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HAVARD (Henry). La Hollande à vol d'oiseau .

HAVARD (Henry). La Hollande à vol d'oiseau .

SKU : 9500316
600,00 €Prix
Paris, G. Decaux et A. Quantin, 1881, gr. in-8 (30 x 21 cm), percaline grise, plats biseautés, premier plat orné d'un décor noir et or représentant une vue générale de Franeker prise de la station (moulin, église, maisons, d'après le dessin de la p. 145), le titre sur fond de cercle solaire doré et de nuages, surmontés d'un vol de cigognes, second plat orné d'une vignette en noir (logo de l'éditeur Quantin), dos décoré d'un vol d'oiseaux en noir et d'une cigogne dorée, tr. dorées (A. Souze, graveur, Engel, relieur), (6)-II-400 pp.¦24 eaux-fortes en hors texte et un frontispice et 151 dessins au fusain in-texte, têtes de chapitre et culs-de-lampe par Maxime LALANNE, carte hors-texte. On notera que le dernier cul-de-lampe (p. 395) représente l'image en réduction du pla t historié. Dans sa nécrologie, le Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français (1922, p. 84) raconte comment Henry Havard (1838-1921) est devenu un spécialiste incontesté des Pays-Bas : "Il était né à Charolles en 1838. Son père, d'abord nota ire en cette capitale du Charolais, s'était occupé de l'industrie de la papeterie, zélé propagateur de projets d'union syndicale entre les mêmes métiers et ardent républicain. Henry Havard embrassa les opinions et les tâches paternelles, débuta comme journ aliste, batailla contre l'Empire, se jetant dans la mêlée avec fougue. Commandant dans la garde nationale, il partagea les illusions et les fièvres des patriotes exaltés par les désastres de l'année terrible, les tristesses du siège ; aussi fut-il prudent pour lui de s'expatrier au lendemain de la victoire du gouvernement de Thiers. Alors, il mena une vie errante et voyagea dans les pays du Nord. Ce fut là l'origine de sa sympathie et de ses études sur les Pays-Bas qu'il parcourut longuement, pénétrant l'ar t hollandais comme l'histoire, comme la langue. Il envoya à de nombreux journaux des chroniques, publia ses souvenirs de voyage, écrits d'une plume alerte, en de nombreux volumes..." Il publia notamment une série de trois volumes sous le titre La Hollande pittoresque : Voyages aux villes mortes de Zuiderzée (1874), Les Frontières menacées (1876) et Le Coeur du pays (1878). "C'est à elle que dans ces derniers temps se sont adressés tous les géographes, jaloux d'écrire correctement sur la Néerlande. M . Élisée Reclus pour sa Géographie universelle y a puisé à pleines mains. Enfin trois éditions successives, ajoutées à des traductions en anglais et en hollandais, n'ont point suffi à épuiser la vogue de ces curieux et intéressants petits livres" (averti ssement des éditeurs, Decaux et Quantin). Maxime Lalanne, qui avait "fait en Hollande le voyage traditionnel", était "obsédé par le désir d'illustrer ces sympathiques volumes" (id.). "Mais pour que le texte et les dessins présentassent cette unité indispen sable qui est un des charmes les plus exquis des ouvrages illustrés, il fallait que l'artiste revît avec l'écrivain les pays que son crayon allait reproduire. Un nouveau voyage était nécessaire. Ce voyage eut lieu. Toutefois, en parcourant les villes et le s campagnes néerlandaises, en suivant les routes et les canaux, l'auteur de la Hollande pittoresque s'est repris à écrire une description nouvelle de ces lieux qu'il revoyait pour la seconde fois. Et voilà comment un nouveau livre est né de ce nouveau vo yage. Ce livre, avons-nous besoin de le préciser ? ne ressemble en rien à ceux qui l'ont précédé. Moins scientifique et plus pittoresque, il revêt une allure plus vive et plus rapide" (ibid.). L'éditeur fait ensuite remarquer qu'il est divisé en 49 chapitr es de 8 pages comprenant chacun trois illustrations, particularité qui semble provenir d'une publication initiale en livraisons, Decaux étant le propriétaire de la Librairie illustrée, spécialisée dans ce type de publication. La 50ème et dernière livraison (conclusion et table) ne comprend que deux dessins. Par la suite, les deux auteurs, Havard et Lalanne, devenus amis, conçurent un second ouvrage, La Flandre à vol d'oiseau (1883), réalisé selon le même principe et publié dans une présentation similaire à celui-ci. La Hollande sera l'objet d'un autre ouvrage à plat historié qui entretient avec celui-ci un intéressant rapport. En effet, la couverture historiée de Hollande et Hollandais d'Hippolyte Durand (Furne, Jouvet, 1893, cf. PH34) se fait l'écho d e celle de Havard, et l'on peut comprendre pourquoi lorsqu'on sait qu'elle est signée Auguste Souze fils. Celui-ci reprend les motifs du vol d'oiseaux, du ciel nuageux et du soleil, comme en un hommage au travail de son père et comme symboles de la Holland e de toujours. Quelques traces d'usage sur les coins ou aux mors. Bel état général.
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