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MONTORGUEIL (Georges) et JOB. La Tour d'Auvergne, premier grenadier de France.

MONTORGUEIL (Georges) et JOB. La Tour d'Auvergne, premier grenadier de France.

SKU : 9500315
450,00 €Prix
Paris, Ancienne Librairie Furne, Combet et Cie, éditeurs, 1902 (achevé d'imprimer le 15 novembre 1901), gr. in-4 (37,5 x 30,5 cm), percaline gris-bleu. Premier plat orné d'une composition polychrome représentant le héros, au soir de sa vie, vêtu de son uniforme, enveloppé dans un manteau râpé, assis sous un arbre, lisant, la pipe à la bouche, une ville fortifiée à l'arrière-plan gardée par des canons. Second plat estampé à froid de feuilles de laurier et d'un cœur flamboyant surmonté de la devise "Pour la Patrie" (d'après le motif de la p. I), dos décoré du titre doré en long, tr. dorées (J. Fau, graveur, A. Poënsin, relieur), (4)-IV-80 pp. ¦Édition originale et premier tirage des 42 illustrations en chromotypogravure in et hors-texte dont 19 à pleine page et deux doubles pages, d'après les dessins aquarellés de Job. De la Collection des albums historiques, dont c'est le 2e volume, entièrement monté sur onglets. « La Tour d'Auvergne ! Est-il un nom qui soit plus populaire, et le mérite mieux ? Il est synonyme de vertu, de patriotisme et de courage civique. Celui qui le porte, beau comme un héros de légende, a réalisé un type exceptionnel dans l'immortelle épopée. Il attache par sa bonhomie, son intrépidité tranquille, son allégresse à courir au-devant du danger et sa loyale camaraderie dans la paix sous la tente. Les multiples aventures de cette existence d'un héros que Napoléon disait digne de Plutarque, ont permis à M. Georges Montorgueil, d'écrire un récit toujours attendri et souriant, souvent ému. Pour le maître de l'illustration, Job, elles ont été l'occasion de tableaux en couleurs qui, dans leur fantaisie charmante et pittoresque, laquelle n'exclut pas dans le costume et le décor une impeccable exactitude, sont une constante évocation. » (Le Correspondant, 25 décembre 1901).Théophile Malo Corret de La Tour d'Auvergne (1743-1800), engagé au régiment de Bretagne vers 1765, capitaine des grenadiers en 1792, retiré en 1797, réengagé comme simple volontaire en 1799 dans l'armée du Rhin, est tué en Bavière. Sa bravoure et sa modestie sont restées légendaires. Refusant toute promotion, il avait été nommé "premier grenadier de France" par Napoléon. Son cœur est conservé aux Invalides et son corps repose au Panthéon depuis 1889. Il est également connu comme celtisant, auteur d'un dictionnaire comparatif du breton resté inédit à sa mort.A loccasion de sa mise au Panthéon, il a fait lobjet dun petit volume de Paul Déroulède (1846-1914), Le Premier grenadier de France, La Tour d'Auvergne, étude biographique (éditions Hurtrel, 1886), qui existe en chemise à plat historiée. Lauteur témoigne de la célébrité du grenadier au XIXe siècle : « Parmi les figures légendaires qui ont hanté mon enfance, entre le grand Ferré et le chevalier dAssas, se dressait toujours, sublime et mystérieuse, limage du Premier Grenadier de France. Une chose surtout me frappait : cétait ce cœur dargent suspendu au drapeau du régiment. »On consultera sur lui : F. Taldir Jaffrennou, La véritable histoire de La Tour d'Auvergne-Corret, 1743-1800 ; suivie d'extraits de ses œuvres (Figuière, 1928) et François Moal, La Tour d'Auvergne : un homme de la Bretagne centrale mort au champ d'honneur (Spézet, Nature et Bretagne, 1995).Sur la Collection des albums historiques, voir le bulletin Le plat historié n°42, juin 2018.Très bel état.
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