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GUIMET (Emile) et RÉGAMEY (Félix). Promenades japonaises.

GUIMET (Emile) et RÉGAMEY (Félix). Promenades japonaises.

SKU : 9501283
750,00 €Prix
Paris, G. Charpentier, éditeur, 1878, gr. in-8 (28,5 x 22 cm), percaline vert sapin, bords biseautés. Au premier plat, noir, crème et or, composition japonisante, tenture, paravent, lampion, jarre en rotin contenant un bouquet de fleurs, pot contenant des pinceaux, sur un fond de cartouches verticaux en quinconce portant trois caractères japonais (‘å dai = grand, “ú–{ nihon ou nippon = Japon, signifiant « Grand (Empire du) Japon »), séparé par lemblème de lempereur, le sceau (kiku no gomon) représentant des pétales de chrysanthèmes, motifs répétés sur toute la surface du second plat, ainsi qu'au dos, qui comprend en outre trois cartouches pour l'auteur, le titre et l'éditeur, tr. dorées (A. Souze, graveur, A. Lenègre, relieur), 212 pp. ¦Édition originale illustrée de 105 dessins d'après nature par Félix Régamey, dont six aquarelles hors-texte, la page de faux-titre et celle de titre illustrées et imprimées en rouge et noir, 32 lettrines, 2 têtes de chapitre, un cul-de-lampe (éventail), 21 à pleine page, 40 in-texte et une carte. Le dernier dessin est daté Yokohama août 1876, la plupart sont datés 1877.« Lorsquaprès vingt-trois jours de traversée on entrevoit les terres japonaises dessiner, dans les brumes du matin leurs silhouettes étranges, une double émotion envahit lâme. Au plaisir bien légitime darriver au port vont sajouter la joie de toucher enfin à ce pays presque fantastique que le XVIIIe siècle nous a fait deviner sur des laques, des paravents, des porcelaines et des ivoires, et que les récents événements politiques, les nouveaux moyens de locomotion ont, tout dun coup, mis à notre portée ». Ainsi sexprime lenthousiasme dÉmile Guimet pour lempire du Soleil-Levant, dès les premières lignes de son récit. Félix Régamey, non moins bouleversé par sa première visite, sextériorise à son tour : « Le spectacle est tout ce quon peut rêver de plus beau au point de vue de lart », et il ajouter, dans une lettre adressée à son père : « Cest à donner envie de pleurer. » (Hervé Beaumont, Les Aventures d'Émile Guimet (1836-1918), un industriel voyageur, 2014).« Après plus de trois semaines sur le Pacifique, à bord du steamer américain Alaska, depuis San Francisco, nos voyageurs aperçoivent au petit matin du 25 août 1876, neuvième année de lère Meiji, à travers la brume, les premières côtes japonaises », ajoute Hervé Beaumont.Ce dernier explique : « Il nous faudrait jeter un regard sur lincomparable relation quÉmile Guimet tisse avec le Japon avant de sy rendre en 1876, pour comprendre son inclination vers ce pays à la culture ancestrale, aux religions vives, aux traditions bien ancrées (…) Guimet eut plusieurs raisons de se pencher sur le monde nippon. Lyon, sa ville natale, la ville de soyeux jumelée avec Yokohama jouait un rôle non négligeable dans lindustrie du textile car elle avait été la première des villes de France à posséder des fabriques de soie ; la soie grège étant une ressource pour larchipel nippon. « Les Japonais étaient venus y apprendre le métier, Jacquard et les Lyonnais cherchaient des aspirations artistiques dans les produits japonais. » Guimet ne pouvait rester insensible au développement de cette industrie, étant patron dune usine de pigments liée à la fabrication du textile. »« Le circuit japonais dÉmile Guimet est classique : neuf semaines, pas un jour de plus, pour un parcours de mille kilomètres. Le circuit a été organisé par les services du ministère japonais qui contrôle lentrée, la sortie et les allées et venues de tout étranger dans larchipel (…) Le voyage saccomplira en chemin de fer, à cheval, en palanquin, à pied, etc., et de façon plus insolite en pousse-pousse (rickshaw), véhicule national à la mode (…) Ce moyen de transport amuse les touristes. » Mais au bout de quelques jours, Guimet juge ces « chaises à coureurs » peu humaines. « A peine débarqués à Yokohama, Guimet part sans perdre de temps en quête dobjets religieux, de peintures, de livres… accompagnés de Régamey qui, également tenté par « le démon du bibelot » dessine ou peint tout ce que fait Guimet, le suivant pas à pas. »« A la faveur de la désaffection pour le bouddhisme au Japon et de la méconnaissance de lOccident de cette pensée religieuse, les conditions dachat dépassent ses espoirs. Il acquiert, rapidement « plus de trois cents peintures japonaises religieuses, six cents statues divines et une collection de plus de mille volumes. » En 1878, il présente ses acquisitions à lExposition universelle de Paris avec, plus que jamais, la ferme volonté de créer un musée des religions dans sa bonne ville de Lyon. »On sait que lauteur créera le fameux Musée Guimet, qui existe toujours.Existe en cartonnages rouge, vert ou bleu.
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