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MONTORGUEIL (Georges) et JOB.La Cantinière (France, son histoire).

MONTORGUEIL (Georges) et JOB.La Cantinière (France, son histoire).

SKU : 9500819
500,00 €Prix
Paris, Librairie Juven, [v. 1905], percaline violine. Au premier plat polychrome, France en cantinière de l'armée napoléonienne, sabots aux pieds, jupe tricolore, tonnelet de rhum au côté, veste de fantassin rouge à galons et bonnet assorti, vêtue d'un grand manteau, rechargeant un fusil en vociférant, devant une carriole attelée à un âne (ill. p. [70]), à l'arrière-plan, en ombre chinoise, armée conduite par Napoléon. Second plat muet, titre noir au dos, tr. rouges (Engel, relieur), [80 pp.] ¦Images in-tex te et à pleines pages de JOB. La première édition paraît chez Charavay, Mantoux, Martin en 1898. L'album est réédité en 1928 chez Boivin en cartonnage beige orné de la même composition. Dans la trilogie France, son histoire, Montorgueil personnifie l'h istoire de France sous les traits d'une petite fille, depuis sa naissance chez les Gaulois jusqu'en 1880. Dans La Cantinière, deuxième volume de cette trilogie, la période représentée va de 1789 à 1815 : Révolution, Consulat, Empire, débuts de la restaur ation. France devient cantinière de l'armée, ce qui lui permet d'être partout où se déroule l'Histoire : démolition de la Bastille, discours de Mirabeau, revue des troupes au Champ de Mars, bals populaires, prise des Tuileries le 10 août 1792 (observée par Bonaparte), Valmy, Wattignies, Fleurus, Venise, campagne d'Égypte, guerres napoléoniennes, adieux à Fontainebleau. France se vêt d'un costume aux couleurs révolutionnaires, assemblage d'effets civils et militaires (jupe tricolore, sabots, tablier blanc, b onnet de police, pelisse verte, etc.), les cantinières (ou vivandières) n'ayant pas d'uniforme attitré. Le livre remporte, comme le premier, un grand succès : "Voyez la composition représentant le passage de la Bérésina et dites-moi si vous connaissez bea ucoup de tableaux de Gros surpassant comme effet dramatique cette modeste aquarelle", s'exclame la Revue politique et littéraire (1897), "et le carré de la garde, en Égypte, tenant tête aux Mameluks, tandis qu'au milieu sont enfermés "les ânes et les sav ants" n'est-ce pas là de la bonne comédie ? Quoi de plus beau comme mouvement que le départ des volontaires et quoi de plus gracieux que les bergeries de Trianon, ce paysage d'opéra-comique à l'horizon duquel gronde déjà l'orage, ce troupeau de blancs mout ons que suit sournoisement le loup vorace." "Quant aux illustrations de Job elles sont une merveille. Les artistes les plus originaux ont l'habitude, du reste, de s'associer à l'auteur de La Cantinière. Dans ces images, de couleurs variées, c'est toute la grande Révolution qui passe avec la femme du peuple, la Révolution vivante, comme emportée dans un tourbillon de fièvre et de gloire. Je ne crois pas que jamais, par les figures, on ait produit un pareil effet. Ce que je savais je l'ai vu, grâce à M. Jo b, défiler, comme une héroïque tempête. Ce n'est plus une représentation, c'est la chose même que l'on a réellement sous les yeux. Il faut être doué d'une puissance d'évocation supérieure pour ressusciter ainsi tout un monde, d'autant plus difficile à reme ttre dans la vie qu'il a été plus orageux et qu'il a eu plus de soubresauts." (La Nouvelle Revue, 1898). Plus récemment, Marc Venard est également enthousiaste : "les soldats de l'An II, auprès de qui notre héroïne tient le rôle de cantinière, inspirent Job plus encore que Montorgueil : le peintre militaire y déploie tout son talent. Il en sera de même, bien sûr, de l'épopée napoléonienne. Des Pyramides à Waterloo, nous avons quelques belles compositions, qui culminent, à mon goût, quand le passage de la Bérézina se déploie sur une double page." ("La France personnifiée pour les écoliers de la IIIe République : France, son histoire par G. Montogueil et Job", dans Bercé et Contamine (éd.), Histoire et historiens de la France, 1993). Bon exemplaire.
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