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MARANZE (Joseph) . Une héroïne de seize ans .

MARANZE (Joseph) . Une héroïne de seize ans .

SKU : 9501625
450,00 €Prix
Paris, Charavay, Mantoux, Martin, Librairie d'éducation de la jeunesse, [1893], in-8 (25 x 17 cm), percaline rouge. Au premier plat, polychrome, signé A. Montader, l'héroïne tenant une lanterne, assise sur un parapet de quai du port de La Rochelle, dont on aperçoit les silhouettes massives des deux tours gardant son entrée (tour de la Chaîne et tour Saint-Nicolas), aux fenêtres éclairées, se détachant sur la nuit étoilée (vue symbolique n'illustrant pas une scène du récit mais la vaillance de Marie, représentée sur l'ill. de la p. 173, qui contribue à faire évader les prisonniers de la tour Saint-Nicolas, décrite p. 159). Second plat avec encadrement et vignette centrale à froid, au dos, polychrome, colonnades d'une crypte (salle souterraine de la tour Saint-Nicolas, servant de prison, p. 163), tr. dorées, 240 pp. ¦Édition originale, illustrée de 20 dessins par H. Grobet, dont 12 à pleine page et d'un dessin de l'auteur (p. 89).Ce livre est paru chez Charavay en même temps que Les Miettes de la science de Gaston Bonnefont (PH 4-64), Miss Linotte de Jacques Lermont, Les Millions du petit Jean de Louis Mainard, Une vaillante de E. Pech, Seule à treize ans dErnest dHervilly (PH 35-658), tous à plat historié.Cette histoire, située dans la région de La Rochelle et de lIle de Ré, se déroule au début de la Révolution et met en scène divers membres de la famille Hurteau, dont Marie lhéroïne de seize ans (fille de Jean Hurteau), aux prises avec les différentes factions révolutionnaires, dont certaines appellent les Anglais à laide.Cet ouvrage annonce une suite (avec la même famille de personnages) sous le titre La Falaise de Châtelaillon (1793), qui paraîtra sous celui de Le Capitaine Cœur dOr (Charavay, Mantoux, Martin, 1894, PH 50-902), ainsi que Les Robinsons vendéens (1793 à 1870) et Une poignée de braves gens (1871), ce dernier titre nétant pas paru. On suit les descendants de la famille Hurteau tout au long des conflits du XIXe siècle, depuis la Révolution jusquà la guerre de 1870.Une héroïne de seize ans est basé sur une particularité de lhistoire locale, lexistence dune « ile de Marans » (ou île dElle) qui deviendra la ville de Marans, jadis baignée par la mer, et dont lauteur tirera son pseudonyme de Maranze.Dorigine polonaise, lauteur (1840-1904) était ami du polygraphe et historien littéraire Albert Cim, de même origine, qui a publié ses souvenirs de leur amitié dans son livre Bureaux et bureaucrates, mémoires d'un employé des P.T.T. (Flammarion, 1910) et dans une conférence dont le texte est paru dans le Bulletin polonais n°358, 15 mai 1918. Maranze lui a dédié le livre suivant, Le Capitaine Cœur-d'Or (voir PH 50-902 cité). Comme Une héroïne de seize ans, il « a non seulement tout l'attrait du roman, c'est une œuvre de haute portée morale, empreinte de l'amour du prochain, du culte du vrai et du bien, des plus nobles et des plus généreux sentiments. » (Albert Cim, Revue bleue: politique et littéraire, 1896, p. 830).« Cest le récit de très émouvantes aventures, dun drame poignant, qui a pour théâtre le pays de la Rochelle et qui se déroule pendant la période la plus agitée de la Révolution. Un puissant souffle de patriotisme court à travers ces pages, fait vibrer et réconforte lâme des lecteurs. Une héroïne de seize ans est à la fois, chose rare, une œuvre instructive et attachante, toute palpitante d'intérêt. » (Le Rappel, 29 décembre 1893)Comme la plupart des autres livres publiés par Charavay, celui-ci est desprit républicain, ce qui incommode le Polybiblion, qui lui reconnait toutefois des qualités : « L'Histoire d'une héroïne de seize ans est certainement très émouvante. Ce courage et ce sang-froid de Marie Hurteau, qui, près de son père, fait vaillamment face aux Anglais, et au péril de sa vie sauve des aristocrates enfermés dans les prisons de la Terreur, est vraiment admirable. Toutefois, ces histoires de la Révolution sont bien dangereuses, et l'on est assez facilement porté, si l'on n'est pas un intransigeant blanc ou rouge, à tenir la balance à peu près égale entre les victimes et les bourreaux, et à mettre du côté du crime la justice, l'égalité et la liberté qui ont germé dans le sang sur la ruine du despotisme vaincu. C'est bien un peu ce que fait M. Maranze, à l'exemple du Victor Hugo de Quatre-vingt-treize. Nous regrettons ces sentiments qui çà et là se font jour et s'étalent en une profession de foi philosophique manifestement préférée par l'auteur à la foi religieuse des anciens jours. Voilà les réflexions que nous inspire ce livre, d'ailleurs fort intéressant. » (Polybiblion: Revue bibliographique universelle, 1893 p. 482).Henri Grobet a aussi illustré Les Robinsons vendéens du même auteur, ainsi que Petite brave de J. Kergall (1895), Une vaillante de E. Pech, Les Mille et une nuits : contes arabes choisis pour la jeunesse (adaptation nouvelle, d'après la traduction de Galland, par Paul de Maurelly, Guérin, 1901), Les Nièces de tante Luce par Melle Chambon (Société d'édition et de publications, 1910), etc.Sur Charavay, voir bulletin Le plat historié n°4, 2008.Papier bruni comme toujours.Très beau plat historié nocturne, représentant le port de La Rochelle.
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