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HUGO (Victor). Le Livre des mères. Les enfants .

HUGO (Victor). Le Livre des mères. Les enfants .

SKU : 9501113
1 500,00 €Prix
Paris, J. Hetzel, éditeur, Firmin-Didot, frères et fils, libraires, [1861], gr. in-8 (27 x18,5 cm), percaline bleu violet. Au premier plat, fer doré, un enfant nu courant en tenant dans ses mains des fils reliés aux lettres du titre et de l'auteur, tournoyant autour de lui (ill. p. 264), dans un cadre ovale orné de motifs décoratifs, inscrit dans une réservé rectangulaire dessinée par un triple filet, aux angles arrondis, listel d'encadrement à froid. Au second plat, même encadrement à froid, au dos caissons dorés, tr. dorées (Engel, relieur), gardes jaunes, (2)-267-(1) pp. ¦Première édition illustrée dans un rare cartonnage à plat historié du milieu des années 1860.Un exemplaire figurait dans la collection Weissenberg, 4/10/2018 (n°34), avec un dos différent.Édition illustrée de vignettes par Froment, gravures par R. Brend'amour, de Dusseldorf.Recueil de poèmes datés 1837-1847 (57 poèmes) : Les Têtes blondes (15 poèmes). Les Jeunes filles (9 poèmes). Les Orphelins et les pauvres (8 poèmes). Souvenirs d'enfance (5 poèmes). Les mères (9 poèmes). Les deuils et les tombes (6 poèmes). Pauca meae (5 poèmes). Quelques mots de préface, par P.-J. Stahl.Première édition sous le titre Les Enfants (Le Livre des mères), Hetzel et Hachette, 1858. Nombreuses rééditions.Ce volume est une compilation thématique des poèmes dHugo sur les enfants, dédiée aux mères : « Ce qui est offert aux mères dans ce recueil, c'est le miroir même de leur cœur, c'est le trésor amassé de leurs plus vives comme de leurs plus suaves émotions. Amis et adversaires, tous, sans acception d'école et de parti, avaient admiré, éparses dans l'ensemble des œuvres du poète, les perles dont a été composé cet écrin. Chacune, pour ainsi dire, était célèbre pour son compte. Les éditeurs de ce livre ont eu raison de penser que, réunies, elles auraient une valeur inestimable. Ce recueil est, certes, unique en son genre. Cela a été, en effet, un don tout à fait particulier à l'auteur des ravissants poèmes qu'on va lire et relire de pouvoir peindre, de pouvoir chanter ainsi les enfants. Victor Hugo, contraste étrange, si l'on pense aux qualités robustes et parfois terribles qui distinguent son œuvre générale, Victor Hugo restera comme le plus tendre, comme le plus aimable, comme le plus véritablement sensible de nos poètes. Sur ce doux terrain de la famille, il est sans rival dans le passé aussi bien que dans le présent. Nul n'a su dire comme lui aux mères heureuses : « Voici vos joies » ; nul aux mères désolées : « Voici vos larmes. » Ce livre est plein de cris joyeux, de bruits d'oiseaux, de tous ces gais et charmants ramages qui sont la chanson de l'enfance. Hélas ! il est plein de douleurs aussi. Le poète y montre bien que la poésie de la famille est de la poésie sacrée, et qu'il n'y a rien de plus religieusement, de plus naturellement lyrique ici-bas, que le cœur d'un père à genoux sur la tombe de son enfant. Ce volume est donc en même temps la fleur de l'âme d'un grand poëte et la sainte émanation de sentiments presque divins, inspirés par le plus lamentable des deuils, le deuil de la maison. Quelques-unes des pièces qui le terminent sont des hymnes. Jamais, dans aucun temps et dans aucun pays, une douleur inconsolable n a eu cet accent à la fois ferme et ému, cet accent biblique qui donne la hauteur d'un cantique à la pièce qui a pour titre : A Villequier. Cette pièce clôt et devait clore, en effet, ce volume. J'ajouterai que j'aurais appelé ce livre Le Livre des mères, plutôt encore que Le Livre des enfants. Les enfants n'en sont que le sujet, les mères en sont le but : c'est à elles que ce livre appartient. Le succès considérable obtenu par l'édition in-18 de cet admirable recueil a engagé les éditeurs à en faire enfin une de ces belles et définitives éditions qui consacrent et illustrent, dans le sens moral comme dans le sens matériel du mot, les œuvres les plus universellement appréciées. La difficulté pour l'illustration de chacun de ces poèmes était de trouver un peintre, poëte lui-même, capable d'entrer dans le sentiment exquis de son modèle et de n'en pas gâter l'harmonie. Le talent élevé et délicat de M. Froment a précisément ce caractère de douceur dans la force qui lui permettait d'interpréter la pensée du maître. » (P.-J. Stahl, Préface de la première édition illustrée).Graveur et dessinateur, Eugène Froment (1820-1900) a surtout travaillé pour Hetzel, ses collections et son journal, le Magasin déducation et de récréation, ornant de nombreuses œuvres de ses dessins aux traits fins et délicats.Comme graveur, il travaille pour Delagrave (Louis Ménard, L'Art en Alsace-Lorraine, 1876), Mame (Charles de Montalembert, Sainte Élisabeth de Hongrie, 1878 ; Henri Wallon, Saint Louis, 1878 ; Roselly de Lorgues, Christophe Colomb, 1879 ; Armand Ravelet, Le Bienheureux Jean-Baptiste de La Salle, 1888), Hachette (Charles Grad, LAlsace, 1889), Palmé (Henri Lasserre, Notre-Dame de Lourdes, 1891).Cartonnage très rare dans une couleur peu fréquente.
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