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LORIDAN (Abbé Jules). L'Astronomie pittoresque.

LORIDAN (Abbé Jules). L'Astronomie pittoresque.

SKU : 9501080
750,00 €Prix
Lille, Desclée, Société de Saint-Augustin, De Brouwer et Cie, [1896], in-4 (30,5 x 22,5 cm), percaline rouge. Au premier plat noir, bleu-nuit et argent, un astrologue (coiffé d'un chapeau pointu) observe à la lunette un quartier de lune et une comète dans le ciel étoilé, en écrivant sur un parchemin, accoudé à un balcon soutenu par des gargouilles, dans une cité médiévale (toits, tourelles, cheminées, faîtières, girouettes, pignons), encadrée dans une embrasure de fenêtre munie de restes de barreaux auxquels est enroulée la banderole-titre, bordée d'une frise de lunes et d'étoiles. Au second plat, vignette végétale noire, au dos, meurtrières munies de barreaux laissant voir le ciel étoilé bleu-nuit, tr. dorées (E. Hermsdorf, graveur), 398-(2) pp., index des noms. ¦Éditi on originale illustrée de 57 gravures. Descriptions et récits, monuments et médailles, se rapportant à l'étude du ciel. "Par son imposante grandeur et son harmonieuse beauté, le spectacle du ciel étoilé remplit nos regards et nos âmes d'une indéfinissab le impression. Cette mystérieuse immensité, si différente par le calme qui y règne de cette autre immensité de l'océan toujours tourmentée ; ces feux qui chaque soir s'allument l'un après l'autre à travers cette vaste voûte ; la diversité et la régularité des mouvements qui permettent à cette milice céleste de fixer, par ses heures de garde, nos heures de travail ou de repos, et de diriger notre route à travers les vastes étendues de terre ou de mer : se peut-il plus digne objet offert à des regards naturel lement levés vers le ciel ?" (préface). Sous une couverture "pittoresque", un chef-d'oeuvre selon M. Xavier de Planhol (Le Plat historié n°20, déc. 2012, IN67 ; repris dans son livre Initiation aux plats historiés, 2014, p. 63), montrant plutôt un ast rologue en tenue traditionnelle qu'un astronome, ce livre est une anthologie de textes scientifiques ou littéraires extraits des meilleurs auteurs et savants, organisés par thèmes. La préface "Astronomie et religion" cite un discours d'Arago à la Chambre, le 23 mars 1837. Les chapitres s'ordonnent ensuite : Principes (origine de l'astronomie, lois qui président aux mouvements des astres...), Les étoiles, Le soleil, Le globe terrestre, La Lune, Les éclipses et les marées, Les planètes, Les comètes, Étoiles filantes, Calendrier grégorien. "Et tout cela si judicieusement agencé, si habilement fondu qu'il en résulte un ensemble d'une harmonie parfaite, en dépit de l'extrême variété des matériaux mis en oeuvre. Le plus curieux, c'est que, en dehors d'une Préfa ce de quatre pages, très peu de choses des 390 pages qui suivent est dû à la plume même du metteur en oeuvre. La plus grande partie de son texte est formée d'extraits empruntés à une multitude d'auteurs. Arago, Lalande, Biot, Secchi, de Humboldt, Delambre, Saussure, Bouguer, La Condamine, Fontenelle s'y rencontrent avec MM. Janssen, Faye, Radau, Loewy, Bertrand, qui y coudoient Virgile, Delille, Bossuet, André Chénier, Chateaubriand, Lamartine, Victor Hugo, Alfred de Musset, Lafontaine, Boileau, Molière lui -même ; ces grands noms littéraires ne sont certes pas déparés par la prose et les vers de MM. Alphonse Daudet, Sully Prudhomme, Lavisse, le comte de Beauvoir, Lemoyne, ou bien de Théophile Gauthier, de Chênedollé, de Xavier Marmier. Et comme notre érudit compilateur fait appel à tous les ordres de connaissance se rattachant d'une manière ou d'une autre à quelque point de vue astronomique, on ne s'étonne pas de voir figurer, sur la liste, des noms comme ceux