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GAUTIER (Judith) . Mémoires d'un éléphant blanc .
  • GAUTIER (Judith) . Mémoires d'un éléphant blanc .

    1 200,00 €Prix
    Paris, Armand Colin & Cie, éditeurs, 1894 [1893], in-4 (31,5 x 23 cm), bradel percaline rouge, plats biseautés. Au premier plat, polychrome l'éléphant narrateur, en tenue de parade (ill. p. 22), couronné d'une étoile rayonnante (figurant sur plusieurs dessins, aux pp. 1, 9, 31, 45, 71, 137, 143), tenant une plume (ill. de la p. 1) au bout de sa trompe, écrivant un livre ouvert devant lui, avec à son côté un serviteur tenant un encrier et des plumes, dans un décor de colonnes surmontées d'une ogive de style oriental, encadré d'une frise végétale et de filets dorés, avec deux gidouilles en bas. Second plat orné du logo aux initiales AC de l'éditeur, dos orné du motif argenté de la tête d'éléphant couronné de l'étoile rayonnante et écrivant avec une plume sur un livre ouvert devant lui, d'après le premier plat, mentions d'auteur, de titre et d'éditeur dorées, tr. dorées (graveur signant C. B [C. Blancheland].), (8)-192 pp. (AA3) ¦Édition originale en volume, illustrée de 34 dessins par Alfons Mucha dont 7 à pleine page, gravés par Michelet, Rougemon-Vignerot, Fernique, ornementation (52 dessins, un page de titre, 29 têtes de chapitres et 22 culs-de-lampe) par P. Ruty, gravés par Gillot. Contrairement à ce qu'affirment les livres sur Judith Gautier (par Joanna Richardson, Denise Brahimi, B. Knapp et Cohen, etc.), ce récit a bien été illustré par Mucha dès sa première publication, en feuilleton dans Le Petit Français illustré, du 30 septembre 1893 au 27 janvier 1894, avant d'être édité en in-4 (fin 1893) ou en in-12 en 1900 dans la Bibliothèque du Petit Français, toujours avec les dessins de Mucha, qui ne dédaignait pas de travailler pour les magazines de lectures populaires illustrés comme celui-ci ou Les Veillées des chaumières. Rappelons que Judith Gautier (1850-1917), fille de Théophile, très tôt attirée par les littératures de l'Extrême-Orient, apprit le chinois, le japonais, le persan, traduisit des poésies chinoises (Le Livre de jade, Lemerre, 1867) et dépeignit les moeurs orientales dans divers ouvrages comme Le Dragon impérial (1869), ou Iskender, histoire persane (1869 en feuilleton, 1886 en volume). Pour cette histoire enfantine (dont elle a peut-être imaginé le sujet dès 1875, lorsqu'elle composait Une journée dans le royaume de Siam pour Le Journal officiel), elle emprunte la technique, classique depuis Les Mémoires d'un âne de la Comtesse de Ségur, du récit raconté et même écrit par l'animal qui en est le héros. Les mémoires d'Iravata l'éléphant blanc, retracent l'histoire de sa vie à travers le royaume de Siam, puis en Inde avec le rajah de Golconde, le prince Alemguir, qui l'attache au service de la petite princesse Parvati, les raisons de sa fuite, son engagement par le directeur du Grand cirque des deux mondes, et les retrouvailles avec sa princesse lors d'un passage du cirque à Bombay. "Son héros est tour à tour éléphant sacré, éléphant guerrier et éléphant de cirque. Il traverse ces milieux si différents sans cesser d'être le plus honnête éléphant de la terre", résume la Bibliothèque universelle et revue suisse (1894, p. 171). P. Ruty enrichit d'ornements féeriques ou animaliers chaque tête de chapitre (marabout, pélican, boa, singe, hibou), dans une ambiance très "Livre de la Jungle" de Kipling.Le plat historié par Mucha rappelle celui du livre de Louis Rouselet, L'Inde des Rajahs, paru chez Hachette en 1874, présentant également une tête d'éléphant vue de face. Mais celui de Mucha a un splendide plat polychrome. L'ouvrage a été réédité en 2003 avec une postface d'Agnès de Noblet aux éditions Kailash, dans leur collection Les Exotiques. Pas de rousseurs. Variante de retirage du cartonnage : inscription "Librairie Armand Colin" au premier plat et au dos et logo AC au second plat (sans : "& Cie").Mention dorée "Institution Girard, Vincennes" au second plat.Monod, I, 721. Trigon, 162. Rêver l'Asie (1993), p. 222.Exemplaire sublime.
    SKU : 9501577
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