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Illustrierte Geschichte des Weltkrieges 1914-15 . .

Illustrierte Geschichte des Weltkrieges 1914-15 . .

SKU : 9501092
450,00 €Prix
Erster Band. Stuttgart, Berlin, Leipzig, Wien, Union Deutsche Verlagsgesellschaft, 1915, gr. in-8 (32,5 x 24 cm), percaline rouge. Au premier plat, polychrome, une charge de fantassins (signée Anton Hoffmann, Muenchen), avec un étendard composé des drapeaux des quatre puissances alliées à l'Allemagne, dont la Turquie. Au second plat, vignette (chêne déraciné tenu par une main) et encadrement à froid, au dos noir et or torche enflammée tenue par un poing et mention "Gesetzlich Geschützt" (modèle déposé), pages de garde noir et or frappées de deux écussons à l'aigle (l'un à deux têtes) des empires centraux, en quinconce, séparés de l'étoile et du croissant turcs, IV-504 pp. ¦Édition originale abondamment illustrée de photographies et de dessins en noir in-texte ou à pleine page et de hors-t exte (dont 16 monochromes et 4 en couleurs à double page), et de trois cartes hors-texte dont deux dépliantes. Compositions de Richard Assmann, Max Barascudts, Claus Bergen, Fritz Bergen, Hugo L. Braune, Adolf Closs, Georg Hänel, Harry Heusser, Anton Hoff mann, Hans Hohrdt, Fr. Kienmayer, C. Klein, Ludwig Koch, Fritz Neumann, O. Merte, P. F. Messerchmitt, Willy Moralt, Alfred Roloff, Hans W. Schmidt, Karl Storch, Willy Stöwer, Paul Teschinsky, Ewald Thiel, R. Trache, Ernst Zimmer, etc. Publié d'abord en li vraisons de 24 pages sous couverture uniforme portant le même dessin que celui des plats, réunies ensuite en reliures éditeur à plat historié. La guerre se prolongeant, ce n'est pas moins de neuf volumes dont se compose la collection complète, jusqu'en 192 0. Une des plus belles, et une des plus exhaustives, histoire illustrée de la Grande guerre, vue du côté allemand. Un ouvrage majeur, présentant d'innombrables documents, faits, photographies et compositions. Le point de vue allemand sur la Grande guerre est d'une ampleur tout à fait différente de celui des Français. Dès 1914, les Allemands doivent être sur plusieurs fronts, notamment du côté oriental, qui sont présentés en détail dans l'ouvrage. L'alliance avec la Turquie fait également l'objet de longs d éveloppements, ainsi que les combats en Europe centrale. Un chapitre (p. 62) est consacré au siège de la ville chinoise de Tsingtau par les Japonais. Tsing-Tao (en français), alors concession allemande depuis 1898, est célèbre dans le monde entier pour sa bière, ce sont les Allemands qui ont créé la brasserie, en 1903, sur le modèle bavarois. Du côté occidental, l'invasion de la Belgique est abondamment traitée, notamment les combats et bombardements de Liège et d'Anvers. On constate que le ton et l'approc he sont, naturellement d'une tonalité tout à fait divergente des versions de leurs adversaires français ou belges, et que la "propagande" allemande emprunte des voies et des formes absolument différentes de celles adoptées par leurs ennemis. Autant les pu blications françaises relatent les combats (qui sont d'ailleurs souvent des défaites, en particulier durant le meurtrier été 1914) de manière lyrique, épique voire exaltée (avec un appel au légendaire et au mythe, par exemple l'allégorie gauloise, Gallia, venant en renfort du fantassin de 1914, un renfort surhumain qui permet de contenir les "hordes barbares" de Germania), autant le traitement réservé au conflit par les auteurs allemands, qui sont pour la plupart des militaires de haut grade souvent à la retraite, ou des professeurs d'université (le lieutenant général Baron von Ardennes, le Dr Bernouilli, l'écrivain de marine Hans Bruhnsen, Paul Otto Ebe, le professeur d'université Dr Haller, le major général Sprösser, etc.) est sérieux, dépassionné, technique et informatif : les aspects militaires priment sur les côtés idéologiques. Les Français parlent de "guerre du droit", stigmatisant les "atrocités allemandes" de leurs ennemis. Ceux-ci se défendent au sens propre comme au figuré. A ces accusations, ils r étorquent que les Belges (et les Français) violent les lois de la guerre en ayant recours à des francs-tireurs, qui, de fait, échappent à ces lois et peuvent être abattus ou pourchassés sans autre forme de procès. La chronique de la guerre vue par les All emands décrit la vie quotidienne des troupes, la stratégie, la guerre de mouvement, les engagements. Nous sommes au début du conflit et les différents fronts ne sont pas encore stabilisés, les tranchées viendront ensuite. Les images et photographies dépeig nent la violence des premiers affrontements et leur caractère impitoyable. Pour suppléer à la carence d'images, il est fait appel à de nombreux artistes talentueux. Ceux-ci sont pour partie des soldats engagés, qui dessinent des scènes prises sur le vif, certains sont des professeurs des Beaux-Arts (Anton Hoffmann, Hans Hohrdt, Messerchmitt, Hans W. Schmitt, Karl Storch, Willy Stöwer), tandis que Claus et Fritz Bergen sont peintres de marine. On remarque parmi eux le peintre Alfred Roloff (1879-1951), aute ur des couvertures de publications populaires comme celles connues en langue française sous le nom d'Harry Dickson. Cet exemple de production allemande en plat historié s'offre avec davantage de couleurs et de luxe que les réalisations similaires frança ises, souvent plus ternes, effort de guerre oblige (cf. Notre 75, PH 6/120 ; Tudesq, Les Mémoires d'un "75", PH 15/302). L'équivalent français est L'Illustration, mais nous ne sommes plus dans le cadre des plats historiés.
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