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LEROY-ALLAIS (Jeanne) et RABIER (Benjamin). Chez les bêtes.

LEROY-ALLAIS (Jeanne) et RABIER (Benjamin). Chez les bêtes.

SKU : 9501463
650,00 €Prix
Paris, E. Flammarion, [1908], in-8 (25 x 19,5 cm), percaline rouge, bords biseautés. Au premier plat, noir et or, groupe d'animaux hilares (« Les facéties de Colas », p. 89), éléphant assis, un singe sur la tête, pélican, chameau, girafe, rhinocéros, serpent, perroquet, etc., le titre étant formé dun lettrage animalier (chaque lettre ornée dune tête danimal, et laccent circonflexe figuré par un oiseau). Rosace à froid au second plat, au dos, à l'or, oursonne tenant un poisson dans les pattes (p. 155), tr. dorées, 234-(2) pp. ¦Édition illustrée de120 dessins par Benjamin Rabier, dont un à pleine page repris en frontispice, de ces quinze histoires animalières : Va-et-Vient lirrésolu (rat, 9 dessins). Histoire dun veau gourmand et dun os de petit salé (7 dessins). Les prétentions de Guimel (dromadaire, 6 dessins). Robin, le tueur de loups (mouton, 8 dessins). Piaulot (porc, 6 dessins). Tigrette la curieuse (chatte, 10 dessins). Les facéties de Colas (éléphant, 3 dessins). Sidi le petit âne roux (7 dessins). La capricieuse Gotte (chèvre, 7 dessins). La carrière de Bouton-dor (poulain, 7 dessins). Une oursonne mal léchée (9 dessins). Terrible destinée dun petit lapin malpropre (8 dessins). Les jeunes abeilles du Rucher-aux-Lis (14 dessins). Histoire de trois petits poussins (9 dessins). Pauvre Pierrot (chien, 10 dessins).Sept de ces histoires étaient déjà parues dans Petites bêtes et petites gens, par Jeanne Leroy (H.-E. Martin, 1902, PH 41/757), illustrées par Suzanne Minier dans un style différent, quil nest pas sans intérêt de comparer avec celui de Rabier qui les illustre à nouveau. Ces historiettes mettent en scène quelques animaux rares, comme un dromadaire, mais la plupart appartiennent aux basses-cours de nos campagnes, dessinés dans toutes sortes de situations hilarantes par celui « qui faisait rire les animaux », qui succèdent aux lavis réalistes de Suzanne Minier. Deux styles très différents, ayant chacun leurs qualités propres au service des mêmes textes, Rabier étant davantage un caricaturiste, qui humanise ses animaux, leurs prêtant des sentiments, des expressions ou des attitudes humaines, ou plus précisément enfantines (de la bouderie à léclat de rire).Nous avons déjà présenté, du célèbre dessinateur, ses Fables de La Fontaine (Tallandier, 1906, PH 26/497) et son Buffon choisi (Garnier, 1913, rééd. 1924, PH 25/473).Il a trouvé, en Jeanne Leroy, une collaboratrice inattendue, rencontrée dans le magazine Saint-Nicolas en 1904.Jeanne Leroy née Allais (Honfleur, 1853-1914) est la sœur aînée d'Alphonse Allais (1854-1905). Elle accompagne ses deux frères Alphonse et Paul à Paris où le premier s'inscrit à l'Ecole Supérieure de Pharmacie. Elle enseigne comme institutrice libre, rencontre et épouse Charles Leroy, un ami d'Alphonse, rédacteur au journal Le Tintamarre et célèbre auteur de la série Le Colonel Ramollot (1884). Son premier roman, Drichette, paraît chez Marpon et Flammarion en 1887 et est réédité en édition illustrée par Fernand Besnier chez Picard et Kaan en 1897. Elle collabore au livre de son mari Le Secret du sergent, avec une préface d'Alphonse Allais (Librairie illustrée, 1896). Elle publie ensuite : Histoire d'un honnête garçon (Colin, 1897, Bibliothèque du Petit Français). Puis, elle collabore avec lillustratrice Suzanne Minier pour trois livres, tous parus en 1902 en plat historié : LEnfant à traves les âges, La Chaumière aux ravenelles et Petites bêtes et petites gens, déjà cité (le catalogue de léditeur Martin, publié à la fin de ce livre annonce les deux autres volumes avec des reproductions de dessins de Suzanne Minier). Ses deux romans suivants, Le Plaisir d'aimer (1903) et Âmes vaillantes, illustrations de S. d'Alba (1906, prépublié dans Le Monde moderne) paraissent chez Flammarion, qui édite ensuite Chez les bêtes. Puis elle publie Marie-Rose au couvent (Plon, 1909), couronné par lAcadémie française, comme Âmes vaillantes, et revient chez Flammarion pour un livre documentaire sur les animaux, Le Monde des bêtes, illustré de photos et daquarelles (1911).Parallèlement à ces ouvrages, elle a une activité militante pour la protection de lenfance, léducation et la pédagogie féminine dans la presse quotidienne (elle publie des articles dans LEclair, Le XIXe siècle, etc.) et publie plusieurs livres, Les Droits de lenfant (Montgredien, 1900), Le Rôle des mères dans l'éducation de leurs fils au point de vue de la morale (1905), Comment j'ai instruit mes filles des choses de la maternité (1907), Une campagne criminelle : avortement et néomalthusianisme (1909).Elle collabore aux journaux illustrés, de La Croix illustrée au Journal rose de Tallandier. De 1904 à 1906, Benjamin Rabier illustre huit nouvelles histoires animalières, dont sept dans Saint-Nicolas de Delagrave (Les facéties de Colas, 1904 ; Pauvre Pierrot, 1905 ; La capricieuse Gotte, 1905 ; Les jeunes abeilles du Rucher-aux-Lys, 1906) réunies en volume en 1908. En 1909, Jeanne Leroy adapte Le Roman du Renard que Rabier illustre, et que publie Jules Tallandier, léditeur de lartiste. Ce classique sera réédité plusieurs fois en 1950, 1983, 1996, 2004, 2015...Elle signe Jeanne Leroy-Allais après la mort prématurée dAlphonse en 1905, dont elle entretient la mémoire en publiant des chroniques dans le journal Excelsior en 1912, qui formeront son dernier livre : Alphonse Allais : souvenirs d'enfance et de jeunesse (Flammarion, 1913).Très bel exemplaire, peu courant.
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