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LE BON (Gustave) . Les Premières civilisations .

LE BON (Gustave) . Les Premières civilisations .

SKU : 9300874
450,00 €Prix
Paris, Marpon et Flammarion, 1889, gr. in-8, percaline rouge. Premier plat encadré de filets dorés, orné d'une illustration composite noire et dorée sur fond vert, réunissant divers monuments et objets d'art des anciennes civilisations : au premier plan obélisque et statue de Ramsès II (ill. p. 65) ; au second plan à droite, façade du temple de Dendérah (ill. p. 117), posée sur le propylone du grand temple de Karnac (ill. p. 168) ; à gauche, au premier plan, divinité assyrienne à tête humaine et corps de lion (ill. p. 493) devant les colonnes de Persépolis (ill. p. 712-713), à l'arrière-plan, pyramides et ziggurat sur fond de soleil rayonnant (ill. p. 333). Second plat orné de motifs d'encadrements décoratifs noirs et d'une rosace centrale, dos orné de de ux vignettes dorées (colonnes de Persépolis au centre et sphinx à tête de roi, d'après l'ill. p. 21), titre et filets dorés, tr. dorées (Paul Souze, graveur, Ch. Magnier et ses fils, relieurs), (4)-820 pp. ¦Édition originale illustrée de 443 figures in et hors-texte, comprenant 333 reproductions, 41 restitutions, 60 photogravures et 9 planches photographiques d'après nature ou d'après des documents authentiques, dessinés par FAUCHER-GUDIN, Ch. KREUTZBERGER, A. MONTADER, A. MORLON, G. ROCHEGROSSE, gravés par H. DOCHY, ETTLING, P. PATTIER, PETIT, SAUVAGE, STRASSBERGER, etc., et d'après les ouvrages d'EBERS (pour l'Égypte) et LAYARD (pour l'Assyrie). Réunion des 103 livraisons en un volume, publié dans la collection Bibliothèque Camille Flammarion. La p ublication d'Astronomie populaire de Camille Flammarion (1880, cf. PH 2/36), qui obtient un succès considérable, permet à son frère de consolider la Librairie Ernest Flammarion. Il lui demande alors d'écrire une suite, Les Étoiles et les curiosités du c iel (1881) puis réédite un livre paru en 1877 Les Terres du ciel (1884, éd. revue). Ces ouvrages sont à l'origine d'une nouvelle collection de vulgarisation scientifique, la Bibliothèque Camille Flammarion, s'ouvrant à d'autres auteurs. A cette époque , qui dit populaire dit livraisons illustrées. "Populaire, la collection le sera par son effort pour s'adapter aux moyens financiers de chacun ; elle le sera aussi par son esprit car il s'agit "d'exposer sous une forme accessible à tous l'ensemble des conn aissances humaines" (Prospectus pour la Physique populaire d'Émile Desbeaux, cf. PH 12/236, cité par É. Parinet, La Librairie Flammarion, 1875-1914, 1992). La collection se compose de Le Monde avant la création de l'homme par Zimmermann et Flammario n (1886), La Création de l'homme et les premiers âges de l'humanité par Henri Du Cleuziou (1887), Les Premières civilisations de G. Le Bon (1889), la Physique populaire de Desbeaux (1891), l'Histoire naturelle populaire de Brongniart (1892), auquel s'adjoindra Le Monde végétal de G. Fraipont (1899). Cependant, Camille Flammarion "ne fait que prêter son nom à la collection ; il ne semble pas être à l'origine du choix" des volumes selon B. Bensaude-Vincent et A. Rasmussen (La Science populaire dan s la presse et l'édition, 1997). "Les auteurs choisis n'appartiennent pas, à l'exception de Brongniart, au monde universitaire, ce qui importe peu, pour les Flammarion, car il ne s'agit pas de faire oeuvre de spécialistes mais de vulgarisateurs", dit É. Parinet. C'est le cas de l'écrivain polygraphe Gustave Le Bon (1841-1931), l'auteur internationalement connu de La Psychologie des foules (1895), livre fondateur de la psychologie sociale, et dont l'auteur a été redécouvert et réévalué à partir des ann ées 1980. "Médecin de formation", dit É. Parinet, "il s'est d'abord intéressé à l'anthropologie (L'Homme et les sociétés, 