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LONLAY (Dick de) . Français et Allemands .

LONLAY (Dick de) . Français et Allemands .

SKU : 9501384
750,00 €Prix
Histoire anecdotique de la guerre de 1870-1871. Paris, Garnier frères, 1887-1891, 6 vol. in-8 (22 x 14,5 cm), percaline marron (tomes 1, 4, 6), bleue (tome 2) ou verte (tomes 3, 5), plats biseautés. Aux premiers plats, polychromes, différents soldats dans le feu de l'action, titres en lettres rouge, noir et or, identiques sur tous les tomes, seconds plats ornés d'un encadrement en rouge avec une rosace centrale, dos orné de caissons dorés, tr. dorées (Paul Souze, puis Gillot, graveurs ; Ch. Magnier et ses fils, relieurs), 3638 pp . en 6 volumes. ¦Illustrés de plus de 200 dessins, cartes et plans de l'auteur. La signature du graveur Paul Souze figure sur les plats des tomes 1 et 2. Le graveur Gillot signe celui du tome 3 (dont le dessin est également signé Dick de Lonlay). Les plats historiés des tomes 4 à 6 ne sont pas clairement signés. Le dessin du tome 6 semble porter la signature Adam (?). Les reliures des six volumes sont signées par Magnier en bas des dos. Le plat du tome 2 porte également la signature du relieur. 1 : Niederbronn, Wissembourg, Froeschwiller, Châlons, Reims, Buzancy, Beaumont, Mouzon, Bazeilles, Sedan, 1887, 4e édition, (8)-720 pp., 60 dessins, cartes et plans, biblio. Le premier plat représente trois soldats, un cuirassier et deux zouaves, dont un blessé à terre. 2 : Sarrebrück, Spickeren, La Retraite sur Metz, Pont-à-Mousson, Borny, 1887, (8)-652 pp., 40 dessins, cartes et plans, biblio. Le premier plat représente trois soldats français, dont un cuirassier. 3 : Gravelotte, Rézonville, Vionville, Mars-la-Tour, Saint-Marcel, Flavigny, 1888, (8)-454-(2) pp., 20 ill. et 5 cartes, biblio. Le premier plat représente un fantassin français debout, un pied posé sur un ennemi à terre, tentant d'arracher un drapeau allemand à celui-ci qui le maintient fermement par la hampe. 4 : Les Lignes d'Amanvillers, Saint-Privat, Sainte-Marie-aux-Chênes, Montigny-la-Grange, Moscou, Saint-Hubert, Le Point-du-Jour, 1888, (8)-514-(2) pp., 9 ill. et 11 cartes, biblio. Le premier plat représente un général, épée en main, un casque allemand à ses pieds, debout sur une position française tenue par des soldats environnés de fumée. 5 : L'Investissement de Metz, La Journée des Dupes, Servigny, Noisseville, Flanville, Nouilly, Coincy, 1890, (8)-449-(3) pp., 18 ill. et 3 cartes, biblio. Le premier plat légendé représente "La défense du drapeau d'après un dessin de Sergent" : un groupe de fantassins en pleine action, tenant fusils, l'un brandissant un drapeau français, deux autres blessés à terre. 6 : Le Blocus de Metz, Peltre, Mercy-le-Haut, Ladonchamps, La Capitulation, 1891, (8)-849-(3) pp., 24 ill. et 13 cartes, biblio. Le premier plat représente un officier déchirant un drapeau français, un soldat à terre, mort, derrière lui (illustrant l'épisode de la destruction des étendards, chap. 28). La défaite de 1870-71 face à l'Allemagne, et la perte de l'Alsace-Lorraine ont été des traumatismes qui pesèrent sur toute la Troisième République et suscitèrent de nombreux ouvrages. Il fallait comprendre et expliquer causes, conséquences, responsabilités. L'ouvrage de Dick de Lonlay, un des plus vastes publiés sur le conflit, s'inscrit dans cette perspective et remporta un grand succès, du fait qu'il est une compilation des histoires individuelles des acteurs militaires et une minutieuse description de toutes les péripéties de la guerre. Il fut accueilli par un public très sensible au souvenir de cette épopée tragique, et lu avec une immense curiosité par tous les âges. Le témoignage d'André Maurois à cet égard est révélateur : "Le premier livre dans lequel j'appris à lire était une histoire de la Guerre de 1870 : Français et Allemands, de Dick de Lonlay. Les noms de Borny, de Rezonville, de Saint-Privat, de Gravelotte, évoquaient pour moi des images confuses, sanglantes et tristes ; ceux de Chanzy et de Gambetta, des idées de revanche et de fierté" (Mémoires, 1885-1967, 1970, p. 12). "Il a fallu à M. Dick de Lonlay une patience extraordinaire pour recueillir les innombrables faits qu'il consigne dans son très intéressant ouvrage" (La Nouvelle Revue, 1887, p. 205). "Pour arriver à cette variété de faits, de détails, d'anecdotes, M. de Lonlay a dû lire tout ce qui a été écrit, ou à peu près, sur la guerre franco-allemande. Prenant chaque corps d'armée, chaque division, chaque régiment, parfois une compagnie, un escadron, l'un après l'autre, l'auteur les suit pas à pas, en marche, au bivouac, au cantonnement, sur le champ de bataille, mêlant au récit des combats les épisodes de la vie militaire en campagne..." (Polybiblion, 1888, p. 14). "Le peuple français s'est toujours vivement intéressé aux récits des batailles : un livre dans lequel la question patriotique est habilement mise en jeu ne manque pas de circuler bientôt de mains en mains et de faire battre tous les coeurs. Cette passion de l'héroïsme et de la gloire explique le succès d'un livre, admirablement écrit et splendidement illustré... que l'on se dispute partout...", disent les Comptes rendus des travaux de la Société bibliographique (1888, p. 657). Dick de Lonlay (pseudonyme de Georges Hardouin, 1846-1893), "ex-guide de la Garde impériale", participa à la guerre russo-turque et à la campagne de Tunisie. A partir de 1882, il illustra lui-même ses récits de guerre et de voyage, publiés d'abord chez Dentu (En Tunisie, 1882 ; En Bulgarie, 1883), puis chez Garnier dont il fut l'un des principaux écrivains militaires, avec quelques incursions chez Mame (série Nos gloires militaires, 1888) et devint rédacteur en chef de la revue Le Drapeau en 1889. Chez Garnier, il a notamment publié Au Tonkin, 1883-1885 : récits anecdotiques (1886, 599 pp.), Les Marins français (1886, 443 pp.) et Notre armée : histoire populaire et anecdotique de l'infanterie française depuis les Gaulois jusqu'à nos jours (1890, 1138 pp.). Une anecdote judiciaire est liée au plat du tome 5 de Français et Allemands, le dessinateur Sergent s'étant plaint que Dick de Lonlay ait contrefait un de ses dessins paru dans Le Drapeau du 4 avril 1885, au sujet de la campagne du Tonkin, se bornant à remplacer "la flèche du drapeau de la République par l'aigle du drapeau de l'Empire, à changer en képis les casques en liège de l'armée du Tonkin, en tuniques les vareuses des soldats de l'infanterie de marine", et en signant son plagiat du nom de Dick (La France judiciaire, 1891, p. 157). La reliure de notre exemplaire tient compte de ce procès, et crédite le dessin original à Sergent. Palat, Bibliographie générale de la guerre de 1870-1871, p. 299. Quelques rousseurs. Magnifiques exemplaires dans la reliure de l'éditeur.
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