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LATOUCHE (Augusta). Jessie la petite maîtresse de maison.

LATOUCHE (Augusta). Jessie la petite maîtresse de maison.

SKU : 9500749
250,00 €Prix
Paris, Librairie Delagrave, 1933, 5e édition, gr. in-8 (27,5 x 18 cm), percaline gris bleu. Au premier plat, polychrome, Jessie Thompson entre un domestique à qui elle donne ses ordres et son père artiste-peintre, tenant pipe et palette, devant un chevalet portant un de ses tableaux. Second plat muet, au dos, polychrome, soldat britannique sur silhouette de coupole de Saint-Paul, tête dorée, (4)-240 pp. ¦Première édition en 1913, après avoir été publié en 15 feuilletons dans le Saint-Nicolas, illustré de 134 dessins par Léonce Burret, dont 15 à pleine page.Dédié : « A ma charmante nièce et filleule, Gaby Parmiter, et à mes chers neveux d'Outre-Mer, je dédie ces lignes ».« Jessie Thompson, que nous présente Mme A. Latouche, n'est ni moins touchante, ni moins vaillante fille aînée d'un peintre anglais et d'une mère partiale et insignifiante, Jessie Thompson est une précoce maîtresse de maison dont on ne peut qu'admirer l'intelligence et la ténacité bien anglaise » (Revue bleue, 1913).« Fille d'un peintre de talent mais épris de son art au point de négliger entièrement la conduite de ses affaires matérielles, ayant pour mère une pauvre malade, dont l'affection et les préoccupations ne vont qu'aux derniers-nés de ses enfants, Jessie Thompson arrive à sauver de l'embarras, de la ruine peut-être, toute la maisonnée par sa courageuse initiative. Un tel résultat est si merveilleux qu'un ami de la maison supplie miss Jessie Thompson de venir réorganiser son propre intérieur ; et elle accepte. Combien d'autres auraient besoin d'être remis en état, en Angleterre et même en France, par l'énergique Petite Maîtresse de Maison ! » (Revue de Paris, 1913).A travers ses romans pour Delagrave, Augusta Latouche (pseudonyme de Marguerite Leblanc, 1864-1944, journaliste de profession), met en scène des héroïnes dégourdies, prenant des initiatives et conduisant le récit tambour battant. Après les romans de Jules Verne, relayés par ceux, déjà mentionnés, de Fernand Calmettes (Brave fille, 1888, PH 25/474 Mademoiselle Volonté, 1892, PH 26/490), Louis Mainard (Une cousine dAmérique, 1891, PH 34/658), Louis Boussenard (Mademoiselle Friquette), Paul dIvoi, les héroïnes féminines sont à la mode, et répondent au besoin didentification du lectorat féminin de plus en plus important des publications pour la jeunesse, qui sest constitué au fil du XIXe siècle et est représenté, à partir de 1905, par les hebdomadaires La Semaine de Suzette dun côté et par Fillette, journal plus populaire, de lautre.Cette tendance provient du monde anglo-saxon, surtout des Etats-Unis, où les femmes et les jeunes filles connaissent une autonomie plus précoce, à la fois dans la fiction et dans la réalité (cf. Carolyn Wells et Eudoxie Dupuis, La Fortune de Betty, 1904, PH 31/602).Aussi nest-ce pas un hasard si Augusta Latouche choisit la nationalité anglaise pour son personnage, à une époque où lEntente Cordiale invitait à mieux faire découvrir nos alliés aux jeunes lecteurs et lectrices de France, en parsemant le texte de mots anglais dont la traduction est donnée. Jessie, 14 ans et demi, est laînée dune fratrie de cinq enfants. Apprenant la ruine de ses parents, elle décide de sauver ce qui peut lêtre, en prenant la place de linstitutrice et de la bonne quon ne peut garder. Elle récupère toutes ses économies à la banque et devient la « petite maîtresse de maison », secondant la cuisinière Katy, qui accepte de ne plus être payée pendant un an, afin que son père artiste nait à soccuper de rien. Le dilemme est : « Faudra-t-il gouverner par la force du droit daînesse ou par celle de la clémence ? » Et ces options ne sont pas toujours aisées à tenir. Ce roman déducation plaisant et distrayant, mené tambour battant par des personnages pittoresques, basé sur une donnée originale, ne manque pas de péripéties. Le succès de lexposition de tableaux paternels permettra à la famille de se relever. Le mécène invite Jessie à Londres, où dautres aventures surviennent, lorsquil faut confondre une femme de chambre indélicate.Collaboratrice de la Revue des jeunes filles en 1899-1900, membre de lAssociation des journalistes en 1899 (la seule autre femme étant Séverine), concernée par la question sociale, Augusta Latouche est lauteur de cinq romans où ses préoccupations affleurent, parus chez Delagrave qui les prépublie dans LÉcolier illustré et le Saint-Nicolas : La Roulotte (1905, ill. Dutriac), LEnfant de la falaise (1909, ill. Raymond de La Nézière, PH 34/645), LEnfant de la mine (1910, ill. Paul Kauffmann, PH 04/072), La Petite Princesse noire (1914, ill. Segaldus), pour lesquels elle a reçu trois fois le prix Montyon de lAcadémie française.Ce roman est agrémenté de dessins de Léonce Burret, dont on a pu apprécier le talent dans La Petite impératrice, de Mme Blanche Cremnitz (Juven, 1911, PH 31/586) et La Petite reine de Balkanie de Marie Girardet (Delagrave, 1915, PH 25/480).Premier plat très explicite.
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