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GIRARDET (Marie) . La Petite reine de Balkanie .

GIRARDET (Marie) . La Petite reine de Balkanie .

SKU : 9500367
350,00 €Prix
Paris, Librairie Delagrave, 1915, gr. in-8 (29 x 20 cm), percaline vert tendre. Au premier plat noir et or, le mendiant Maroussio à qui la reine va donner son bracelet d'or ("Ginette avait aperçu, à travers la grille du parc, un mendiant en haillons", p. 41 - cette grille imprimée en or figure la "cage dorée" retenant la petite reine), dans un encadrement végétal Art Nouveau. Au second plat paon à froid, au dos encadrement Art Nouveau, tr. dorées, 240 pp.¦Édition originale illustrée de 135 dessins par Léonce BURRE T (1866-1915), dont 15 à pleine page. D'abord paru en feuilleton dans Saint-Nicolas et L'Écolier illustré en 1915, un des derniers romans publiés dans ces magazines qui cessent de paraître à la fin de la même année. L'argument du récit est donné par Le Correspondant : "Geneviève de Fierstadt avait à peine huit ans lorsqu'elle monta sur le trône de Balkanie. Un complot la force à s'exiler. Elle se réfugie à Paris où elle doit travailler pour vivre ; après de nombreuses et dures épreuves vaillamment s upportées, elle rentre en reine dans son pays où elle retrouve l'amour de ses sujets." (1915). Ajoutons que l'héroïne (surnommée Gina ou Ginette), âgée de treize ans au début du récit (débutant par son couronnement après une période de régence), ne songe qu'à s'amuser, bien qu'ayant bon coeur. Son nouveau caprice est de répandre ses bienfaits en se promenant anonymement parmi ses sujets. Elle sait faire preuve de charité comme le montre la couverture. Cette attitude lui vaudra d'être sauvée et de pouvoir s 'enfuir le moment opportun. Car ses espiègleries lui ont aliéné un de ses conseillers qui n'aura de cesse de comploter afin de mettre sur le trône un autre prétendant, en exil en Suisse, le prince d'Islaz. La reine déchue se retrouve simple écolière à Par is, se prend d'amitié pour une jeune Hindoue, Thamao, se rend avec elle sur la Côte d'Azur, assiste au Carnaval de Nice, villégiature à Dinard, puis en Italie, et se découvre une vocation artistique en confectionnant des poupées de cire, revêtues des costu mes nationaux de Balkanie, qui rencontrent un certain succès. Par la suite, elle devient sculpteur et, comme nous sommes dans un conte, elle épouse le fils du prince d'Islaz, qui avait pris sa place sur le trône de Balkanie, retrouvant sa position. Conte, mais modernisé : le cadre est un royaume d'opérette en Europe centrale, plus précisément une minuscule principauté des Balkans, actualité oblige. Les jeunes lecteurs et lectrices ont forcément entendu parler de cette région instable ("Chacun sait que cett e région est le théâtre de continuels bouleversements politiques", nous dit-on d'emblée), qui fut l'une des causes du premier conflit mondial dans lequel l'Europe était engagée depuis un an. Les Balkans et l'Europe centrale, aux marges de l'Autriche-Hongri e ont toujours été une réserve de royaumes imaginaires où les auteurs aiment à puiser. Que l'on se souvienne du Prisonnier de Zenda d'Anthony Hope (1894), situé dans le royaume de Ruritanie, ou bien cette autre principauté, le duché du Grand Fenwick, cad re du roman La Souris qui rugissait de Leonard Whibberley (1955). Les petits États comme l'Andorre ou la principauté du Liechtenstein sont des modèles réels à ces États imaginaires. La romancière Marie Girardet a peu écrit, une dizaine d'oeuvres de 1890 à 1917, les trois dernières chez Delagrave. En 1917, elle publie Braves coeurs, histoire d'une famille française pendant la guerre, illustrée par R. de La Nézière, sa contribution personnelle à la littérature enfantine de la guerre. Un dernier titre par aît en 1936. Elle est la femme du peintre et dessinateur Jules Girardet (1856-1938, d'origine suisse (fils de Karl Girardet, également artiste), qui a beaucoup travaillé pour Delagrave et a notamment illustré Le Lion de Camors de Louis de Caters (1895, cf. PH 19/367). Ce n'est pas à son mari que l'on a confié l'illustration du roman, mais au dessinateur et affichiste Léonce Burret, qui a travaillé pour la presse satirique (Le Rire, 1896-1915) et les éditeurs Juven (oeuvres de Mme Cremnitz), Boivin, De lagrave (oeuvre d'Augusta Latouche, Jérôme Doucet, Michel Épuy, etc.), Fayard, Lafitte, etc. En 1922, la deuxième édition de La Petite princesse de Balkanie bénéficie d'un nouveau plat historié, ce qui est peu commun : le dessin choisi représente la rei ne Gina dans son costume d'amazone s'échappant du palais au grand galop (p. 19). Bon exemplaire. Ors repris.
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