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MÉAULLE (Fortuné). Le Testament du duc Job .

MÉAULLE (Fortuné). Le Testament du duc Job .

SKU : 9500663
650,00 €Prix
Tours, Alfred Mame et fils, éditeurs, 1893, gr. in-8 (30 x 21 cm), percaline rouge. Premier plat noir et bleu-vert, doré et au palladium, composé de trois éléments empruntés à l'iconographie : en médaillon (en haut), une scène de salon (p. 25), au premier plan Jacques assis en train de fumer (interprétée d'après la p. 260), au fond le château du Bos, avec des meules de foin sur le côté et devant une mare aux canards (d'après la p. 325). Second plat orné d'encadrements géométriques, dos orné de deux compositions (en hau t un ensemble d'objets dont une couronne et des jumelles ; en bas un paysage campagnard avec un troupeau de moutons et un clocher à l'arrière-plan), tr. dorées (A. Souze fils, graveur), 392 pp. ¦Édition originale illustrée de 38 gravures hors-texte, dont un frontispice, et de 21 ill. in-texte par L. LAINÉ, H. LEFLER, Victor MAREC, Ludovic MOUCHOT, A. SIMON, TOFANI, Henri VOGEL, etc., gravées par DOCHY, HUYOT, F. MÉAULLE. Cas probablement unique dans les livres à plat historié, le graveur Fortuné MÉAULL E (1844-1905) est également l'auteur de neuf romans pour la jeunesse, dont il grave lui-même la plupart des illustrations. Les quatre premiers romans sont parus chez Ducrocq de 1887 à 1891 (Messieurs et Mesdemoiselles Bébé, carnet d'un papa, 1887 ; Le Robinson des airs, 1889 (cf. PH 16/313) ; Le Petit amiral, 1890, PH 20/389 ; Petite Naga, 1891), les quatre suivants chez Mame, de 1891 à 1893. Nous avons présenté son roman le plus connu, Perdus dans la grande ville (1891) dans notre catalogue Mame (cf. PH 13/252). Les autres titres chez Mame sont L'Homme aux yeux de verre (1892 ; cf. PH 4/77), Délaissée (1893) et le présent volume, contant l'histoire d'un testament original, laissé par un châtelain campagnard (le fameux "duc Job", surnommé ainsi en raison de ses vertus d'économie qui lui donnent l'apparence d'un "parent pauvre"), en faveur de son neveu, Jacques (fils d'un banquier sur la pente de la ruine), afin de lui apprendre la valeur des choses - sorte de variante de la fable Le Cultivateur et ses enfants... Pour hériter des deux millions de son oncle et de tous ses biens (et sauver sa famille de la ruine complète), Jacques doit accepter de résider pendant deux ans dans son château perdu au fond de la Corrèze sans pouvoir intervenir en rien dans l'organisation du domaine telle qu'elle était à la mort de l'oncle ! (pp. 75-77). S'il refuse, le legs entier ira à l'État. Le testament (qui met en fureur le père de Jacques, frère du défunt et banquier malheureux) s'avère inattaquable, et Jacques doit s'exécuter... Le premier plat magnifique de l'ouvrage est dû, une fois de plus, à Auguste Souze fils, dont nous avons rencontré plusieurs fois les travaux, en particulier pour Mame (cf. Aux Indes et en Australie, PH 11/213, Henri IV et son temps, PH13/253, Jeanne d'Arc, PH 13/254, Rome et ses pontifes, PH13/256). Souze fils s'est spécialisé dans les premiers plats exubérants, richement décorés voire surchargés d'ornements, mariant savamment l'or et l'argent. Le présent plat s'inscrit dans cette inspiration, en proposant d'ailleurs une lecture synthétique de l'ouvrage, qui oppose les saines vertus de la vie à la campagne aux valeurs fausses qui s'expriment dans les salons parisien à la mode, où causent les oisifs et les femmes du monde. L'oeuvre de Méaulle a fait l'objet d'un seul article à notre connaissance, "Fortuné Méaulle, interprète de Victor Hugo, ou la gravure sur bois au service du "choc des rayons et des ombres"", par Valérie Sueur-Hermel (Nouvelles de l'estampe, n°185-186, déc. 2002-janv. 2003), qui constate que ce graveur talentueux mériterait une étude d'une plus grande ampleur. Exemplaire superbe.
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