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MICHAUD (Joseph-François),  POUJOULAT (Jean-Joseph). Histoire des Croisades .

MICHAUD (Joseph-François), POUJOULAT (Jean-Joseph). Histoire des Croisades .

SKU : 9500074
550,00 €Prix
Tours, Alfred Mame et fils, 1892, gr. in-8 (30 x 21 cm), percaline rouge. Premier plat noir et doré composé de deux parties, en bas une gravure représentant des chevaliers bannerets (d'après l'ill. p. 383) en partance pour la croisade, en haut un trophée d'armes croisées et de blasons, en haut une croix irradiante, quatre croix de Jérusalem en écoinçons. Second plat orné de filets noirs d'encadrement et du logo central de l'éditeur, dos orné d'un blason à la croix de Jérusalem sur une épée et des lances, tr. dorées (A. Souz e, graveur), 399-(1) pp.¦Édition abrégée à l'usage de la jeunesse, et illustrée de gravures sur bois in et hors-texte par Émile BAYARD, Karl GIRARDET, GOSSELIN, Jules NOEL, etc. Ouvrage réédité régulièrement, à partir de 1882 (éditions en 1883, 1892, etc .), dans la même présentation. Le nom de Michaud est inséparable, depuis le XIXème siècle, de l'illustre Biographie universelle ancienne et moderne, dictionnaire couramment désigné sous ce patronyme. Ses deux principaux responsables furent deux frères : Joseph-François (1767-1839), historien, journaliste et poète, élu à l'Académie française en 1814, et Louis-Gabriel (1772-1858), littérateur et éditeur de l'ouvrage. Ils firent d'abord paraître une Biographie moderne ou dictionnaire des hommes qui se sont fait un nom en Europe depuis 1789, rapidement interdite par le pouvoir. En effet, les frères Michaud étaient d'ardents monarchistes, à tel point que "l'imprimerie Michaud devint vraiment sous le régime impérial, suivant l'expression d'un biographe, "l'im primerie du roi, à Paris". La plupart des publications royalistes, plus ou moins voilées, qui parurent à cette époque sortirent de ses presses" (Nouvelle biographie générale). En 1805, Joseph avait publié un Tableau historique des trois premières croisa des, en introduction à un roman de Sophie Cottin, Mathilde, ou Mémoires tirés de l'histoire des croisades. C'était la première ébauche de ce qui allait devenir son grand-oeuvre, l'Histoire des croisades, dont le premier volume sort en 1812 et qui en c omprend cinq jusqu'en 1822, plus deux volumes de bibliographie (refondus ensuite en quatre volumes). Entre temps, les deux frères lancèrent leur grande Biographie universelle (1811-1828). Joseph écrivit divers articles dans les premiers volumes, mais qui tta l'entreprise après 1814, pour se consacrer au journalisme à La Quotidienne et à l'Histoire des croisades, oeuvre monumentale dont cinq éditions, chacune refondue et mise à jour, sortent jusqu'à sa mort. La dernière est achevée après sa mort par Jea n-Joseph-François Poujoulat (1808-1880), qui était devenu, en 1828, le secrétaire de Michaud, alors âgé de 61 ans, pour l'aider dans ses travaux. Les deux hommes entreprirent, en 1830-31, un voyage en Orient, visitant les lieux historiques décrits dans ce livre : Grèce, Constantinople, Jérusalem, Égypte. Les deux auteurs mirent au point une version abrégée en 1838, que Mame a rééditée à plusieurs reprises, notamment en 1853, 1876, 1882, 1886, 1892, 1899. Elle fut encore éditée, en 1970, chez Robert Laffont, avec une présentation du médiéviste Robert Delort, et par J. de Bonnot en 1995. "Le point de vue de Michaud est autre que celui de ses devanciers. Selon lui, les croisades furent la guerre des peuples chrétiens et septentrionaux qui avaient envahi l'empi re romain, contre les peuples orientaux et musulmans qui avaient ravagé l'empire grec", constate Larousse. "L'Histoire des croisades a ouvert au dix-neuvième siècle une voie nouvelle", dit Poujoulat dans la Nouvelle biographie générale de Hoefer. "Mic haud est le premier qui ait remis en honneur ce moyen âge jusque là si méprisé. On peut avoir plus de verve et d'éloquence, on ne saurait avoir une plus belle conscience d'historien, une marche plus aisée et plus réglée, plus de goût, de bon sens et de cla rté. L'Histoire des croisades est à la fois une date et un monument". Sainte-Beuve en résume l'apport historiographique : "Mais à Michaud revient cet autre honneur solide d'avoir eu, le premier chez nous, l'instinct du document original en histoire, d'e n avoir de plus en plus apprécié l'importance en écrivant, d'avoir eu l'idée de l'enquête historique au complet, faite sur des pièces non seulement nationales, mais contradictoires et de source étrangère." (cité par Larousse). Michaud a fait l'objet d'une exposition en 1992 dans sa région natale, au Château des Allymes (Ambérieu-en-Bugey), dont le catalogue a été publié sous le titre Châteaux d'Orient ou sur les traces de Joseph Michaud (1767-1839). Exemplaire splendide.
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