top of page
MONTORGUEIL (Georges) .  Les Trois apprentis de la rue de la Lune .

MONTORGUEIL (Georges) . Les Trois apprentis de la rue de la Lune .

SKU : 9501167
350,00 €Prix
Paris, Ancienne Maison Quantin, Librairies-Imprimeries réunies, [1894], in-8 (26 x 21 cm), percaline rouge, bords biseautés. Au premier plat, composition polychrome signée E. Loewy contrecollée, portant le titre en doré, gravée par Gillot, les trois apprentis, Jean et Jeannin, entourant Jeannot grimé en "sauvage des îles océaniennes" (p. 115) afin d'échapper à la police qui le recherche pour vol, avec le caniche Bisquine et le singe Loustic, devant l'entrée de la baraque du cirque Grigou, à la foire de pains d'épices de la porte de Vincennes. Au second plat, en noir, deux enfants jouant aux billes, assis par terre, au noir, titre à l'or, auteur et éditeur au palladium, avec une lune de même, tr. dorées (Gillot, graveur), (8)-232 pp. (AA5) ¦Édition originale illustrée de quatre hors-texte polychrome par E. Loewy (pp. 46, 96, 176, 212) et de 134 dessins in-texte par Louis Le Rivérend et Paul Steck (67 chacun), et trois dessins aux pages liminaires par Paul Steck, dont un frontispice.Ce dernier se place sous une illustre paternité, celle de la création de Louis Desnoyers, un des fondateurs de la littérature enfantine en France dans les années 1830 : »A Jean-Paul Choppart, dont la Vie intéressante et les Aventures ont si fort amusé ma jeunesse, Je dédie, avec reconnaissance, ce Livre né de son souvenir. »Georges Montorgueil, pseudonyme d'Octave Lebesgue (1857-1933), rédacteur au journal Le Temps, directeur de L'Intermédiaire des chercheurs et des curieux à partir de 1900, était membre de la Commission du vieux Paris et de la Société des Amis des Monuments parisiens (Ruth Fiori, L'invention du vieux Paris: naissance d'une conscience patrimoniale dans la capitale, 2012). Georges Vicaire décrit ses œuvres dans son Manuel de lamateur de livres du XIXe siècle (tome 5), disant de lui : « la personnalité de cet écrivain-bibliophile, dont les œuvres sont particulièrement recherchées des bibliophiles, mimpose dénumérer sommairement aujourdhui, les titres de ses publications ». Lécrivain lui envoie de plus des renseignements sur sa première publication, une brochure introuvable signée de son vrai nom, en 1881, Les Ouvriers aux cours du soir. Polygraphe, Montorgueil sera plus tard lun des piliers de la Collection des Albums historiques, avec le dessinateur Job, à partir de 1902 pour léditeur Combet, puis Boivin (cinq titres sur neuf : La Tour dAuvergne, Louis XI, 1905, Henri IV, 1907 (PH 16/316, Job remplacé par Hermann Vogel), Bonaparte, 1909 et Napoléon en 1921), qui avait pris la suite et le format de la trilogie France, son histoire (Charavay, Mantoux, Martin, 1896-1898) complété par Les Chants nationaux en 1901. Job et Montorgueil ont encore réalisé ensemble : Liline et Frérot au pays des joujoux (1903), Murat (Hachette, 1903), Jouons à lhistoire (Boivin, 1908), Au pays des chansons (id., 1912).En plat historié, nous avons présenté, de Georges Montorgueil, La Vie extraordinaire de Robert Macaire (Delagrave, 1928, PH 23/449).En 1933, la notice nécrologique de LIllustration signale que ce livre « contient une grande part d'autobiographie ». Lauteur utilise ses souvenirs et ses lectures denfance pour, à son tour, composer un roman destiné à amuser la jeunesse, sur des thèmes classiques, non exempt de gravité et denseignement moral : léducation des enfants, arrachés à leurs farces, jeux et amusements, pour faire leurs débuts dans le monde du travail comme apprentis. A 14 ans, Jeannin est apprenti chez M. Dupont, bijoutier rue de la Lune à Paris, sous lautorité du contremaître Rude. Son nouveau camarade, Jean, est plus habile que lui. Le troisième apprenti engagé est Jeannot, un orphelin dissipé. Les trois héros ne tardent pas à faire les quatre cents coups et Jeannot reprenant son penchant pour les larcins ne tarde pas à être poursuivi. La deuxième partie du livre se déroule dans lunivers du cirque, autre grand classique du livre destinée à la jeunesse, un thème souvent illustré en plat historié, comme en témoignent, outre plusieurs œuvres de Jules Verne, Sans famille dHector Malot (1878, PH 07-143), Les Deux Gaspards, de C.-É. Matthis (1887, PH 38-705), Histoire du célèbre Pépé, dEdgar Monteil (1891, PH 16-314 et PH 35-666), Mademoiselle Volonté, de Fernand Calmettes (1892, PH 26-490), Les étapes du cirque Zoulof, de Frédéric Dillaye (1892, PH 28-529), Retrouvée ! de Rémy-Allier (1896, PH 27-519) ou les Souvenirs dun hippopotame, de Georges Trémisot (1914, PH 28-539), ainsi que le grand classique Les Saltimbanques, de G. Escudier (1875, PH 36-674).Ce thème se conjugue avec celui du « sauvage » (le mot figure sur la couverture), de la représentation de lautre ou de lhomme exotique dans un spectacle forain, thème ici retourné de façon parodique puisquil sagit dun enfant déguisé pour échapper aux recherches de lautorité.Qui dit cirque dit animaux, ici le singe, toujours apprécié pour ses facéties (cf. Les Deux Gaspards, déjà cité).Les trois artistes ayant concouru à lillustration du livre, Louis Le Rivérend (sans information), Édouard Loevy (1857-1911) et Paul Steck (1866- 1924) font partie de léquipe artistique de lancienne maison Quantin. Louis Le Rivérend et Paul Steck se partagent pour moitié lillustration intérieure du volume. Tous deux ont travaillé pour Vingt jours en Belgique de Constant de Tours (1895, PH 36/669). Louis Le Rivérend a contribué au Paris ignoré de Paul Strauss (1892, PH 26/503) et à Vingt jours sur les côtes de lOcéan de Constant de Tours (1896, PH 36/670).Édouard Loevy (ou Loewy) a contribué à LItalie du Nord, de Gaston de Léris (1889, PH 4/73), au Voyage dun petit Parisien, de Constant de Tours (1898, PH 4/66), à Histoire dun paquebot de Louis Tillier et Paul Bonnetain (1887, PH 11/229), au Paris ignoré de Paul Strauss (1892, déjà cité), et à de nombreux autres livres publiés par Quantin, May et Motteroz, Firmin-Didot. Il est lillustrateur unique du François François dEdgar Monteil (Maison Quantin, 1888, PH 27/517).Le plat historié est assez particulier : il est estampé de motifs personnalisés au second plat et au dos, tandis que le premier plat porte une composition contrecollée.Exemplaire très frais.
bottom of page