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MEGNIN (Paul). Notre ami le chat.

MEGNIN (Paul). Notre ami le chat.

SKU : 9501444
1 200,00 €Prix
Paris, J. Rothschild, éditeur, 1899, in-8 (23 x 15 cm), demi-percaline chagrinée marron, plats de percaline chagrinée azur, coins arrondis. Au premier plat, polychrome, chat semi-angora en médaillon (en haut p. 188), chaton jouant avec une balle (au milieu, p. 235), groupe de quatre chats (En famille, p. 123), et le chat de Victor Hugo (en bas, p. 81). Au dos, chat faisant sa toilette (ill. p. 160), au dos, deux têtes de chats dorées (de face et de profil, pp. 96-97), tête noire, non rogné (Engel, relieur), XXIV-264 pp. ¦Édition originale illustrée de cinq eaux-fortes sur papier rose, dont un frontispice par Édouard Manet (« Le Chat et les fleurs ») et quatre hors-texte par Mme Champfleury, Crafty, Armand Gautier et Eugène Lambert, ainsi que de 200 illustrations, dessins, photographies par MM. Adam, Breughel, Bruner, Burbank, Eugène Delacroix, Fou-Sou-Kai (Hok-Sai), J.-J. Granville, Charles Kreutzberger, Pierre Mégnin, Millot, Godfried Mind, Henri Pille, Mme Henriette Ronner, Rouvière, Saint-Germain, Frédéric Specht, Weir, Ch. Weisser, Cornélius Wischer, Whistler, etc.Préface de François Coppée.Les chats dans les arts. L'histoire. La littérature. Histoire naturelle du chat. Les races de chats. Chats sauvages. Chats domestiques. Les maladies des chats. Le chat devant les tribunaux. Chats modernes.Dédicace : « À cet excellent ami Arthur Porte, directeur du Jardin d'Acclimatation de Paris qui, avec Fernand Xau, directeur du Journal, organisa en France la première exposition féline. Très cordial hommage. »Le frontispice réutilise une eau-forte, « Le Chat et les fleurs », quÉdouard Manet (1832-1883) avait dessinée en 1869 pour le livre de Jules Champfleury, Les Chats, Histoire, mœurs, observations, anecdotes, publié par Rothschild. Les quatre autres hors-texte à leau-forte de lédition de 1869 sont repris en 1899 (par Mme Marie Champfleury, Crafty, Armand Gautier et Eugène Lambert). Lédition de 1869 comprend en plus trois hors-texte en couleurs. Mais seule lédition de 1899 possède un plat historié, de surcroît magnifique.Dans sa préface, François Coppée, un grand ami des chats, écrit : « Jai lu avec un extrême plaisir, mon cher confrère, votre charmant livre Notre ami le chat. Vous avez parlé de lui avec beaucoup de science et beaucoup desprit, et, pour le louer plus délicatement encore, vous lui avez emprunté sa qualité principale la grâce. Cest là quon reconnaît lécrivain véritablement ami du Chat ; c'est sa marque, ou pour mieux dire, sa griffe. »Après avoir publié Notre ami le chien du baron de Vaux, adaptant un livre de Gordon Stables (1897, PH 30/578), léditeur Rothschild demande à Paul Mégnin (1868-1952) décrire un volume équivalent à propos du chat, qui compte de nombreux amis parmi les artistes et les littérateurs. Fils de Jean-Pierre Mégnin, vétérinaire principal de larmée et membre de lAcadémie de Médecine (1828-1905), Paul Mégnin prend la suite de son père comme directeur de L'Éleveur : journal hebdomadaire illustré de zoologie appliquée, de chasse, d'acclimatation et de la médecine comparée des animaux utiles, créé en 1885. Ce livre sur les chats est le premier livre quil publie. Le suivant, un manuel technique, sortira chez Bong en 1905 (Le Livre d'or de la santé des animaux domestiques, mémento pratique de zootechnie et d'hygiène des animaux domestiques, permettant de reconnaître et de traiter soi-même les maladies les plus communes). Par la suite, Paul Mégnin écrira surtout sur les chiens et la chasse.Dans le journal LÉleveur, Charles Zurcher rend compte du livre en termes sympathiques : « Amis lecteurs, préparez-vous à un fin