de Cuvier, de Feller, de Darwin, de M. Maspero, e t même de ce toqué de Cyrano de Bergerac dont les excentriques imaginations renferment parfois des réflexions fort sensées. M. Flammarion qui, lorsqu'il daigne rester sur son terrain et ne pas chasser sur les terres d'autrui, se montre un savant de valeur, se trouve avoir prêté son concours à ce travail éclectique ; de même un nombre de recueils périodiques, à commencer par L'Astronomie mensuelle de M. Flammarion, pour aller jusqu'à l'Almanach provençal, ont été mis à contribution. Les Comptes-rendus d e l'Académie des sciences y tiennent, bien entendu, une place importante. Dans les énumérations qui précèdent, beaucoup de noms ont été passés et non des moins illustres. Ceux des Ptolémée, des Copernic, des Tycho Brahé, des Kepler, des Galilée, des Newto n, des Herschel et de bien d'autres encore, figurent surtout dans les parties plus spécialement historiques. Les systèmes, les idées, les découvertes de ces hommes célèbres sont résumés ou exposés principalement par des extraits de différents écrits les co ncernant, plutôt que leurs textes mêmes reproduits." Parmi ces écrits, citons : "Chateaubriand, dans son brillant langage, y raconte les origines de l'Astronomie, et M. Maspero nous montre les anciens Chaldéens passant les nuits sereines de leur pays à ob server les astres, tandis que Darwin et M. Radau nous renseignent sur la transparence de l'air aux hautes altitudes et sous les tropiques. Humboldt, Arago, MM. André et Rayet donnent la description des différents instruments d'observation, depuis la lunett e de carton de Galilée jusqu'au télescope de lord Boss. C'est à Fontenelle qu'incombe le soin de nous exposer les idées des anciens astronomes jusqu'à Copernic y compris et les Principes de Newton, le récit des progrès réalisés depuis lors dans les conna issances astronomiques étant confié à la plume aussi littéraire que savante de M. J. Bertrand." "On y trouve tout ce qui peut être mis à la portée du grand public sur la sphère céleste et ses différents aspects suivant les lieux d'observation ou les époqu es de l'année ; sur les constellations, les étoile simples ou multiples, changeantes, temporaires ; sur leur nature ; sur les nébuleuses ; sur l'âge, les distances, la fixité pratique et les mouvements réels de ces astres appelés fixes ; sur l'aspect du ci el étoilé de la Provence décrit par Daudet, et de celui de l'équateur d'après Xavier Marmier, enfin sur le rayonnement des étoiles et de l'aberration de leur lumière (...). Ce que la lumière zodiacale offre de plus ravissant comme étude est puisé dans les écrits d'Alexandre de Humboldt et de l'astronome Liais. A l'occasion du solstice d'été, l'auteur nous donne, d'après M. Alexandre Bertrand, l'origine et l'histoire des feux de la Saint-Jean. On voit par ce dernier détail que rien n'est omis de ce qui, de p rès ou de loin, peut se rattacher à l'Astronomie." L'auteur, ou plutôt le compilateur, Jules Loridan (1843-1926), prêtre du Diocèse de Cambrai (ordonné en 1866), est le rédacteur de manuels de physique-chimie (1884-1891) et d'études historiques : Voyages des astronomes français à la recherche de la figure de la terre et de ses dimensions (1890), Nos Savants d'après leurs éloges académiques (1897), Les Voyages à Rome des Ursulines de Flandre, 1684-1732 (1898), Les Ursulines de Valenciennes avant et p endant la Terreur (1901), La Terreur rouge à Valenciennes, 1794-1795 (1909, rééd. 1994), Valenciennes au XVIIIe siècle : tableaux historiques et journaux inédits (1913), Les Bienheureuses Ursulines de Valenciennes (1920). Existe aussi avec le ciel gris au lieu de bleu-nuit. Très bel exemplaire.
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