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LEMAISTRE (Alexis). Les Ecoles professionnelles .

LEMAISTRE (Alexis). Les Ecoles professionnelles .

SKU : 9501244
500,00 €Prix
Tours, Alfred Mame et fils, éditeurs, 1898, gr. in-8 (30 x 21,5 cm), percaline rouge. Au premier plat, noir et or, en médaillon, l'atelier de gravure sur cuivre de l'École Estienne (p. 249), dans un encadrement de style Art Nouveau, bordé à gauche d'un liseré floral de tournesols, au centre un groupe d'instruments scientifiques et d'outils d'où jaillit une branche de laurier. Au second plat, encadrement de motifs géométriques noirs, au dos fers décoratifs noir et or dans des cartouches, tr. dorées (Paul Souze, graveur), 400-(2) pp. ¦Édition originale illustrée de 72 compositions par l'auteur, dont un frontispice et 38 hors-texte. Table : Le Conservatoire des arts et métiers. L'Institut agronomique. Les corporations, l'apprentissage et les écoles professionnelles. L'Établissement de Saint-Nicolas. L'Orphelinat d'Auteuil. L'École Diderot. L'École d'arboriculture. L'École Estienne. L'École Boulle. L'École Germain-Pilon. L'École Bernard-Palissy. L'École de physique et de chimie industrielle. L'École Gutenberg. L'École d'horlogerie. Première publication dans la Revue Mame, 1896-1897. Élève des Beaux-Arts, école sur laquelle il a publié un livre qui fait autorité, Alexis Lemaistre est un illustrateur discret, qui collabore aux périodiques comme Le Journal de la jeunesse, La Mode illustrée et son supplément littéraire, La Croix illustrée, L'Illustration, Les Nouvelles illustrées, etc. Il illustre les œuvres de Raoul de Navery pour l'éditeur Blériot, et quelques publications en livraisons (Hector Malot, Alexis Bouvier) pour Marpon et Flammarion ou Rouff. Il a aussi travaillé pour Quantin (puis L.-H. May), la Librairie illustrée (L'Exposition de Paris 1900, PH 9/174), Émile Gaillard, Firmin-Didot et Hachette. Il se fait surtout connaître pour une série d'ouvrage s sur les établissements d'enseignement, dont il rédige le texte (souvent prépublié dans un périodique) et qu'il illustre lui-même de croquis pris sur le vif, en véritable reporter. L'idée lui en vient de sa collaboration au livre de Louis Rousselet, Nos grandes écoles militaires et civiles (Hachette, 1888), où Lemaistre fait partie de l'équipe d'artistes recrutés pour l'illustrer. Son premier livre est L'École des Beaux-Arts, dessinée et racontée par un élève (Firmin-Didot, 1889, prépublié dans L'Illustration en 1888), devenu une référence sur l'histoire de cette école (voir Annie Jacques, éd., Les Beaux-Arts, de l'Académie aux Quat'z'arts, 2001). Il est suivi par Nos jeunes filles aux examens et à l'école, texte et dessins d'après nature (Firmin-Didot, 1891, prépublié dans Les Annales politiques et littéraires), par Potaches et bachots (Ibid., 1893), par L'Institut de France et nos grands établissements scientifiques : Collège de France, Muséum, Institut Pasteur, Sorbonne, Observatoire... (Hachette, 1896, prépublié dans Le Journal de la jeunesse), qui établissent Lemaistre comme un spécialiste du reportage en milieu scolaire, et le conduisent à rédiger un cinquième volume pour Mame. « Les Écoles professionnelles forment un précieux recueil qui fait défiler devant nous les principaux métiers, en les décrivant avec soin dans tous leurs détails. Après avoir débuté par une étude pittoresque du Conservatoire des arts et métiers, qui a été en quelque sorte le point de départ des écoles professionnelles, l'auteur continue par l'Institut agronomique, l'École de chimie, l'établissement de Saint-Nicolas, les écoles Boule, Estienne, Diderot, Gutenberg, etc. Toutes ces fondations importantes, créées par l'État, par la Ville de Paris ou par des sociétés privées, nous montrent tour à tour, à leurs travaux et dans leur vie intime, les jardiniers, les forgerons, les ciseleurs, les ébénistes, les tapissiers, les imprimeurs, les graveurs, les céramistes, etc. Ce qui rend le livre de M. Lemaistre particulièrement attrayant, c'est que l'auteur, sans parti-pris et sans autre souci que d'intéresser son public aux scènes qui l'ont intéressé lui-même, nous peint ses modèles à la gymnastique, au réfectoire, à la cuisine comme à l'étude, aux examens ou à l'atelier, accompagnant son texte de dessins pris sur le vif et qui sont autant de documents sincères. » (Le Correspondant, 1897). L'auteur « a étudié de manière à en donner une idée suffisante, c'est-à-dire en se bornant à tracer les grandes lignes du sujet, les établissements spéciaux de Paris qui sont destinés à former des ouvriers de choix, des contremaîtres et parfois même des directeurs de fabriques et d'usines (...). La vie intime et les travaux des élèves de ces diverses institutions (...) sont décrits de façon à intéresser le lecteur sans le fatiguer de détails trop techniques. Livre instructif qui plaira certainement aux jeunes gens portés vers les sciences ou vers les arts industriels. » (Polybiblion, 1897). Aujourd'hui, ce livre est un témoignage exceptionnel sur cet enseignement professionnel et technique de haute qualification, dispensé dans ces établissements dont certains existent toujours, offrant un aperçu de première main sur la vie quotidienne à travers un texte et une iconographie d'un précieux intérêt, nombre de techniques ayant disparu depuis longtemps, et la vie sociale de ces écoles étant maintenant tout à fait différente. Décrivant une série d'écoles spécialisées, il vient compléter les livres que nous avons déjà présentés sur d'autres établissements prestigieux : Histoire de l'École polytechnique de Gaston Pinet (1887, PH 2/47) et Histoire de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr de Pech de Cadel (1893, PH 10/205). Exemplaire pratiquement neuf.
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