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LAS CASES (Comte de) . Le Mémorial de Sainte-Hélène .

LAS CASES (Comte de) . Le Mémorial de Sainte-Hélène .

SKU : 9500951
750,00 €Prix
Paris, Garnier frères, libraires-éditeurs, 1895, 2 vol. gr. in-8 (27 x 19 cm), percaline verte. Au premier plat, emblèmes napoléoniens frappés au palladium (aigle, lettre N, couronne de laurier, rubans). Second plat muet, au dos au palladium, titre et roulettes décoratives en tête et en pied, vignette aux emblèmes napoléoniens simplifiés (bicorne, lettre N dans une couronne de laurier derrière laquelle se croisent un sabre, une plume et une feuille de laurier, XXIV-1887-(1) pp., table détaillée. ¦Édition illustrée publiée en 236 livraisons (plus deux davant-propos et de préface et une de titre), comprenant 236 dessins (240 annoncés au titre) en couleurs par Bombled, dont deux frontispices, plus des culs-de-lampe. Citons quelques scènes choisies par lartiste (certaines interprétées daprès les gravures du temps) : une vue de Longwood (p. 225), le portrait dHudson Lowe (p 441), celui de Las Cases (p. 761) et du comte de Montholon (p. 777), Las Cases enlevé de Longwood (p. 1393), Hudson Lowe faisant fouiller les papiers de Las Cases (p. 1401), il linterroge (p. 1417), Adieux [de Las Cases] à Longwood (p. 1449). Journal tenu par Las Cases, de juin 1815 à octobre 1818, puis lors de son séjour en Belgique, suivi du testament de Napoléon (15 avril 1821) et de la biographie de vingt-six maréchaux. Emmanuel, comte de Las Cases (1766-1842) fut le secrétaire de Napoléon à Sainte-Hélène (1815-1816) avant dêtre expulsé par Hudson Lowe, gouverneur de lîle. Retenu prisonnier au Cap, puis assigné à résidence à Francfort-sur-le-Main, il vécut ensuite à Bruxelles, et ne put rentrer en France quaprès la mort de lEmpereur. Pour mémoire, rappelons les événements qui ont présidé à la rédaction de cet ouvrage (publié en 1823). Le site Napoléon1er.perso.neuf.fr les résume parfaitement : « Depuis le 17 octobre 1815, lEmpereur Napoléon est retenu prisonnier sur lîle de Sainte-Hélène, colonie anglaise, située en plein Atlantique à 1900 km de lAfrique et à 2900 km du Brésil. Quelques fidèles, pas toujours désintéressés, ont accepté de ly suivre et de partager sa réclusion. Il y avait là, Emmanuel de Las Cases, qui écrira sur place le célèbre Mémorial de Sainte-Hélène, suivi de son fils Emmanuel, âgé de 15 ans. Ils quitteront lîle le 30 décembre 1816. Nous trouvons aussi le général comte de Montholon et le général comte de Bertrand, accompagnés tous deux de leurs épouses, ainsi que lancien aide de camp de lEmpereur, le général baron Gourgaud. Au rang des serviteurs, il y aura Marchand, Saint-Denis dit Ali, Noverraz, Pierron, Archambault et quelques autres. Le 14 avril 1816, grand bouleversement dans lîle : le frégate Phaëton est en vue des côtes. À son bord, le nouveau gouverneur de lîle, sir Hudson Lowe et son état-major. Dès lors, les conditions de détention de lEmpereur vont se dégrader et un conflit permanent opposera les deux hommes jusquau cruel dénouement. Sir Hudson Lowe, militaire zélé et rigide, appliquera à la lettre les consignes de surveillance qui lui avaient été assignées par son ministère, poussant souvent leur interprétation bien au delà de la pensée de son initiateur. « Mais quel effet aurait produit en Europe, lannonce de lévasion de lEmpereur Napoléon de Sainte-Hélène ? Laction de sir Hudson Lowe a sans aucun doute été guidée par cette pensée obsédante. Mais aussi par crainte du déshonneur qui immanquablement aurait rejailli sur lui, si lacte avait été consommé. En 1815, lEmpereur ne sétait-il pas déjà échappé de lîle dElbe ? Ses excès de zèle lui vaudront les inimitiés du captif et de sa suite, mais aussi des commissaires européens en poste sur lîle et représentant leur gouvernement. » Le Grand Larousse du XIXe siècle consacre un article à Las Cases et un autre au Mémorial : « Très attaché à Napoléon dont il était chambellan, lauteur de cet ouvrage obtint, après Waterloo et la seconde abdication, lautorisation daccompagner à Sainte-Hélène le despote déchu. Il devint alors son secrétaire et resta auprès de lui jusquau 27 novembre 1816, jour où, sur la demande du gouverneur anglais, il fut arrêté et expulsé de Sainte-Hélène. Durant son séjour de dix-huit mois auprès de Napoléon, il avait consigné, jour par jour, tout ce qui avait trait à lexistence de ce dernier et les conversations familières dans lesquelles lempereur tombé, revenant sur son passé, jugeait les événements de sa carrière et les hommes au milieu desquels il avait vécu. Ce fut cette suite de notes quil publia quelques années après son retour en France. Il ny a point de composition proprement dite dans le Mémorial de Sainte-Hélène ; les sujets les plus divers y sont traités presque simultanément, et la division du livre par mois nempêche pas lauteur de mêler le passé au présent. Quelque décousu quil soit, le Mémorial de Sainte-Hélène nen est pas moins un ouvrage curieux et intéressant. On y trouve des vues politiques quelquefois neuves et profondes, de vastes projets, des tableaux dignes de lhistoire, des portraits de personnages qui sont présentés sans masque, des souvenirs intéressants et instructifs, des anecdotes curieuses, des récits dévénements dont linfluence se fait encore sentir (...). En publiant le Mémorial, Las Cases se proposa certainement de ramener lopposition libérale et la sympathie des gouvernements à la cause du captif du cabinet anglais (...). Le Mémorial est un long réquisitoire contre le gouverneur Hudson Lowe, et, comme tout réquisitoire, il exagère fort les choses. La partie intéressante et instructive de cette relation est celle qui nous dévoile les pensées et les vues de haute politique, les sentiments et les appréciations de Napoléon sur les hommes et les événements publics, les nuances de son caractère. De nombreux témoignages ont attesté lexactitude de Las Cases sur ce point. »Cette nouvelle édition illustrée paraît chez Garnier, qui publiait une collection de livres militaires, en général habillés de percaline verte ou marron. Nous avons déjà présenté des livres de Gaston Bonnefont et Dick de Lonlay sur la guerre de 1870. Lorsque Lonlay meurt (1893), H. Galli et Grenest prennent le relais comme écrivains militaires de cette collection. Leurs livres sont alors illustrés par Louis Bombled (1862-1927), collaborateur du Journal des voyages et futur illustrateur des Voyages excentriques de Paul dIvoi, de 1900 à 1911. Il ne faut pas confondre cette édition en deux volumes in-8 avec celle que Garnier publie en 1893 en quatre volumes in-12, non illustrée par Bombled. Existe aussi en percaline marron.Léditeur a réalisé un autre plat historié sur percaline verte frappée des emblèmes napoléoniens au palladium. Voir le numéro suivant.Très bel exemplaire.
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