régal de lettres : vous allez vous instruire en vous récréant. Notre ami et collaborateur, Paul Mégnin, qui a déjà publié dans la presse de nombreux articles remarqués de vulgarisation scientifique, met le comble à son jeune talent par un livre exquis Notre ami le Chat (1), que l'éditeur Rothschild nous présente de la plus agréable façon : impression, illustrations délicates, couverture affriolante, rien n'y manque pour le plaisir des yeux. Le texte, que le maître François Coppée a bien voulu faire précéder d'une préface délicieuse, écrite avec l'humour que vous savez et ornée d'un dessin inédit du poète populaire. Que dire d'un académicien imagier ? Vous me répondrez que le grand Hugo soubliait à couvrir de ses croquis les pages de ses manuscrits. Le texte bien ordonné, habilement divisé, varié à l'infini, m'a paru et vous semblera, j'en ai la conviction, captivant au possible, rempli d'esprit et de documents presque nouveaux. Rajeunir un sujet banal traité partout, le compléter de la sorte n'est pas chose facile. L'auteur s'est acquitté de cette tâche à souhait. Sans vouloir déflorer vos impressions, amis lecteurs, laissez-moi, tout en conversant avec vous, analyser brièvement cette compacte monographie qui comprend deux parties des plus étudiées. La première est consacrée à l'historique de la matière : l'origine du chat, le chat dans l'Egypte ancienne, en Orient, en Grèce et à Rome, au moyen-âge, le chat jusqu'à nos jours, les ennemis et les amis de notre félin, le chat dans les arts blasons et enseignes forment autant de chapitres substantiels, dénotant de très sincères recherches. La seconde est plus technique, Paul Mégnin s'y révèle comme le disciple fidèle de son père, M. Pierre Mégnin, notre directeur, membre de l'Académie de médecine, si connu par ses travaux originaux et sa compétence en art vétérinaire. L'histoire naturelle du chat, l'opinion des naturalistes sur le chat, l'intelligence, les mœurs, l'utilité, les races, les maladies de notre héros, y sont exposées avec soin. Vient un chapitre à la Jules Moineaux sur « le chat devant les tribunaux. » L'ouvrage se termine par quelques considérations sur les expositions de chats, notamment sur celle qui eût lieu au Jardin d'Acclimatation de Paris, en 1896, sous le patronage du Journal ; puis, en manière de conclusion, par les opinions de nos contemporains célèbres sur notre tigre domestique, Zola, Coppée, Mendès, Pierre Loti, Sully-Prudhomme, Huysmans, Mallarmé, Armand Sylvestre, Courteline, Edmond Deschaumes, La Jeunesse, Louis de Grammont, sont tour à tour consultés sur la gentille bête. Que de verve dans ces appréciations et de fine critique ! Georges Feydeau clôt la série par un monologue sur Minet, entremêlé de vignettes dues à la plume de l'acteur Saint-Germain. Une page remarquable de Champfleury ferme le volume.Amis lecteurs, votre curiosité n'est-elle pas piquée au vif ? Hâtez-vous de compléter vos bibliothèques en achetant ce joli volume qui deviendra vite pour vous un livre de chevet. Il y a de par le monde tant d'amateurs de chats ! Vous-mêmes, mesdames, de qui certains indiscrets ont osé comparer les grâces à celles de la chatte, intéressez-vous à cette publication, puisque là où vous daignez être, accourt aussitôt le succès. »Nous retrouvons dans la riche iconographie du livre des œuvres dartistes que nous avons rencontré en plat historié : Eugène Lambert (Gaspard de Cherville, Les Chiens et les chats dEugène Lambert, 1888, PH 7/130), Henriette Ronner (Henry Havard, Un peintre de chats, madame Henriette Ronner, 1892, PH 9/182), ou Frédéric Specht (illustrateur animalier de Les Mammifères de Carl Vogt, 1884, PH 19/376).Bel exemplaire de ce classique recherché.
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