top of page
MIALLIER (Marie) . Tous les cinq .

MIALLIER (Marie) . Tous les cinq .

SKU : 9501526
350,00 €Prix
Paris, Librairie Ducrocq, [1891], gr. in-8 (26 x 21 cm), percaline rouge, bords biseautés. Au premier plat, noir et or, deux charrettes tirées par un poney et par un âne, transportant les cinq enfants, dans lune trois garçons, dans lautre deux filles et la gouvernante allemande, sélançant dans la cour dune grande maison de campagne, silhouettée en noir à larrière-plan, sous le regard de Mme Sommerville, leur grand-mère, qui salue leur départ depuis le perron (daprès le frontispice). Au second plat, motifs décoratifs noirs avec écoinçons floraux et rosace centrale, au dos, motif au papyrus en long, tr. dorées (A. Souze, graveur), (8)-IV-245-(1) pp. ¦Édition originale illustrée de 80 [en fait 74] compositions de MM. Bideault, H. Bacon, L. Mouchot, Tofani, Paride Weber, etc., dont un frontispice et 21 à pleine page, gravures de Méaulle.Préface de Sully Prudhomme,Cest le premier roman de Marie Miallier dans la collection Ducrocq, fondée par Emile Desbeaux sur le succès de ses romans pédagogiques avec son héroïne Mademoiselle Suzanne. Il est préfacé par Sully Prudhomme, un illustre parrainage pour un auteur débutant. En 1892, Louis et Louisette du même auteur sera présenté par une préface de François Coppée (« A mademoiselle Marie Miallier »). Une suite paraît en 1893, Les Enfants de Louisette (PH 39-719). En 1894, elle publie un quatrième titre, Les Trois cousins de Rosette (cf. PH 21-405). Cet auteur mal connu sefface ensuite au profit de divers pseudonymes, parmi lesquels Rémy-Allier, fondé sur un jeu de mots, utilisé pour deux romans plus volumineux, qui sont encore des histoires d'enfants : Retrouvée ! (PH 21-519) et Le Vœu de Madeleine (1897, PH 34-650).Dans tous ses livres, l'auteur met en scène des groupes d'enfants, des fratries joyeuses de cousins, qui profitent de vacances pour jouer et se détendre en sinstruisant dans la grande propriété du Buisson, près de Mantes dune part Jeanne et Emile Sommerville (12 et 11 ans), de lautre Maurice, Paul et Yvonne de Rémussa (13, 7 et 6 ans). Ce premier roman a un air de « Club des cinq », semblant annoncer cette future série dEnid Blyton, avec ses incidents et ses aventures multiples (accidents, les deux enfants plus jeunes disparaissent lors dune promenade en forêt, pour faire pénitence et vivre dans les bois), et où la gendarmerie doit intervenir. Les enfants et leur famille sont également confrontés à la détresse et à la pauvreté dun vagabond sans foyer (qui sera engagé comme jardinier au Buisson), ou dorphelins en route à pied pour Caen, et quon prend un instant pour les deux enfants disparus. Ces vacances mouvementées se termineront par une grande fête et un bal, avant un dernier incident à propos dune hirondelle blessée.Lhistoire se déroule dans la région de Mantes, Magnanville, Rosny sur Seine, Auffreville et Breuil (aujourdhui Breuil-Bois Robert), dans les Yvelines. Lauteur la dédie « A ma petite amie Jeanne Davrillé des Essards » : « Cest à vous, chère Jeannette, que joffre ce livre. En maints endroits, vous vous y retrouverez, puisque la jeune et douce héroïne qui porte votre nom cest Vous. Dailleurs aucun des « Cinq » nest une création : ce sont des portraits, des portraits fidèles ! Je les ai peints tels quils sont : avec leurs défauts, hélas !... Mais les gentils compagnons que je vous donne, sont de saines, dexcellentes natures que de bons conseils ramènent bien vite dans le droit chemin. »Cest ici que le livre est un guide, un manuel dinstruction morale et de préceptes : lenfance a droit de faire les quatre cents coups pourvu quelle apprenne les limites et les conséquences de ses frasques, et quelle en retienne les leçons : cest le but de lapprentissage par le jeu et la pédagogie champêtre.Sully-Prudhomme en tire lenseignement utile, en remerciant lauteur de son « ingénieux conte destiné à réconcilier les enfants avec lobéissance, car ils ne sont que trop enclins à voir seulement une ennemie de leurs caprices et de leurs jeux dans cette discipline, sauvegarde de leurs jeux et condition de tous leurs progrès », confessant quil sest « toujours intéressé, par [ses] ineffaçable souvenirs décolier, aux diverses méthodes déducation. » Le préfacier propose une interprétation argumentée du livre quil a lu avec attention : « un récit où la désobéissance est punie et corrigée par ses suites, constitue, par excellence, une leçon de choses. »Bel exemplaire.
bottom of page