Dumas, Roger de Beauvoir, Méry, Roqueplan, Gozlan. Depuis 1871, Philippe Gille est en charge de la rubrique, dont les articles du Masque de fer sont écrits par de nombreux rédacteurs : « le bureau où se fabrique les Echos de Paris ressemble plutôt à un passage quà une étude de notaire ; là tout le monde parle haut, on discute, on raconte, et si le bon mot, la nouvelle à la main ny éclosent pas, on les rapporte tout frais du dehors ; chacun vient y dire, en fumant un cigare, ce quil a vu, entendu, et on pense ce que doivent être les nouvelles de ce flot de gens de lettres, de vaudevillistes, de peintres, de gens du monde, qui viennent passer là un quart dheure, comme on va au cercle ou à un foyer de théâtre. » Il nomme certains de ces fournisseurs danecdotes spirituelles : Cham, Dumas, Sardou, Lachaud, Labiche, Offenbach, Siraudon, Gondinet, Meilhac, Halevy, etc., et rappelle certaines mystifications célèbres du journal, telle cette prétendue lettre inconvenante de Roqueplan, publiée le 11 juin 1870, soi-disant imprimée avec une encre sympathique spéciale, laissant un large espace blanc, et que de nombreux lecteurs ont essayé de lire et de faire apparaître, au moyen de produits chimiques ou du fer à repasser, au risque de brûler leur exemplaire !Lun des plus anciens de la presse française, créé en 1826, ce journal toujours publié a fait lobjet de diverses études historiques, dont celles de Jacques de Lacretelle (Face à l'événement, "Le Figaro", 1826-1966, Hachette, 1966), Bertrand de Saint Vincent (Le roman du "Figaro", 1826-2006, Plon/Le Figaro, 2006), Claire Blandin (Le Figaro : deux siècles d'histoire, A. Colin, 2007).On consultera aussi la biographie de Madeleine Roget-Mouliéras, Le Figaro : J. C. de Villemessant, 1854, naissance d'un journal (Éd. de l'Officine, 2003).Bel exemplaire.
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