1881) puis, à l'occasion de ses voyages au Proche-Orient, en Inde et au Népal, à l'histoire des civilisations, d'où la publication d e La Civilisation des Arabes (1884), La Civilisation de l'Inde (1887), Premières civilisations (1889), Monuments de l'Inde (1893). A partir de 1894, il entreprend sa série d'études fondées sur la psychologie : Les Lois psychologiques de l'évolutio n des peuples (1894), La Psychologie des foules (1895) qui connaîtra 14 rééditions en 15 ans, La Psychologie du socialisme (1898) (...). Cette abondante production et le retentissement de La Psychologie des foules ont valu une notoriété certaine à G ustave Le Bon. Bien qu'il n'ait pas de fonctions universitaires et que certains scientifiques, comme Becquerel, lui dénient la priorité des thèses qu'il soutient, il a un réseau de relations très étendu qu'il cultive, notamment, grâce à l'organisation de b anquets", les "déjeuners du mercredi", qui accueillent l'élite intellectuelle de l'époque. Ses deux premiers volumes sur les civilisations paraissent chez Firmin-Didot (cf. PH 5/97 pour le premier). "L'ambition de Le Bon de livrer à ses lecteurs une hist oire des civilisations complète ne fut pas réalisée. Toutefois, un dernier gros volume, Les Premières Civilisations, paraît en 1889. On y retrouve d'abord, exprimée avec plus de force que jamais, l'enthousiasme de Le Bon pour la science", dit Marpeau, qu i expose la foi lyrique dans le progrès qu'il professe dans ce livre. "Cette notion de progrès, ainsi magnifiée, tient dans sa vision de l'histoire une place éminente." C'est dans cette perspective qu'il revient aux sources de la civilisation avec ce troi sième volume, étudiant l'Égypte, l'Assyrie et la Chaldée, la Perse, la Palestine et la Phénicie. Le Bon "a le triple avantage d'être un voyageur, un lettré instruit et un homme de science ; il a le triple mérite dans ses livres d'avoir vu les pays dont il parle, de bien connaître les ouvrages d'archéologie, d'histoire et de linguistique qui leur ont été consacrés et d'apporter à l'étude des civilisations humaines les habitudes d'un esprit façonné aux méthodes scientifiques, aux doctrines évolutionnistes qu i dominent aujourd'hui les sciences naturelles. Son premier soin est de chercher les causes naturelles dont sont sortis les phénomènes moraux, intellectuels et sociaux, et d'établir avec autant de rigueur que possible la filiation de ces phénomènes et les étapes successives par lesquelles une civilisation grandit, s'épanouit et enfin se flétrit après avoir transmis à d'autres, pour le développer, le trésor d'idées, de connaissances, de traditions qui ont fait sa propre grandeur. En un mot, M. Le Bon appliqu e à l'histoire les théories évolutionnistes; il l'a fait dans ses livres sur l'homme et les sociétés et sur la civilisation des Arabes (...), ainsi que dans son ouvrage sur les civilisations de l'Inde." (Revue historique, 1889). "Les Premières Civilisa tions, La Civilisation de l'Inde et La Civilisation des Arabes forment une histoire complète des civilisations de l'Orient et il est fâcheux que cet ensemble soit disséminé chez deux éditeurs différents", regrette l'auteur (cité par Parinet). Celui-ci devient ensuite directeur d'une grande collection chez Flammarion, la Bibliothèque de philosophie scientifique, créée en 1902 pour renouveler sa production scientifique après l'arrêt de la Bibliothèque Camille Flammarion. Cette collection de haut nive au, cautionnée par l'Université, connaîtra de beaux succès comme celui de La Science et l'hypothèse d'Henri Poincaré et durera jusqu'en 1961, avant de devenir la Nouvelle Bibliothèque scientifique (1962). Vicaire, V, 134. B. Marpeau, Gustave Le Bon, parcours d'un intellectuel, 1841-1931 (2000), p. 63. É. Parinet, La Librairie Flammarion, 1875-1914 (1992), p. 235-37.
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