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MALOT (Hector) . La Petite soeur .

MALOT (Hector) . La Petite soeur .

SKU : 9501376
350,00 €Prix
Paris, Marpon et Flammarion, [1884], gr. in-8 (28 x 19 cm), percaline marron, plats biseautés. Au premier plat, noir et or, deux petites filles, l'une debout, l'autre accroupie, jouant avec des figurines, avec à l'arrière-plan un ensemble d'instruments de musique, harpe, violoncelle, tambour, trompette, hautbois, tambourin, etc., et un motif végétal de fleurs dorées en bas et d'un arbuste sur le côté (gravure originale, non extraite de l'ouvrage), dans un encadrement de motifs géométriques et de filets noir et or. Au second plat, motifs décoratifs noirs floraux en arabesques, formant encadrement, au dos caissons dorés à petits fers, tr. dorées, 519-(1) pp., cat. in-fine Étrennes 1885 de 8 pp. ¦Édition spéciale pour la jeunesse, illustrée de 65 têtes de chapitre et culs-de-lampe, et de 20 planches h.-t. gravées par Méaulle, d'après A. Brun, H. Chapuis, E. Clair-Guyot, G. Dascher, H. Martin, Ludovic Mouchot, Rochegrosse, H. Vogel. Première édition en feuilleton dans Le Siècle, 31 janvier (annoncé depuis le 26) au 6 juillet 1882 puis en deux volumes chez Dentu, 1882. Il existe des rééditions Flammarion (vers 1890) avec et sans les 20 planches h.-t.Le prétentieux comte de Mussidan, réduit à la misère, se marie avec sa voisine ouvrière, Angéline, pour complaire à sa tante Puylaurens dont il convoite lhéritage. De cette union naît Geneviève dont on suit léducation, à Paris et notamment à Cordes où se déroule une bonne part du livre et qui est représenté sur plusieurs gravures (vue générale p. 305, vues des rues, bâtiments, etc.).Le chef-dœuvre dHector, le plus réédité de ses livres, Sans famille (1877-78), est le roman pour lequel il reste universellement connu, et dont Hetzel (après loriginale chez Dentu) a publié une édition illustrée par Emile Bayard, plusieurs fois rééditée, en grand in-8 à plat historié, en 1885 (gravé par Auguste Souze et relié par Engel, avec variante, PH 40-742 à 744), et Flammarion une nouvelle édition en 1896, en deux volumes in-12 illustrée par Loewitz, également à plat historié (gravé par Blancheland, relié par Engel, PH 7-143). Ce livre offre un tour de France complet des industries et activités économiques, vues par Rémi, un orphelin en quête de ses origines et de ses parents.Un autre de ses livres, proche thématiquement du précédent, En famille (Flammarion, 1893, PH 30-572 à 574), se déroulant en Picardie, est lhistoire de Perrine, une enfant qui affronte diverses épreuves pour retrouver sa famille. Comme La Petite sœur, ces romans sont parus dabord en feuilleton dans des journaux quotidiens pour adultes, Le Siècle (de tendance républicaine), auquel Malot donnait la plupart de ses romans, ou Le Petit Journal (pour En famille), ce qui est paradoxal car ils deviendront tous trois des classiques de la littérature pour la jeunesse, à légal de Romain Kalbris (1867), qui était destiné dès lorigine aux jeunes lecteurs. Cela explique pourquoi, pour ces romans qui nétaient pas conçus pour la jeunesse quand ils sont parus dans les journaux et ensuite chez Dentu, les éditeurs Hetzel ou Flammarion tiennent à préciser que leur texte est revu par lauteur pour ces éditions illustrées à plat historié.Cest que Malot ne se voulait pas un écrivain pour la jeunesse, mais quil lest devenu par le thème et le succès de ces livres, ayant des personnages denfants pour héros. Malot se voulant peintre des mœurs de son temps, se situait dans la lignée de Balzac et se rapprochait de son contemporain Zola. Il sen explique dans sa passionnante autobiographie, Le Roman de mes romans (Flammarion, 1896, réédité en 2003 par lUniversité dArtois dans les Cahiers Robinson n°13).Malot y explique la genèse de son livre, la conception du personnage odieux et ridicule de Mussidan et rapporte une anecdote extraordinaire : Méaulle, le dessinateur de cette édition, « m'apporta un jour, pour représenter le comte de Mussidan, le portrait de Barbey d'Aurevilly, non seulement par la reproduction de la tête frappante de vérité, mais encore par celle de sa prestance majestueuse et de cette toilette extraordinaire qui faisait l'orgueil de celui qui la portait, aussi bien que l'esclaffement des gamins qui le suivaient dans la rue, en cortège joyeux, comme pour un masque fantastique. Je n'avais aucune raison d'être agréable à Barbey d'Aurevilly que je trouvais aussi cocasse par ses prétentions que déplaisant par certaines de ses fréquentations, mais enfin, malgré tout, avant tout, il était le poète de la Maîtresse rousse. » Malot veut supprimer ce portrait pour ne pas fâcher lécrivain. Méaulle lui rétorque : « Il ne se fâchera pas. Qu'en savez-vous? Il a posé. Pour son portrait, je l'admets, mais pas pour celui du comte de Mussidan. Mais au contraire, c'est pour représenter le personnage que vous avez dessiné qu'il m'a donné l'autorisation de le portraiturer. »On trouve ainsi, dans cette édition, de nombreuses représentations fidèles de Barbey dAurevilly, notamment un magnifique portrait en pied (p. 112), un autre en situation (p. 510), plusieurs vignettes pp. 11, 29, 261, etc.Rousseurs éparses.Cartonnage à l'état de neuf. Courant en rouge. Existe aussi en vert.Vicaire, V, 482 (qui ne signale que 18 planches).Bel exemplaire dans une couleur peu commune.
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